Communiqué de presse

Communiqué de presse

Communiqué de presse : Travail des enfants dès 12 ans ? Notre réponse est claire.

Les propos de Roland Duchâtelet en faveur du travail des enfants dès 12 ans nous ont profondément choqués.

Faire travailler les enfants pour « les occuper », leur donner de l’argent de poche ou parce qu’ils « s’ennuient à l’école » ?

Non.

À 12 ans, un enfant doit pouvoir apprendre, jouer, grandir et se construire. L’enfance n’est pas une force de travail.

« La place des enfants est à l’école et nulle part ailleurs ! »

Communiqué de presse : non au travail des enfants dès 12 ans - Quatre photos : un enfant cueille des pommes, un autre lave une voiture, une autre ramasse des feuilles, des autres jardinent avec une adulte. Un panneau stop est à l'intersection
L’expansion des mouvances masculinistes et « tradwives »

L’expansion des mouvances masculinistes et « tradwives »

L’expansion des mouvances masculinistes et  » tradwives » chez les jeunes

Les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans la vie des adolescents et constituent un espace de socialisation, d’information et de la construction identitaire. S’ils offrent de nombreuses opportunités d’échange et d’apprentissage, ils favorisent également la diffusion rapide de contenus idéologiques.

Discours masculinistes et tendance des « tradwives »

Parmi ceux-ci figurent notamment les discours masculinistes et la tendance des « tradwives » qui, autrefois cantonnés à des communautés en ligne relativement marginales, bénéficient désormais d’une visibilité importante sur des plateformes telles que TikTok, Instagram, YouTube, X, Discord ou Telegram. Certains créateurs de contenu y diffusent des représentations stéréotypées des rapports entre les femmes et les hommes, valorisent des modèles de domination masculine ou remettent en cause les avancées réalisées en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Préserver les droits et le développement des jeunes

Cette évolution suscite d’importantes préoccupations au regard des droits de l’enfant. L’enfance et l’adolescence constituent des périodes déterminantes dans la construction de l’identité, des relations sociales et des représentations du monde. Une exposition répétée à des contenus sexistes, antiféministes ou véhiculant des normes rigides de masculinité est susceptible d’influencer le développement des jeunes, leur perception des rapports entre les femmes et les hommes ainsi que leur rapport à la violence et à certaines formes de radicalisation. Ces phénomènes interrogent le droit de l’enfant à un développement harmonieux, à une éducation fondée sur le respect des droits humains et de l’égalité, ainsi qu’à une protection contre les contenus susceptibles de nuire à son bien-être.

Recommandation proposée par la Députée Ecolo Margaux de Ré

Afin de mieux lutter contre la diffusion des idéologies masculinistes auprès des jeunes, la proposition de résolution de la Communauté française préconise une stratégie articulée autour de cinq axes. Elle recommande tout d’abord de mieux connaître le phénomène, notamment par le développement de la recherche et la création d’outils de suivi.

Elle insiste ensuite sur la prévention, à travers le renforcement de l’éducation aux médias, à la citoyenneté, à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la promotion de modèles de masculinités positives.

Le texte préconise également une détection plus précoce des situations de radicalisation sexiste dans les établissements scolaires, un meilleur accompagnement des jeunes concernés ainsi qu’une formation renforcée des enseignants, des professionnels de l’éducation et des intervenants de terrain.

Enfin, il appelle à une réponse institutionnelle et numérique plus ambitieuse, notamment par une meilleure régulation des plateformes numériques et un renforcement du cadre juridique applicable à la diffusion des contenus masculinistes et misogynes.

Interview de Madame Margaux De Re, Députée bruxelloise écolo

Dans le cadre de cette analyse, nous avons interviewé Madame Margaux De Re, Députée bruxelloise écolo, afin de recueillir son point de vue sur le masculinisme. Nous lui avons posé plusieurs questions sur cette thématique, et une vidéo accompagnant cette analyse présente ses réponses.

Nos enfants face au numérique

Nos enfants face au numérique

Nos enfants face au numérique : ce que tout adulte devrait savoir

Atelier Lunch & Learn le 22 septembre de 12 à 14h

Cyberharcèlement, vie privée, réseaux sociaux, intelligence artificielle… Autant d’enjeux qui soulèvent une même question : comment le droit peut protéger les jeunes ?

