Dans la série « Alertons les parents, sauvez les enfants »

Dans la série « Alertons les parents, sauvez les enfants »

Les polluants chimiques environnementaux

Le point de non-retour est probablement dépassé. Notre planète est inondée de polluants chimiques qui vont empoisonner les générations futures durant des milliers d’années, fabriqués en masse et répandus à travers toute la planète pour le seul bénéfice d’une petite poignée de générations d’actionnaires et de militants de la mondialisation. En moins d’un siècle, les (ir)responsables d’entreprises et leurs actionnaires, mais aussi les (ir)responsables politiques qui les soutiennent contre l’intérêt supérieur de l’Humanité et des générations futures, auront réussi à rendre la vie sur Terre plus dangereuse qu’elle ne l’a jamais été.

Les enfants d’aujourd’hui, ont toutes les malchances de vivre une vie sinon plus courte, en tous cas de moindre qualité que celle de leurs parents et grands-parents. Lors de leur naissance, les bébés ont des centaines de produits chimiques dans le sang de leurs cordons ombilicaux[1]. « Nous savons que ces produits passent la barrière placentaire et se retrouvent dans le liquide amniotique. Les enfants sont donc contaminés pendant tout le début de leur vie intra-utérine. La période de développement dans le ventre de la mère est très importante parce que c’est là où le cerveau se forme, c’est là où tous les organes se forment et se mettent en place.  Beaucoup de maladies que l’on va avoir, que l’on soit adolescent, adulte ou vieux, ont pour origine cette vie fœtale qui détermine toute notre santé d’adulte.[2] »

Un grand nombre de ces polluants chimiques sont des composés persistants qui, aujourd’hui, se retrouvent partout dans l’environnement et sur l’ensemble de la planète. Ils ont conquis tous les écosystèmes et tous les organismes vivants qui les peuplent. La plupart sont des POP (polluants organiques persistants) dont la durée de vie est extrêmement longue et dont certaines ont la propriété de pouvoir se déplacer sur de longues distances. L’une des propriétés importantes des POP est leur semi-volatilité. Cette propriété leur confère un degré de mobilité suffisant leur permettant d’atteindre des concentrations relativement grandes dans l’atmosphère et d’être transportés sur de longues distances[3]. Elles se diffusent par le ruissellement, depuis les lieux les plus reculés que sont les nappes aquifères, jusqu’aux mers et océans. De plus, lorsqu’ils sont appliqués sur des cultures, 75% de ces produits s’échappent dans l’atmosphère et ont ainsi la possibilité de passer d’un continent à l’autre, voire à faire plusieurs fois le tour de la terre, portés par les courants-jets polaires ou subtropicaux (aussi appelés « jet stream »)[4]. Une fois posées, ils se mêlent à la poussière. Lorsque le soleil revient, emportés par le vent, ils refont le tour de la Terre pour polluer un environnement qui ne l’aurait pas été suffisamment.

Ces substances se retrouvent donc inévitablement dans l’air que nous respirons, dans les aliments que nous mangeons, dans l’eau que nous buvons, dans les boissons sucrées qui mettent en danger la santé de nos enfants, dans le sol de nos potagers. Bref, partout où l’air passe, on retrouve des polluants chimiques environnementaux que cette industrie chimique cherche tant à nous faire ingérer à son seul profit.

Une des caractéristiques des POP est qu’ils sont bioaccumulables, autrement dit, il s’accumulent dans notre corps sans pouvoir être éliminés. Ils sont lipophiles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent de préférence dans les graisses et dans les lipides, plutôt que dans l’eau. Les lipides servent à la fois au stockage de notre énergie, mais ils constituent aussi notre masse graisseuse, et sont les constituants majeurs de nos membranes cellulaires (dont les cellules de notre peau) ainsi que des cellules de notre système nerveux. En résumé, une fois stockés, ces polluants organiques persistants, ne nous quittent plus. Notre corps ne produit pas d’enzymes capables de casser leur structure moléculaire et donc de nous permettre de les métaboliser et de les éliminer. Pire, ils se transmettent de la mère à l’enfant durant la vie ultra-utérine et, ensuite, par le lait maternel. C’est probablement tout l’avenir de l’humanité qui est menacé, puisque ces polluants persistants continueront à être transmis de génération en génération pendant sans doute des centaines, voire des milliers d’années.

Les conséquences sur la biodiversité des contaminations par les produits chimiques sont étudiées depuis plus d’un demi-siècle. Dans son ouvrage Silent spring[5](Le printemps silencieux), Rachel Carson a démontré que les organochlorés (dont fait partie le DDT[6], insecticide largement utilisé depuis la fin de la seconde guerre mondiale contre les insectes : fourmis, moustiques et même dans les shampoings anti-poux) ont eu des conséquences importantes sur la faune. Les oiseaux du lac Clear en Californie ont été retrouvés morts suite à trois applications de DDD (un cousin du DDT) pulvérisé pour éradiquer des moustiques un peu trop résistants. Les concentrations de DDD dans le corps des volatiles atteignaient 1600 mg/kg, ce qui représentait des doses mortelles. Pour tuer un moustique l’industrie privilégie toujours la bombe chimique à des systèmes écologiques, quels que soient les risques pour d’autres espèces, qu’elles soient animales ou humaines.

