Intervention à l’école Les Bruyères de Forest

Intervention à l’école Les Bruyères de Forest

Nous sommes intervenues lors d’une matinée thématique consacrée à la sensibilisation aux droits fondamentaux de l’enfant, tels que consacrés par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.

À l’invitation de Monsieur Frédéric Wautier, coordinateur « Les Jeunes Entreprises », nous avons animé une session visant à présenter et vulgariser ces droits auprès des instituteurs ainsi que leurs élèves, tout en répondant à leurs nombreuses questions.

Parmi les différentes questions/réponses voici un extrait :

 

Existe-t-il un texte des droits des enfants ?

Oui, il existe un texte très important qui s’appelle la Convention internationale des droits de l’enfant.

Ce texte a été adopté par l’Organisation des Nations unies (l’ONU) en 1989. Il explique tous les droits que doivent avoir tous les enfants dans le monde, comme le droit à la protection, à l’éducation, à la santé, à l’expression et au respect.

La plupart des pays, y compris la Belgique, ont signé cette convention, ce qui veut dire qu’ils s’engagent à respecter et protéger ces droits pour tous les enfants.

C’est un peu comme un grand livre de règles pour que les enfants soient bien traités partout dans le monde.

Nombreux pays ont signé la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, les états qui ont signés doivent respecter les nombreux articles garantissant les droits aux enfants. Par exemple : le droit à la santé, à l’éducation, la prise en compte de la parole de l’enfant, l’intérêt supérieur de l’enfant, etc.

 

Quel est le pays qui respecte le moins le droit des enfants ?

Il est difficile de dire un seul pays qui respecte le moins les droits de l’enfant, car dans beaucoup de pays, certains enfants ne peuvent pas aller à l’école, doivent travailler, vivent dans des conflits ou subissent des violences.

Par exemple, dans des pays où la guerre, la pauvreté ou l’injustice sont très présentes, les enfants sont souvent les plus touchés. Ils peuvent manquer de nourriture, de soins, de protection ou de sécurité.

C’est pour cette raison que les droits de l’enfant ne sont pas respectés partout. Mais ce n’est pas la faute des enfants : ce sont des situations que les adultes et les gouvernements doivent changer pour protéger les enfants.

Défendre les droits de l’enfant, c’est donc s’assurer que tous les enfants, partout dans le monde, puissent grandir en sécurité, apprendre, jouer et être protégés.

Même en Europe, les droits de l’enfant ne sont pas toujours respectés partout.

Par exemple :

  • En Hongrie, certains enfants issus de minorités ont moins accès à l’école et à des services de qualité.
  • En Bulgarie, certains enfants vivent dans la pauvreté ou dans des quartiers défavorisés, ce qui rend plus difficile l’accès à la santé et à l’éducation.
  • Dans plusieurs pays, par exemple en Ukraine, des enfants migrants ou réfugiés peuvent être séparés de leur famille ou ne pas avoir de logement sûr.

Cela montre que même en Europe, il reste important de protéger tous les enfants pour qu’ils puissent grandir en sécurité, apprendre et être respectés.

 

Quel est le pays qui respecte le plus le droit des enfants ?

Dans des pays comme la Finlande, la Norvège ou la Suède, les droits des enfants sont mieux respectés parce que tout est organisé pour que chaque enfant ait les mêmes chances de grandir et de réussir.

  •    L’école y est gratuite, de très bonne qualité et accessible à tous, et les enfants reçoivent souvent aide et soutien si besoin.
  •   Les enfants ont aussi facilement accès aux soins de santé, à la nourriture et à un environnement sûr.
  •    Les gouvernements écoutent vraiment les enfants et essaient de protéger leur bien-être dans tous les aspects de la vie.

 

Qu’en est-il en Belgique au niveau des droits des enfants ?

En Belgique, les droits de l’enfant sont plutôt bien respectés comparé à beaucoup d’autres pays.