Lieu :

Silversquare North – 4, Boulevard du Roi Albert II, 1000 Bruxelles.

Programme :

  • 12h : Accueil et tour de table
  • 12h15 : Introduction
  • 12h30 : Activité d’accord – Pas d’accord
  • 13h : Quizz
  • 13h30 : Visionnage court-métrage suivi d’un débat
  • 14h : fin

Atelier gratuit

Places limitées à 5 personnes !

Lunch et boissons offertes

Merci au Silversquare !

Retour du travail des enfants : la modernité selon l’Arizona

Retour du travail des enfants : la modernité selon l’Arizona

Retour du travail des enfants : la modernité selon l’Arizona

Retour du travail des enfants : la modernité selon l’Arizona : Le travail étudiant occupe une place importante au sein de notre société et constitue souvent une première expérience professionnelle pour de nombreux jeunes. Il leur permet d’acquérir une certaine autonomie financière, de développer des compétences et de découvrir le monde du travail.

 Modifications législatives

Cependant, les récentes modifications législatives ont assoupli les conditions d’accès au travail étudiant. En effet, la loi du 18 décembre 2025 portant des dispositions diverses, par ses articles 120 à 124, a modifié la loi du 16 mars 1971 sur le travail en y insérant une nouvelle sous-section 5 et un nouvel article 7.15. Alors qu’auparavant un contrat d’occupation d’étudiant ne pouvait être conclu qu’à partir de 15 ans, à condition que le jeune ait achevé les deux premières années de l’enseignement secondaire, cette exigence scolaire a été supprimée.

ésormais, tout mineur ayant atteint l’âge de 15 ans peut être engagé sous contrat étudiant, même lorsque le jeune est encore soumis à l’obligation scolaire à temps plein. Cet assouplissement réglementaire ouvre le marché à un nouveau public : à titre d’illustration, en 2023, cette barrière scolaire excluait d’office 20.688 étudiants de 15 ans (soit environ 15 % de cette classe d’âge), alors que 29,9 % de leurs pairs éligibles occupaient déjà un emploi.

 Le principe de l’obligation scolaire

Pour la Ligue des Droits de l’Enfant, cette évolution soulève des interrogations importantes du point de vue des droits de l’enfant. L’élargissement des conditions d’accès au travail étudiant risque en effet de fragiliser le principe de l’obligation scolaire, qui constitue une garantie essentielle du développement et de l’égalité des chances. Les jeunes visés par cette mesure ont, pour la plupart, connu un retard dans leur parcours scolaire, puisqu’ils n’ont pas achevé les deux premières années de l’enseignement secondaire avant l’âge de 15 ans. Dans une perspective d’égalité des chances, ces jeunes devraient être encouragés à privilégier la poursuite et la réussite de leur scolarité plutôt qu’une entrée précoce sur le marché du travail.

La priorité devrait rester clairement accordée à l’éducation, en tant que droit fondamental et condition essentielle de l’épanouissement de l’enfant, conformément au principe de l’intérêt supérieur de celui-ci.

Recours en annulation devant la Cour constitutionnelle

Le 30 juin 2026, la Ligue des droits de l’enfant, la FGTB, Synova et les Jeunes FGTB ont introduit un recours devant la Cour constitutionnelle afin de demander l’annulation de la loi autorisant certains jeunes de 15 ans, encore soumis à l’obligation scolaire à temps plein, à effectuer des travaux légers.

Selon les requérants, cette réforme constitue un recul dans la protection des droits de l’enfant. Les requérants estiment qu’elle porte atteinte au droit à l’éducation, au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant ainsi qu’au principe d’égalité, dès lors qu’elle concerne principalement des jeunes en retard scolaire. Ils reprochent également au législateur d’avoir privilégié des objectifs économiques, liés aux pénuries de main-d’œuvre, sans prévoir de garanties suffisantes pour préserver la réussite scolaire et le développement des mineurs. Ils demandent dès lors à la Cour constitutionnelle d’annuler cette loi.

Interview de Madame Carbonero Fernandez Selena, secrétaire générale de la FGTB

Dans le cadre de cette analyse, nous avons interviewé Madame Carbonero Fernandez Selena, Secrétaire générale de la FGTB et son équipe, afin de recueillir leurs points de vue sur le travail des jeunes de 15 ans et sur la nouvelle réforme. Nous lui avons posé plusieurs questions sur cette thématique, et une vidéo accompagnant cette analyse présente ses réponses.