Le fait que ces substances soient lipophiles fait qu’une fois pulvérisées, elles pénètrent le sol sans s’y dégrader et sont consommés par des insectes et des vers de terre, premiers maillons de la chaîne alimentaire. Ceux-ci sont ensuite mangés par de petits oiseaux dont les prédateurs sont les oiseaux de proie, ou par les humains, lorsqu’ils mangent un poulet qui s’est régalé de vers de terre.

Les petits oiseaux peuvent en mourir (la dose létale pour un rouge-gorge est de 11 vers de terre contaminés seulement), mais les effets des perturbateurs endocriniens que sont le DDT et ses cousins ont d’autres conséquences. Les oiseaux ne peuvent plus se reproduire et leurs espèces déclinent rapidement.

Pour les super-prédateurs et donc aussi pour l’Homo Sapiens les effets ne sont pas que mortels. Depuis les années 60 la recherche a démontré les conséquences de ces produits sur la faune sauvage et aquatique. En tant que super-prédateur, l’Homo sapiens est pleinement concerné par les résultats de ces recherches.

Dans les années 60, les visons du Michigan sont devenus stériles car on les avait nourris avec des poissons fortement contaminés par les PCB[7]. Les PCB sont des POP surtout présents dans les produits d’origine animale : viandes, poissons, œufs, produits laitiers. Ils sont classés par le CIRC[8] comme « cancérogènes certains » pour l’Homme[9]. Depuis les années 60, de nombreuses études ont démontré les effets des perturbateurs endocriniens sur la reproduction des animaux. Théo Colborn[10]a collationné une foule d’exemples allant des goélands d’Ontario qui désertaient leurs nids, où 80 % des oisillons étaient morts ou malformés suite à un traitement massif de la zone au DDT, jusqu’aux ourses polaires dont le nombre de femelles gestantes avait diminué de moitié (leur graisse contenant de fortes concentrations de PCB), en passant par les alligators du lac Apopka, situé à 400 m d’une usine de pesticides en Floride, qui étaient devenus incapables de se reproduire car la taille de leur pénis était trop petite[11].

Le rapport Environnement et Santé de l’Agence européenne de l’environnement[12] de 2006 souligne « de nombreuses espèces se situent au sommet de la chaîne alimentaire tout comme des consommateurs humains et sont souvent exposés à des contaminants environnementaux de même type via leur alimentation quotidienne. De nombreuses fonctions physiologiques fondamentales chez les animaux et les humains sont similaires. Si une substance chimique, à une certaine concentration produit certains effets chez les animaux sauvages, cela peut être pris comme une indication d’effets transposables à l’humain. Une substance neurotoxique pour les oiseaux aura vraisemblablement les mêmes effets chez les humains et une substance aux effets oestrogéniques sur des poissons agira à l’identique chez les humains. »

Concernant précisément ces derniers, on constate une transformation sexuelle des poissons de rivière, notamment d’individus mâles devenus femelles. C’est la conclusion d’une étude britannique[13] qui précise que « La diminution du nombre de spermatozoïdes et de la fertilité observée chez l’homme comme les anomalies sexuelles constatées chez les poissons sont les conséquences plus que probables d’une exposition aux perturbateurs endocriniens. Ces substances peuvent être des hormones, des composées mimant leur action ou bien des molécules s’opposant à l’action hormonale. » Et d’établir une liste de suspects possibles : « Beaucoup de produits chimiques d’usage courant sont des anti-androgènes. Il y a des médicaments prescrits contre le cancer de la prostate, des fongicides, des antibactériens, des parabens », énumère Susan Joubling, Principale auteure de l’étude britannique. Elle rappelle que « ces deux derniers groupes chimiques sont omniprésents dans notre vie quotidienne : dans la nourriture, dans certains savons, des détergents, des dentifrices, des désinfectants et des cosmétiques. Il est vraisemblable que les antiandrogènes soient présents dans les rivières sous forme d’un cocktail de ces molécules, avec peut-être d’autres que nous ne connaissons pas encore. La priorité est d’identifier les coupables. »

La convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, qui vise à interdire le DDT ainsi que d’autres polluants organiques persistants, ratifiée le 22 mai 2001 et effective depuis le 17 mai 2004, a est signée par 158 pays. Il aura fallu 50 ans, après que ses effets néfastes pour la nature et pour les humains soient connus, pour que le DDT soit interdit dans la plupart des pays. Le DDT continue cependant à être utilisé dans certains pays tropicaux pour lutter contre le paludisme et le typhus.

Le DDT, de par sa dangerosité a été inscrit sur la « liste des 12 salopards ». Il s’agit de polluants organiques persistants qui s’accumulent dans l’environnement ainsi que dans la chaine alimentaire.