  • Tous les enfants ont accès à l’école gratuite et obligatoire, ainsi qu’à des soins de santé.
  • Ils sont protégés par la loi contre la violence, la maltraitance et l’exploitation.
  • Il existe aussi des services pour aider les enfants en difficulté ou écouter leur avis.

Mais il reste des défis : certains enfants vivent dans la pauvreté, certains jeunes migrants peuvent rencontrer des difficultés pour accéder à l’école ou aux services, et certains enfants sont encore confrontés à des violences ou discriminations.

Donc, même si la Belgique fait beaucoup d’efforts, il faut continuer à défendre les droits de tous les enfants pour qu’aucun ne soit laissé de côté car il reste des difficultés et des inégalités.

Comprendre les facteurs du décrochage scolaire

Comprendre les facteurs du décrochage scolaire

Comprendre les facteurs du décrochage scolaire

Le décrochage scolaire constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour les systèmes éducatifs européens, et la Belgique n’échappe pas à cette réalité.

Dans un contexte marqué par les transformations sociales, économiques et culturelles, l’école se voit investie d’une mission centrale. Celle d’assurer l’égalité des chances et favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.

Pourtant, malgré l’obligation scolaire et les nombreuses politiques de soutien mises en place, une partie des élèves quitte prématurément le système éducatif sans diplôme ou qualification reconnue. Ce phénomène, souvent qualifié d’abandon scolaire précoce, ne se résume pas à un simple acte individuel. En effet, il s’inscrit dans un processus progressif de désengagement qui s’installe au fil du temps.

Des causes multifactorielles

Le décrochage scolaire ne peut être compris sans tenir compte de son caractère multifactoriel. Les causes sont à la fois individuelles, familiales, scolaires et sociales.

Certaines difficultés d’apprentissage non prises en charge, un sentiment d’échec répété, une orientation subie ou mal comprise peuvent progressivement fragiliser le lien entre l’élève et l’institution scolaire.

À cela s’ajoutent des facteurs familiaux tels que la précarité économique, le manque de soutien éducatif ou des contextes de vie instables.

Par ailleurs, le système scolaire belge, souvent décrit comme l’un des plus inégalitaires d’Europe en termes de reproduction des inégalités sociales, tend à renforcer les écarts entre élèves issus de milieux favorisés et défavorisés. Les mécanismes de relégation, notamment à travers certaines filières, peuvent contribuer à alimenter un sentiment de stigmatisation et de démotivation.

Un phénomène complexe

Ainsi, le décrochage scolaire en Belgique apparaît comme un phénomène complexe, ancré dans des dynamiques à la fois individuelles et structurelles.

Comprendre ses causes constitue une étape essentielle pour élaborer des stratégies efficaces de prévention et garantir à chaque jeune un parcours scolaire porteur de sens et d’opportunités.

Différents profils de jeunes à risques

Les profils de jeunes à risque montrent d’ailleurs la diversité des situations : certains expriment leur mal-être par la contestation et le conflit, d’autres se replient dans le silence et le désengagement, tandis que d’autres encore sont confrontés à des difficultés familiales, socio-économiques ou psychologiques lourdes.

Les facteurs scolaires, tels que les échecs répétés, l’étiquetage, un climat de classe négatif ou encore le harcèlement, peuvent accentuer le sentiment de ne pas être à sa place.

À cela s’ajoutent des fragilités personnelles, notamment en matière de santé mentale, particulièrement marquées depuis la crise du Covid-19 et dans un contexte global d’incertitude sociale, climatique et économique.

Les inégalités socio-économiques, mises en évidence notamment par les enquêtes internationales comme PISA, rappellent que tous les jeunes ne disposent pas des mêmes ressources pour faire face aux exigences scolaires. Ainsi, le décrochage scolaire constitue également un révélateur d’inégalités structurelles.

La Ligue des Droits de l’Enfant a eu l’honneur et le plaisir de participer, en janvier, à une matinée thématique organisée par le CPAS d’Etterbeek, consacrée au décrochage scolaire. Cet événement nous a offert l’occasion d’échanger avec divers professionnels sur ce phénomène qui touche de nombreux jeunes.

