Les effets du  sucre sur l’organisme

Les effets du sucre sur l’organisme

Le sucre est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. En effet, les sucres lents contenus dans les féculents sont du glucose qui va passer lentement dans le sang et nous apporter de l’énergie. Le sucre est également présent naturellement dans les fruits et légumes sous forme de glucose, fructose et saccharose. Cependant, dans aliments préparés il y a énormément de sucre ajouté. Par exemple, un biscuit contient environ 50% de sucre raffiné (varie selon les marques). Or, le corps n’a pas besoin de sucre raffiné. Il peut vivre sans. Le sucre contenu dans les fruits, les légumes et les féculents lui est amplement nécessaire.
Trop de sucre peut engendrer de graves complications comme les maladies cardio-vasculaires, la boulimie ou le diabète mais aussi de petits maux anodins tels que les maux de tête ou une grande fatigue. C’est le cas de certaines personnes qui s’endorment après un repas trop riche. Cela est dû à la trop grande ingestion de sucre alors que leur organisme ne le tolère pas. La quantité de sucre augmente dans l’organisme, ensuite il y a une sécrétion d’insuline, si elle est importante, la quantité de sucre va chuter plus bas que la normale. Donc lorsque le niveau de sucre est trop bas, on attrape sommeil. C’est ce que l’on appelle l’hypoglycémie réactionnelle à un repas trop riche .
Le fructose est métabolisé par le foie qui ne sait pas emmagasiner le gras. C’est de cette manière qu’on produit le foie gras : on gave les oies de maïs riche en fructose, le foie stocke toute la matière grasse.
Pourquoi aime-t-on autant le sucre ? Le cerveau attribue aux aliments sucrés une valeur de récompense. Plus l’aliment sera riche en calories, plus le sentiment de récompense et de plaisir sera élevé. Suite à plusieurs expériences sur des rats, des scientifiques ont démontré que le sucre est aussi addictif que la cocaïne. Chaque prise de sucre libère de la dopamine, processus identique à l’injection de la cocaïne dans le sang. Les premiers goûts qu’apprécie de manière innée un bébé est le sucré. On apprend à aimer les autres saveurs qui sont présentent dans notre environnement alimentaire. Il est donc important de varier la nourriture des enfants car l’addiction au sucre nait pendant l’enfance. Plus on donne de sucre à un enfant, plus il aimera le sucre étant adulte.
On trouve du sucre ajouté dans nombre d’aliments préparés sucrés tels que les biscuits, pâtisseries, céréales du petit-déjeuner, etc. mais aussi dans les aliments salés comme la charcuterie, le pain, etc… nos papilles gustatives et notre cerveau se sont habitués à ces goûts. Néanmoins, certains aliments nous sont présentés de manière à nous tromper. C’est le cas des sodas que l’on boit glacé et pétillant. Chaudes et plates, ces boissons sont imbuvables car trop sucrées. Or, plus on boit froid, moins on goûte le sucre.
Manger sans sucre ajouté c’est aussi retrouver le goût naturel des aliments, même si cela peut s’avérer difficile au début. Cela permet de se sentir plus en forme et plus concentré.
Enfin, les nutritionnistes recommandent de manger de tout, sans en abuser et de faire de l’exercice. D’apprendre aux enfants l’importance de manger en famille à heures fixe et non de s’enfermer dans sa chambre pour manger n’importe quoi.

A lire :
• Le sucre ou la vie, de Bruno Kleiner
• http://www.extenso.org/article/le-sucre-ce-nouveau-poison/
• expérience d’une famille ayant arrêté le sucre pendant 1 an http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/05/08/year-of-no-sugar-la-famille-schaub-na-pas-consomme-de-sucre-pendant-un-an_n_5288983.html
Autres noms pour le sucre (ou comment le détecter sur les étiquettes alimentaires ?):
• Acésulfame de potassium / acésulfame K / E950 (édulcorant)
• Agave
• Amidon
• Aspartame (édulcorant)
• Cassonade
• Concentré de jus de fruit
• Dextrine
• Dextrose
• Extrait de malt d’orge
• Fructose
• Glucose
• Isomalt (édulcorant)
• Isomaltulose hydrogéné (édulcorant)
• Jus de canne à sucre
• Lactitol (édulcorant)
• Lactose
• Maltodextrine
• Maltose
• Mannitol (édulcorant)
• Mélasse
• Miel • Néotame (édulcorant)
• Saccharine (édulcorant)
• Saccharose
• Saccharose
• Sirop
• Sirop d’agave
• Sirop d’amidon
• Sirop de canne à sucre évaporé
• Sirop de fructose
• Sirop de maïs
• Sirop de malt
• Sirop de riz
• Sirop de sorbitol (édulcorant)
• Sirop de sorgho
• Sirop de polyglycitol (édulcorant)
• Sirop d’érable
• Sorbitol (édulcorant)
• Sucralose (édulcorant)
• Sucre de Turbinado (édulcorant)
• Sucre inverti
• Xylitol (édulcorant)
• Xylose