Le 22 mai 2001, la Convention de Stockholm qui bannissait 12 substances de la surface de la planète a été votée. Les 12 salopards (POP) comprennent huit pesticides, dont le DDT, deux produits industriels (le PCB et l’hexachlorobenzène, qui est aussi un pesticide) et deux sous-produits indésirables de la combustion et de la transformation industrielle, les dioxines et les furanes. En 2009, 9 nouvelles substances chimiques ont été ajoutées dont quatre retardateurs de flammes.

Ces 12 polluants chimiques ont prouvé leur toxicité sur la faune, la flore et les organismes humains, de même que leur persistance et haut degré de bioaccumulation dans l’environnement. Les caractéristiques qu’ont les polluants organiques persistants en font des bombes à retardement pour toute la biodiversité et tous les organismes vivants.

Par exemple, le chlordécone qui est un composé synthétique chloré, utilisé dans la fabrication de produits phytosanitaires. Très persistant dans l’environnement, il est classé potentiellement cancérigène pour l’espèce humaine et très toxique pour la diversité aquatique. Largement utilisé de 1972 à 1993 pour sauver la monoculture de la banane aux Antilles menacée par les charançons (alors que sa toxicité est connue depuis les années 60), cet insecticide a contaminé les neuf dixièmes des populations de Martinique et de Guadeloupe[14] et empoisonné le sol, les rivières et la mer pour des siècles. 13 000 personnes[15] absorbent quotidiennement une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence : 0,5 µg/kg/j, en mangeant des légumes qu’ils cultivent dans leur jardin. Cette pollution, cet empoisonnement va reposer sur plus d’une centaine de générations successives futures, la demi-vie[16] du chlordécone dans le sol étant de six siècles.

Décidément, il y a des criminels en liberté !

Douze « salopards », à la liste desquels se sont ajoutés seulement neuf autres. Cela pèse peu à côté des 100 000 substances chimiques qui sont diffusées quotidiennement dans notre environnement ou notre système métabolique. Celles-ci ont été mises sur le marché sans que les industriels et les politiques ne se soient inquiétés de leurs effets à court et long terme sur l’être humain et l’environnement.

En Europe, ce n’est qu’à partir de 1981 que toute nouvelle substance doit être préalablement évaluée concernant son cycle de vie et ses effets sur les cellules vivantes. Les substances existantes n’étaient pas soumises aux mêmes exigences en matière d’informations que les substances nouvelles. Il en résulte un déficit général des connaissances disponibles sur les propriétés de ces substances dites existantes alors qu’elles représentent plus de 99 % du volume total de l’ensemble des substances sur le marché. Par ailleurs, il n’était pas demandé aux utilisateurs en aval de transmettre des informations sur leurs utilisations. Par conséquent, il y a également un manque de données sur les expositions[17].

La règlementation REACH[18] est un règlement européen[19] entré en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. L’objectif était de mieux protéger la santé humaine ainsi que l’environnement contre les risques liés aux substances chimiques, tout en « favorisant la compétitivité de l’industrie chimique de l’Union Européenne ». Après six années d’une longue bataille, les lobbies de l’industrie chimique qui représentent une portion infinitésimale de la population européenne sont parvenus à vider le règlement de sa substance afin d’assurer les bénéfices de leurs richissimes actionnaires, au détriment de la santé de 499,8 millions d’individus.

Dans le texte original, deux éléments primaient : l’obligation pour les industriels d’évaluer les substances chimiques présentes dans leurs produits, si la quantité dépasse une tonne par an. Et l’inversion de la charge de la preuve : ce ne serait plus aux autorités publiques de prouver qu’un produit est dangereux, mais aux industriels de montrer pourquoi leur produit n’est pas nocif[20]. Les défenseurs de l’écologie ont utilisé tous les moyens pour faire valoir leurs idées mais n’avaient pas le même poids que les lobbies industriels « La bataille était inégale. « Nous avons réussi à sauvegarder le principe de substitution : si un produit moins nocif que celui qu’ils emploient existe, les industriels ont obligation de l’utiliser, rappelle-t-on chez Greenpeace, mais la procédure d’enregistrement des produits chimiques est trop lente et trop bureaucratique. Les premiers listings ne devraient sortir qu’en 2010.[21]« 

En attendant, les dysfonctionnements du système de la reproduction, les cancers ou les troubles du comportement explosent. 30 ans après la déclaration de Wingspread[22] ou est né le concept de perturbateurs endocriniens, rien ou si peu a été fait pour protéger les enfants et leurs futurs descendants. Ce texte fort balisait déjà les dangers qui menacent l’Humanité du fait des polluants chimiques environnementaux. Il était précurseur. Malheureusement, la plupart de nos représentants politiques des 30 dernières années ne l’ont jamais lu :

DECLARATION DE WINGSPREAD

Altérations du développement sexuel induites par les produits chimiques :

le sort commun des animaux et des hommes

« De nombreux composés libérés dans l’environnement par les activités humaines sont capables de dérégler le système endocrinien des animaux, y compris l’homme. Les conséquences de tels dérèglements peuvent être graves, en raison du rôle de premier plan que les hormones jouent dans le développement de l’organisme. (…) » Les signataires déclarent que :

  1. Nous savons avec certitude que :

Un grand nombre de produits chimiques de synthèse libérés dans la nature, ainsi que quelques composés naturels, sont capables de dérégler le système endocrinien des animaux, y  compris  l’homme (…).