Lors de notre intervention, il nous a semblé essentiel d’analyser les causes et facteurs à l’origine du décrochage, d’en mesurer les conséquences, et surtout d’explorer les pistes susceptibles de diminuer ce phénomène. Cet outil pédagogique s’appuie sur cette présentation.

 

Recherche stagiaire en Droit / sociologie

Recherche stagiaire en Droit / sociologie

👧La Ligue des Droits de l’Enfant, étant une ASBL reconnue en Éducation Permanente, recherche un·e stagiaire en Droit ou Sociologie (Master 1 ou 2) pour rejoindre son équipe.

🌍La Ligue œuvre depuis de nombreuses années pour la défense et la promotion des droits de l’enfant, à travers des actions, projets et outils pédagogiques visant à faire évoluer les pratiques et les politiques publiques.

⚖️Elle s’engage pour une société plus juste, solidaire et inclusive, où chaque enfant est respecté dans sa dignité et ses droits.

📣Rejoindre la Ligue, c’est intégrer une équipe engagée et bienveillante, dans un environnement stimulant qui valorise l’autonomie, la réflexion critique et la participation à des projets porteurs de sens.

Intéressé·e ? envoie ton CV et lettre de motivation à : thalia.amen.lde@outlook.com

Matinée thématique sur le décrochage scolaire

Matinée thématique sur le décrochage scolaire

CPAS d’Etterbeek – Matinée thématique sur le décrochage scolaire

 

Nous avons été invitées à intervenir lors d’une matinée thématique organisée au CPAS d’Etterbeek le 22 janvier 2026. Cette rencontre portait sur le décrochage scolaire, en abordant notamment ses facteurs, les différents profils de jeunes à risque, ainsi que les leviers d’action possibles. Nous y avons également présenté le décret du 16 mai 2024 relatif à la réduction du décrochage scolaire et à la lutte contre l’absentéisme.

Cette matinée a rassemblé divers professionnels de première ligne, dont des assistants sociaux, et a donné lieu à des échanges particulièrement riches et constructifs.

La Ligue des Droits de l’Enfant recrute un·e Chargé·e de Communication

La Ligue des Droits de l’Enfant recrute un·e Chargé·e de Communication

La Ligue des Droits de l’Enfant, ASBL reconnue en éducation permanente, se bat depuis des années pour défendre les droits des enfants et faire bouger les lignes. Notre objectif : construire un monde où chaque enfant peut grandir dans une société juste, solidaire et respectueuse de l’humain comme de l’environnement.
Et si tu mettais ton talent au service d’une cause essentielle ?
Ici, tu rejoins une équipe passionnée, bienveillante, soudée… et qui aime vraiment travailler ensemble. On avance avec conviction, on se soutient, et on donne du sens à ce qu’on crée.

Ta mission

 Tu seras responsable de la communication générale de l’ASBL et du développement de campagnes de sensibilisation autour des droits de l’enfant. À ce titre, tu seras amené·e à :

Créer des campagnes de sensibilisation

  • Concevoir la stratégie, les messages et les formats (visuels, vidéos, textes…)
  • Déployer les campagnes sur nos canaux : site web, réseaux sociaux, newsletter, événements…
  • Assurer le marketing digital : analyse des données, SEO, statistiques d’engagement, optimisation des contenus

Créer du contenu

  • Graphisme
  • Photographie
  • Réalisation et montage vidéo
  • Maîtrise d’outils tels qu’Adobe, Canva, CapCut, etc.

Community management

  • Gestion des réseaux sociaux : Facebook, Instagram, LinkedIn, TikTok

Ce qu’on t’offre

  • Une équipe super sympa, engagée, où l’humour et la bonne humeur sont au rendez-vous
  • Un environnement où tes idées sont les bienvenues
  • Une réelle autonomie
  • Une mission qui fait sens et contribue à améliorer la société
  • Un contrat à temps plein ou à mi-temps (rémunération brute max : 2604,19 €)

Ce qu’on cherche

  • Une personne dynamique, créative et motivée
  • De solides compétences en communication digitale (min. bachelier communication/marketing)
  • Aisance rédactionnelle
  • Capacité à gérer plusieurs projets à la fois
  • Disponibilité certains soirs ou week-ends
  • Adhésion à nos valeurs : bienveillance, éthique, tolérance
  • Maîtrise du français exigée ; anglais et néerlandais sont un atout

Intéressé·e ?