Retour du travail des enfants : la modernité selon l’Arizona

Le travail des enfants en Belgique et ailleurs : une précédente analyse de la Ligue Des droits de l’Enfant (Décembre 2024).

Communiqué de presse

Communiqué de presse

Communiqué de presse : Recours en annulation à la Cour Constitutionnelle

Le retour du travail des enfants, la modernité selon l’Arizona.

Ce mardi 30 juin, la FGTB, Synova, les Jeunes FGTB et la Ligue des Droits de l’Enfant introduisent un recours à la Cour constitutionnelle contre la loi qui permet de faire travailler des enfants de 15 ans toujours soumis à l’enseignement obligatoire à temps plein. L’objectif est clair : faire annuler cette loi et revenir sur ce qui constitue le premier recul dans la lutte contre le travail des enfants depuis 1889.

Depuis le 4 mai dernier, un jeune de 15 ans, toujours en obligation scolaire à temps plein, c’est-à-dire qui n’a pas terminé les deux premières années du secondaire, peut être employé pour certaines activités dites « légères ». De quelle tâche parle-t-on ? Accueil et vestiaire, réassortiment en magasin, assistant de vente dans le commerce de détail, stockage, emballage, étiquetage, petites tâches de nettoyage, distribution et débarrassage des repas dans le secteur des soins.

Insistons sur une chose : cette nouvelle loi fait considère du jour au lendemain que ces enfants deviennent des travailleurs. Du point de vue des requérants, cette soi-disant« modernisation » de la législation est surtout un recul des droits de l’enfant à l’éducation et à l’ épanouissement. Droits fondamentaux qui ont été obtenus de haute lutte. Ce recul est inédit puisque depuis l’interdiction du travail des enfants, c’est la première législation qui fait marche arrière en diminuant les protections de ceux-ci.

La FGTB, Synova, les jeunes FGTB et la Ligue des Droits de l’Enfant considèrent la mesure comme discriminatoire et non conforme à la Constitution et au droit international.

Discriminatoire parce que les jeunes concernés ont redoublé au moins une année, puisque n’ayant pas terminé les deux premières années du secondaire à l’âge de 15 ans. Dans un objectif d’égalité de chances, ces enfants devraient être incités à se consacrer à leurs études, plutôt qu’à travailler. Car on le sait, les chances d’accéder à un emploi convenable et d’éviter de tomber dans la pauvreté sont étroitement liées au niveau de formation. 

Cette loi marque un recul des droits sociaux en instaurant une exception excessivement large à l’interdiction du travail des enfants. Elle méconnaît le principe constitutionnel de « standstill » (articles 22bis et 23 de la Constitution) et porte une atteinte disproportionnée et injustifiée au droit à l’enseignement ainsi qu’au droit au développement de l’enfant. 

Cette mesure est également contraire aux obligations européennes et internationales de notre pays. Elle méconnaît les normes qui imposent aux pouvoirs publics de protéger les jeunes, de garantir leur droit à l’éducation et de faire primer leur intérêt supérieur en toutes circonstances. Le législateur aurait, à tout le moins, dû prévoir des garanties permettant d’assurer effectivement la présence des enfants à l’école.

L’objectif affiché du gouvernement est de faire face à la pénurie de main d’œuvre dans plusieurs secteurs. Il aurait peut-être dû commencer par ne pas exclure les demandeurs d’emploi qui étaient en train de suivre une formation dans des métiers en pénurie…

Nous savons qu’aucune pénurie ne sera jamais résolue en permettant à des enfants de faire concurrence au travail régulier. Mais bien en améliorant la qualité des emplois proposés, en valorisant les secteurs concernés et en investissant dans les formations adéquate..

La place des mineurs de 15 ans est d’abord et avant tout à l’école. Car à cet âge, c’est précisément là qu’ils augmentent leurs chances de se construire un avenir épanouissant et d’accéder à un emploi décent. C’est pourquoi la FGTB, Synova, les Jeunes FGTB et la Ligue des Droits de l’Enfant  introduisent un recours en annulation contre la nouvelle loi, devant la Cour constitutionnelle. Une décision est attendue d’ici à l’été 2028.