De nombreuses populations d’animaux sauvages sont d’ores et déjà affectées par ces composés (…).

Les effets varient selon les espèces et les composés. Toutefois, on peut faire quatre remarques :

a. les composés concernés peuvent avoir des effets très différents sur l’embryon et sur l’adulte ;

b. les effets se manifestent surtout sur la génération suivante, et non chez les parents exposés ;

c. la période d’exposition au cours du développement de l’organisme est cruciale, déterminant l’ampleur et la nature des effets ;

d. la période d’exposition la plus critique correspond à la vie embryonnaire, mais les effets peuvent ne pas se manifester avant l’âge adulte.

Les études en laboratoire confirment les développements sexuels anormaux observés dans la nature et permettent de comprendre les mécanismes biologiques mis en jeu.

Les humains sont également affectés par ces composés. Le distilbène, un médicament de synthèse, et beaucoup de composés cités en note ont des effets oestrogéniques. Les femmes dont les mères ont ingéré du distilbène sont particulièrement touchées par le cancer du vagin, par diverses malformations de l’appareil reproducteur, par des grossesses anormales et des modifications de la réponse immunitaire. Les hommes et les femmes exposés pendant leur vie prénatale présentent des anomalies congénitales de l’appareil reproducteur et une baisse de fertilité. Les effets observés chez les victimes du distilbène sont semblables à ce que l’on observe chez les animaux contaminés, dans la nature et en laboratoire. Cela suggère que les humains partagent les mêmes risques

2. Nous estimons extrêmement probable que :

Certaines   anomalies   du   développement   constatées   aujourd’hui   chez   les   humains concernent des enfants adultes de personnes ayant été exposées à des perturbateurs hormonaux présents dans notre environnement (…).

À moins que la contamination de l’environnement par les perturbateurs hormonaux soit rapidement contrôlée et réduite, des dysfonctionnements généralisés à l’échelle de la population sont possibles (…). 

  • Les modèles actuels prévoient que :

Les mécanismes d’action de ces composés sont variables, mais d’une manière générale :

a. ils imitent les hormones naturelles en se liant à leurs récepteurs ;

b. ils inhibent les hormones en les empêchant de se lier à leurs récepteurs ;

c. ils réagissent directement ou indirectement avec les hormones elles-mêmes,

d. soit en perturbant leur synthèse,

e. soit en modifiant le nombre de récepteurs dans les organes.

Les hormones mâles et femelles peuvent altérer le développement cérébral (…).

Toute perturbation du système endocrinien d’un organisme en formation peut altérer son développement : ces effets sont habituellement irréversibles (…).

Les effets constatés sur la reproduction des animaux sauvages devraient préoccuper les humains qui exploitent les mêmes sources de nourriture, le poisson contaminé par exemple. Le poisson est une source majeure de contamination chez les oiseaux. Les mécanismes de dérèglement hormonal par les organochlorés chez les oiseaux sont les mieux connus à ce jour. Ils nous aident à comprendre comment l’homme pourrait partager le sort des animaux, car le développement du système endocrinien des oiseaux est très semblable à celui des mammifères. (…)

Texte complet et la liste des signataires à lire sur le site du Sénat français, repris en référence.

Prochain dossier de la série « Alertez les parents, sauvons les enfants »

2. Les perturbateurs endocriniens.


[1] Noemie Naguet de Saint-Vulfran, France Culture 26/10/2018 – Le sang des bébés est pollué : les dangers de l’effet cocktail.

[2] Barbara Demeneix, biologiste et professeure de physiologie au Muséum National d’Histoire Naturelle, dans l’article repris ci-dessus.

[3] L. Ritter, K.R. Solomon, J. Forget et M. Stemeroff et C. O’Leary, LES POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS, Rapport d’évaluation DDT-aldrine-dieldrine-endrine-chlordane, Heptachlore-hexachlorobenzène, Mirex-toxaphène, Biphényles polychlorés, Dioxines et furanes

[4] Les courants-jets polaires sont situés entre 7 et 12 km de hauteur, tandis que les courants-jets tropicaux sont situés entre 10 et 16 km au-dessus du niveau des mers. La vitesse de ces vents varie se situe généralement au-dessus de 92 km/h mais elle peut atteindre près de 400 km/h.

[5] (CBS 1963): Columbia Broadcasting System, C.B.S. Reports: The Silent Spring of Rachel Carson, April 3,

1963, In: Lerner KL, and Lerner BW (eds), Environmental issues: essential primary sources, Detroit:

Thomson Gale 2006.