Envoie CV, lettre de motivation et portfolio :

📧 contact@liguedroitsenfant.be
🌐 https://www.liguedroitsenfant.be/

L’EVRAS et droits de l’enfant

L’EVRAS et droits de l’enfant

Une éducation au cœur des débats de société

    La Ligue des Droits de l’Enfant mène une action déterminée contre toutes les formes de discrimination, qu’elles soient liées au genre, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Son engagement se fonde sur un principe d’égalité réelle, à faire respecter dès le plus jeune âge, et notamment dans les écoles, où se construit une grande partie de l’éducation citoyenne et du vivre-ensemble.

    L’École, en tant que premier espace collectif en dehors de la sphère familiale, est investie d’une mission essentielle : celle de former les citoyens de demain, de transmettre les valeurs fondamentales d’égalité, de respect et de dignité. Pourtant, malgré ce rôle crucial, l’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) reste encore trop souvent marginalisée. Trop peu de temps y est consacré, et l’approche pédagogique varie énormément d’un établissement à l’autre, ce qui entraîne de profondes inégalités d’accès entre élèves.

    L’EVRAS est un droit

    Or, l’EVRAS ne se limite pas à un simple contenu scolaire. Elle est un droit. Un droit consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant, qui impose aux États de garantir l’information, la santé, la protection contre la violence, et un accès non discriminatoire à une éducation complète et inclusive. Dans cette perspective, l’EVRAS est un outil juridique et éducatif fondamental pour prévenir les violences, promouvoir l’égalité et accompagner les jeunes dans la connaissance d’eux-mêmes, de leur corps et de leurs relations.

    En Fédération Wallonie-Bruxelles, malgré l’adoption d’un décret imposant deux séances d’EVRAS obligatoires au cours de la scolarité, la mise en œuvre concrète reste trop limitée et inégale. Deux séances sur toute une scolarité ne suffisent pas à répondre aux besoins multiples et évolutifs des enfants et adolescents. Il s’agit d’un effort encore trop timide face aux enjeux sociétaux que sont la lutte contre les violences sexuelles, le harcèlement, les stéréotypes de genre ou encore les discriminations LGBTQIA+. Une approche ponctuelle, sans suivi ni continuité, empêche la construction durable de repères, d’attitudes saines et d’une réelle capacité à agir en tant que citoyen·ne respectueux·se et informé·e.

    Une nouvelle étude de la Ligue

    Consciente de ces carences, la Ligue des Droits de l’Enfant a voulu confronter ces constats aux réalités de terrain. Nous avons ainsi interrogé le Centre d’Action Laïque de Namur (CAL Namur) ainsi que la Fédération Laïque des Centres de Planning Familial. Ces acteurs ont partagé leur expérience et dressé un tableau concret des réussites, des freins et des besoins. Leur témoignage enrichit ce travail en lui apportant une dimension pratique, humaine et critique, tout en éclairant les difficultés que rencontrent les professionnels engagés dans la mise en œuvre de cette éducation fondamentale.

    C’est dans cette optique que s’inscrit ce travail : comprendre, analyser et dénoncer les limites actuelles de l’EVRAS, pour mieux plaider en faveur de son renforcement. Il s’agit d’un plaidoyer en faveur d’une éducation complète, accessible à tou·te·s, structurée, continue et respectueuse des droits fondamentaux des enfants.

    Comment garantir demain une éducation réellement égalitaire et protectrice pour chaque élève, dans chaque école, quels que soient son réseau d’enseignement, son origine, ou son milieu social ? La réponse à cette question est au cœur de l’avenir de notre jeunesse.