[6] Dichlorodiphényltrichloroéthane synthétisé en 1874. Insecticide ménager et agricole le plus utilisé à partir de la Seconde Guerre mondiale.

[7] PCB = Polychlorobiphényles.

[8] Centre international de recherche sur le cancer

[9] https://www.cancer-environnement.fr/90-Polychlorobiphenyles-PCB.ce.aspx

[10] T. Colborn, D. Dumanoski, J.P. Myers, L’homme en voie de disparition ?, Mens, Editions Terre Vivante, 1997

[11] Cité par Anne-Corine Zimmer, 2009 – Polluants chimiques, enfants en danger, Les Editions de l’Atelier.

[12] European Environment Agency, « Environment and Health », EEA report, N°10/2005, cité par Anne-Corine Zimmer, Ibid.

[13] Publié le 20 janvier 2009 – De nouveaux suspects dans la « féminisation » des poissons – citant l’étude mise en ligne le 7 janvier 2009 sur le site de la revue Environmental Health Pespectives.

[14]France info, 01/03/2021 – Scandale du chlordécone : on vous explique pourquoi la Martinique et la Guadeloupe se mobilisent contre « l’impunité » https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/scandale-du-chlordecone-on-vous-explique-pourquoi-la-martinique-et-la-guadeloupe-se-mobilisent-contre-l-impunite_4315511.html

[15] ASEF (Association Santé Environnement France), 15 février 2018 – Les Polluants Organiques Persistants – la synthèse de l’ASEF, disponible sur www.asef-asso.fr/

[16] Une demi-vie désigne le temps nécessaire à une substance contenue dans un environnement pour qu’elle soit diminuée de la moitié de sa valeur initiale. Une molécule perd ses effets après cinq à sept demi-vies. Dans le cas du chlordécone, cela reviendrait à ne plus influencer l’environnement dans une fourchette située entre 3000 et 4200 ans. 

[17] https://www.prc.cnrs.fr/reach/fr/substances.html

[18] Acronyme, en anglais, d’Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques.

[19] règlement n°1907/2006

[20] Adeline Haverland et Thomas Bronnec, L’Express 06/06/2009 – Comment les lobbys ont façonné la directive REACH

[21] Adeline Haverland et Thomas Bronnec, L’Express 06/06/2009, ibid.

[22] A lire sur https://www.senat.fr/rap/r10-765/r10-76514.html

Histoire de la vaccination

Histoire de la vaccination

Depuis des siècles, l’Homme a combattu les maladies infectieuses sous des formes diverses : exclusion des lépreux au Moyen-âge, chassés des villes ou placés dans des léproseries. On plaçait également en en  quarantaine[1] les passagers qui venaient d’un port où régnait la peste. Ceux-ci étaient enfermés pendant 40 jours dans un lazaret[2].

Depuis des millénaires, les Hommes ont compris que certaines maladies, comme la peste, ne se contractaient jamais deux fois. Les personnes qui en avaient réchappé pouvaient s’approcher des malades sans crainte et les soigner.

A partir du XVIIIe siècle en Europe, pour les prémunir de la variole[3] (appelée aussi petite vérole), on mit des enfants sains en présence d’individus contagieux, afin qu’ils soient immunisés. Comme pour d’autres maladies, les sujets qui en avaient réchappé ne risquaient plus de récidives. On leur inoculait le pus d’une pustule fraîche par scarification[4].  C’était la variolisation naturelle, prélude à la variolisation artificielle. Cette première technique[5], qui n’était pas sans dangers, prétendait protéger les enfants d’une variole grave.

A la fin du XVIIIe siècle, Edward Jenner, médecin anglais qui pratiquait couramment l’inoculation de la variole découvrit que les vachères qui avaient été atteintes de vaccine (appelée aussi variole de la vache – Vacca) ne contractaient jamais la variole. La vaccine se manifestait sous la forme de pustules sur leurs mains. Le 14 mai 1796, Jenner transféra un peu de pus prélevé dans une de ces pustules au fils d’un de ses employé. James Phipps avait 8 ans et n’avait jamais contracté la variole.

L’enfant développa quelques symptômes peu graves (augmentation de quelques ganglions, un peu de fièvre, mal de tête, courbature et manque d’appétit. Il retrouva vite la santé. Jenner inocula ensuite la variole au jeune Phipps, puis, plus tard à la fermière. Dans les deux cas, la variolisation ne prit pas. Ils étaient immunisés. Ainsi la vaccine, maladie anodine des vaches, protégeait l’Homme contre une maladie mortelle, la variole.

Jenner publia un ouvrage à compte d’auteur, qui fut rapidement traduit dans plusieurs langues. La technique était complexe : on inoculait le pus prélevé sur le pis d’une vache à un premier individu. Ensuite, lorsque celui-ci voyait apparaître ses premières pustules, on en prélevait le pus qu’on transmettait à un second individu et ainsi de suite. C’est ainsi qu’est née la vaccination bras à bras. Evidemment, cela nécessitait d’avoir toujours un réservoir de pustules fraîches sous la main. On utilisa alors les enfants de orphelinats qu’on vaccinait par roulements, afin de garantir le stock de pustules[6]. En effet, la préservation de la vaccine in vitro présentait des difficultés techniques.

Les pays qui pratiquèrent la vaccination virent la mortalité pour cause de variole chuter de 10% à 1% en seulement quelques années. Pourtant, la vaccination de bras à bras n’était pas sans danger, entraînant d’autres contaminations comme la syphilis et les hépatites.

Certains pays pratiquaient des rappels systématiques à l’âge adulte, tandis que d’autres non. Dans ces derniers des épidémies réapparurent qui firent des centaines de milliers de morts[7]

La variole ne disparut de la plupart des régions du globe que dans les années 1950, mais ce n‘est qu’en 1980 que l’OMS déclara officiellement qu’elle était la première maladie à avoir été combattue par des actions concertées et ciblées à l’échelle mondiale[8].

Mais la vaccination de Jenner ne protégeait que contre la variole. Pour d’autres maladies graves, on continuait à pratiquer l’inoculation. Celle-ci avait de fâcheux inconvénients : un taux de mortalité conséquent et la contagiosité des patients traités durant les premiers temps.

C’est Pasteur qui, en 1879, découvrit le premier vaccin atténué artificiellement. Il ne s’agissait plus d’une souche proche de celle qui provoque la maladie, mais de virus de la même souche que la maladie, affaiblis.

Pasteur, qui travaillait alors sur le choléra des poules, retrouva de vieilles cultures de cette bactérie qu’il administra à ces poules. Celles-ci tombèrent malades mais n’en moururent pas. Même en les infectant avec des germes frais et virulents. Il comprit que le changement de virulence provenait de l’exposition de ces cultures à l’oxygène de l’air. Il énonça alors le principe de la vaccination comme étant « des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui préserve de la maladie mortelle. »

Après s’être attelé à produire un vaccin atténué contre le charbon des moutons, Pasteur décida d’adapter la vaccination à l’Homme. Il fixa sa priorité sur une maladie qui touche à la fois l’Homme et les animaux : la rage. A partir de cerveaux d’animaux morts de la rage, il réussit à en cultiver des germes et à en atténuer la virulence. Après deux semaines, le virus n’était plus mortel pour les chiens.

C’est le 4 juillet 1884 que Pasteur l’administra avec succès sur un jeune berger mordu par un chien enragé, Joseph Meister. Mais ce ne sera qu’en 1931 que Joseph Lennox Pawan réussit à mettre en évidence le virus responsable de cette maladie.

Au début du XXe siècle la lutte contre la tuberculose fit un bond en avant avec la mise au point de plusieurs vaccins contre le bacille de Koch[9], le « bovo vaccin » préparé en 1902 par Behring et le « Tauruman » préparé par Robert Koch. Ces deux vaccins ne prouvèrent pas leur efficacité sur le long terme. Ce ne sera qu’en 1921 que Calmette et Guérin parviendront à mettre au point un autre vaccin : le BCG[10]. A la fin d’essais cliniques entre 1924 et 1926, il avait montré une efficacité de 93% contre a tuberculose mortelle chez le jeune enfant[11]. C’est encore aujourd’hui le vaccin le plus administré au monde[12]. Mais il sera sans doute bientôt dépassé dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus.

Les progrès de la vaccination continueront tout au long du XXe siècle. Le vaccin contre la diphtérie et le tétanos apparut dans les années 1920[13], comme celui contre typhoïde. Dans les années 1930, ce fut le vaccin contre la fièvre jaune. Dans les années 40, Jonas Salk met au point le premier vaccin contre la grippe afin de pouvoir vacciner le corps expéditionnaire américain en Europe. Vingt ans plus tard, le premier vaccin injectable contre la poliomyélite. Toujours dans les années 50-60, les vaccins à plusieurs valences (vaccins combinés) indiqués dans la prévention de pathologies conjointes comme la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, ainsi que des infections invasives à Haemophilus influenzae type b telles les méningites, les septicémies, les cellulites, les arthrites, les épiglottites, etc.

Après les années 1960 la mise au point de vaccins contre les pneumocoques, les méningocoques A et C ainsi que celui contre le papillomavirus humain (2006), se sont ajoutés à la longue liste.

Aujourd’hui, c’est le génie génétique qui s’appuient sur l’ADN recombinant[14]. On insère un gène d’un virus dans une cellule (de levure, d’animal…) pour produire un antigène. Ce procédé permet le développement du vaccin contre l’hépatite B, au début des années 80[15].


[1] Le premier Etat à imposer la quarantaine afin de protéger son commerce fut la république de Venise en 1423.

[2] Etablissement dont le nom vient de la parabole de Lazare, personnage d’un pauvre et d’un riche dans l’évangile selon Luc.

[3] Il est vraisemblable que la variole soit une zoonose (maladie infectieuse qui se transmet naturellement de l’animal à l’homme) probablement apparue en Afrique et en Chine environ dix mille ans avant JC.

[4] Wikipédia : La scarification est une pratique consistant à effectuer une incision superficielle de la peau humaine.

[5] Cette technique aux résultats aléatoires fut abandonnée après la découverte de la vaccination.

[6] MOULIN Anne-Marie. Aventure de la vaccination. La Flèche : Fayard, 1996 (Coll. Penser la médecine).

[7] En France, la reprise de l’épidémie fit près de 200 000 morts de 1870 à 1871, dont 23 000 soldats français contre moins de 500 côté allemand.

[8] OMS, Programme d’éradication de la variole (1966-1980), Mai 2010

[9] Du nom de l’allemand Robert Koch, qui l’a découvert en 1882.

[10] BCG = vaccin Bilié de Calmette et Guérin, du nom de ses inventeurs.

[11] Calmette A, Guérin C, Nègre L, Boquet A. Prémunition des nouveau-nés contre la tuberculose par le vaccin BCG (1921 à 1926). Ann Inst Pasteur 1926 ; 40 : 89–133.

[12]Https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2016/07/medsci20163206p535/medsci20163206p535.html

[13] https://www.vaccination-info.be/histoire-de-la-vaccination/

[14] Futura Santé : L’ADN recombinant est le terme médical utilisé pour décrire l’épissage des gènes; consistant à prendre le gène d’un individu et à l’introduire dans le génome d’une autre personne.

[15] https://www.vaccination-info.be/histoire-de-la-vaccination/

Qu’est-ce que la vaccination ?

Qu’est-ce que la vaccination ?

Sur le plan scientifique, le vaccin est défini en ces termes :

Les vaccins pour usage humain sont des préparations contenant des antigènes[1] ayant la propriété de créer chez l’homme une immunité[2] active spécifique contre l’agent infectant ou la toxine, ou l’antigène élaboré par celui-ci. Les réponses immunitaires comprennent l’induction des mécanismes innés et adaptifs (cellulaires, humoraux) du système immunitaire. Il doit être démontré que les vaccins à usage humain possèdent une activité immunogène[3] et une innocuité[4] acceptables chez l’homme lorsqu’ils sont administrés selon le programme de vaccination préconisé.

Les vaccins pour usage humain peuvent être constitués par :

  • des microorganismes entiers (bactéries, virus ou parasites), inactivés par des moyens physiques ou chimiques qui maintiennent des propriétés immunogènes[5] adéquates ;
  • des microorganismes vivants entiers naturellement avirulents[6] ou qui ont été traités afin d’atténuer leur virulence tout en maintenant des propriétés immunogènes adéquates ;
  • des antigènes extraits des microorganismes ou sécrétés par des microorganismes ou préparés par génie génétique ou synthèse chimique.

Les antigènes peuvent être utilisés dans leur état d’origine où ils peuvent être détoxifiés par des moyens physiques ou chimiques et peuvent être sous forme d’agrégats[7], de conjugats[8] ou de polymères[9] afin d’augmenter leur pouvoir immunogène.

Les vaccins peuvent contenir un adjuvant[10]. Si l’antigène est adsorbé sur un adjuvant minéral, le vaccin est appelé vaccin adsorbé[11].

Si cette définition scientifique est du chinois pour l’immense majorité d’entre nous, il est possible de trouver sur Internet des définitions plus compréhensibles, afin d’expliquer ce qu’est un vaccin à nos enfants, telle celle-ci : Un vaccin est un produit médical qu’on introduit dans le corps pour le protéger à l’avance d’une maladie. Il n’existe pas de vaccin universel. Chaque vaccin correspond à une maladie précise. Il s’agit en effet d’une forme atténuée de la bactérie ou du virus responsable de cette maladie. Selon les cas, le vaccin s’avale (anti-poliomyélite), est inoculé par piqûre (anti-dyphtérique) ou par une petite coupure sur la peau (anti-variolique).

Sans rendre malade, le vaccin provoque dans l’organisme (une réaction) la fabrication d’anticorps qui aideront par la suite à combattre la maladie. On appelle cette protection l’immunité. Selon les maladies, l’immunité est définitive ou temporaire (ce qui est le cas du tétanos, pour lequel il faut faire régulièrement des piqûres de rappel).

Pour la grippe, comme les virus ont des origines très diverses, on propose chaque année un nouveau vaccin, notamment pour les personnes fragiles pour lesquelles la maladie pourrait avoir de graves conséquences[12].

Le terme de « vaccination » a été introduit en 1800 par un chirurgien anglais, Richard Dunning dans son opuscule Some observations on vaccination[13].


[1] Futura-sciences, définitions : On appelle antigène toute substance étrangère à l’organisme capable de déclencher une réponse immunitaire visant à l’éliminer.

[2] Futura-sciences, définitions : L’immunité désigne la capacité de l’organisme à se défendre contre des substances étrangères, comme des agents infectieux. Elle se manifeste grâce à la réaction immunitaire.

[3] Universalis : qui produit l’immunité, faculté d’un organisme à ne pas devenir malade face à un agent pathogène (poison, toxine, microbe)

[4] Larousse : qui n’est pas toxique, nocif

[5] Larousse : Qui induit une réaction immunitaire.

[6] Larousse : Se dit d’un micro-organisme qui, chez un hôte ou dans un milieu donné, possède une faible capacité de multiplication.

[7] Larousse : Amas de cellules agrégées entre elles.

[8] Wiktionary : Conjugué immuno-enzymatique résultant d’un couplage chimique, par liaison covalente, entre un anticorps ou un fragment d’anticorps ayant conservé la capacité de reconnaître l’antigène choisi et une enzyme capable de libérer des ions ammonium ou autres produits réactionnels simples à partir de substrats bien tolérés chez les animaux supérieurs.

[9] Substance composée de molécules caractérisées par la répétition, un grand nombre de fois, d’un ou de plusieurs atomes ou groupes d’atomes.

[10] Larousse : Médicament ou traitement qui renforce ou complète les effets de la médication principale.

[11] Pharmacopée européenne, 7e édition, 2009. Monographie : Vaccins pour usage humain. 01/2009

[12] https://fr.vikidia.org/wiki/Vaccin

[13] R. DUNNING, Some observations on vaccination or the inoculated cowpox, March and Teape, Londres, 1800

Les vaccins peuvent-ils nous transmettre la maladie ?

Les vaccins peuvent-ils nous transmettre la maladie ?

Non, les vaccins contre la COVID-19 qui devraient prochainement être disponibles en Belgique ne contiennent pas de virus vivants atténués ou inactivés. Ils ne peuvent donc pas provoquer la maladie, mais il est possible que la personne vaccinée ait été infectée peu avant ou peu après l’injection. L’organisme a besoin de quelques semaines pour se protéger après la vaccination[1].

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Https://www.afmps.be/fr/humain/medicaments/medicaments/covid_19/vaccins/questions_et_reponses_sur_les_vaccins_contre_la     

Les vaccins contre la Covid-19 seront-ils efficaces ?

Les vaccins contre la Covid-19 seront-ils efficaces ?

C’est la phase 3 du développement clinique d’un vaccin qui permettent d’observer un effet protecteur. Cela nécessite de vacciner un grand nombre de volontaires (plusieurs milliers de sujets). Ces essais incluent un maximum de variétés de groupes cibles (personnes âgées, patients aux antécédents pulmonaires ou cardiaques, diabétiques ou en surpoids. Ces études se font en double aveugle : Les volontaires reçoivent soit la dose du vaccin, soit un placebo. Les médecins pratiquant les tests et assurant le suivi ne savent pas quel patient a reçu le vaccin ou le placebo. L’efficacité du vaccin dépend du taux de positivité du virus parmi les personnes ne participant pas au tests et donc non vaccinée. Plus le nombre de malades non vaccinés augmente, plus l’efficacité du vaccin chez les volontaires vaccinés peut être démontrée. L’incidence du Coronavirus durant l’année 2020 a permis d’évaluer l’efficacité du vaccin rapidement[1].

Les preuves d’efficacité de ces vaccins proviennent de deux vastes essais cliniques de phase 3 randomisés, en double aveugle et avec un groupe placebo, c’est-à-dire procurant le plus haut niveau de preuve scientifique. Ces deux essais (l’un de 43000 participants environ, l’autre de 30000 participants environs) montrent une efficacité de 94%[2].

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Lire par ailleurs

https://www.afmps.be/fr/humain/medicaments/medicaments/covid_19/vaccins/questions_et_reponses_sur_les_vaccins_contre_la

[2] Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française, Suisse, Ibid.

Les vaccins affaiblissent-ils le système immunitaire

Les vaccins affaiblissent-ils le système immunitaire

Comme écrit aparavant, les effets secondaires « bénins » sont monnaie courante concernant tous les vaccins. On dénombre en moyenne un cas d’effets graves sur 100 000 individus. « Graves » signifie ici que ces effets « secondaires » se prolongent sur le long terme, ou encore ne peuvent être guéris. Cependant, il semble qu’aucun cas de ce type n’ait été observé pour le moment concernant le vaccin contre la Covid. La réponse est à prendre avec les précautions d’usage, puisque ce vaccin est très récent et le manque de recul empêche les scientifiques de trancher la question pour le moment. Les cas de décès concernent des personnes de plus de 75 ans (voire de plus de 90 ns) et la plupart des patients présentaient des affections sous-jacentes qui ont pu contribuer au décès. À ce jour, aucune relation de cause à effet n’a été formellement établie avec le vaccin contre la COVID-19. Dans ce groupe cible vulnérable qui est actuellement vacciné, il faut tenir compte de l’apparition de graves problèmes de santé et de décès indépendamment de la vaccination. » Cela signifie donc que les patients vaccinés souffraient peut-être d’autres problèmes de santé et étaient peut-être même déjà infectés par le covid 19[1].

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] RTBF 21 janvier 2021 : Vaccin anti-coronavirus : 73 notifications d’effets indésirables dont 14 effets catégorisés comme graves

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