Sources:

Cash investigation – Sucre: comment l’industrie vous rend accros

J’arrête le sucre, France 5, 23 juin 2015 à 20:42

http://myhomebootcamp.net/2013/03/04/autres-noms-sucre/

Colorants, édulcorants, agents conservateurs, exhausteurs de goût, …comment s’y retrouver parmi tous ces additifs alimentaires ?

Colorants, édulcorants, agents conservateurs, exhausteurs de goût, …comment s’y retrouver parmi tous ces additifs alimentaires ?

Aujourd’hui les aliments produits par les industries sont gorgés de toutes sortes de produits chimique et de synthèse pour rendre les produits plus attractifs à notre vue, notre odorat et notre palais. Obtenir des aliments vraiment naturels est devenu un luxe !
Un additif alimentaire est un élément non nécessaire ajouté à un aliment dans un but technologique. Par exemple, on ajoute un émulsifiant pour donner une stabilité à des ingrédients qui ne pourraient pas tenir ensemble. Les additifs ne sont donc pas comestibles seuls.
On les retrouve dans la majorité des produits alimentaires manufacturés pour plusieurs raison. D’une part les produits vendus dans les magasins viennent de pays de plus en plus lointain et ne pourraient se conserver durant toute la durée du trajet. D’autre part, pour produire à moindre coût et ainsi permettre des prix compétitifs sur le marché, les entreprises fabriquent des aliments dépourvus de matière protéique mais avec du goût ! donc des arômes, exhausteurs de goût, etc…
Néanmoins, tous les additifs ne sont pas nocifs. Par exemple l’agar-agar que l’on peut utiliser dans les confitures comme gélifiant est naturelle. Et tous ne sont pas issus de fabrication de synthèse comme l’acide citrique qui est issu du citron mais il représente néanmoins un danger pour les dents car il attaque l’émail. L’acide citrique n’est pas toujours d’origine naturelle.
La quantité des additifs alimentaires présents dans un produit représentent un faible pourcentage par rapport à la nourriture. Ingurgiter chaque jour une nano-dose d’additif cancérigène n’aura aucun effet à court terme. Cependant, une petite dose toxique journalière pendant 10 ans représente un haut risque. C’est par ce processus que peuvent se développer des cancers ou des comportements hyperactifs chez les enfants.
Voici un récapitulatif pour mieux décortiquer les étiquettes
E 100 Colorant
E 200 Conservateur
E 300 Antioxidant
E 400 Épaississant ou stabilisant
E 500 Correcteur, régulateur, antiacide, anti-agglomérant
E 600 Exhausteur de goût
E 900 Cire, gaz de propulsion, édulcorant
E 1000

L’indication « arômes » seul signifie que c’est un arôme artificiel.
Certains additifs n’ont aucune raison de se trouver dans un aliment. Comme le peroxyde d’acétone (E929) utilisé dans le traitement des farines et que vous retrouverai dans le pain blanc par exemple est en réalité un explosif instable.
D’autres aliments sont d’origine naturelle mais ont été traités avec des produits toxiques. C’est le cas de la pectine amidée (E440ii). La pectine est extraite de la betterave, de la pomme de terre ou d’agrumes et est utilés comme épaississant dans les biscuits, yaourt, confiture, etc… Or le substantif amidé signifie qu’elle a été traitée à l’ammoniaque.
Contenu dans les bonbons, les gelées, les boissons gazeuses, le dentifrice, l’acide citrique peut contenir des métaux lourds et attaque les dents.
Le dentifrice ainsi que des chewing-gums, des bonbons et même des médicaments tels que Dafalgan, le paracétamol, l’ibuprofen, etc… contiennent du dioxyde de titane (E171) qui colore les produits en blanc. Il est issu de minéraux et de chimie de synthèse et représente des effets cancérigènes possibles pour l’homme . On le retrouve dans une quantité inimaginable de produits du quotidien.
Le butylhydroxyanisol, BHA (E320) et le butylhydroxytoluène, Hydroxytoluène butylé , BHT (E321) se retrouvent dans de nombreux aliments, flocons de pommes de terre, céréales, purée en sachet, graisses alimentaires, chewing-gum, etc… et aussi dans certains produits cosmétiques. Cet additif est classé selon plusieurs sources comme « à éviter » , « à éviter absolument » ou « très toxique » car peuvent provoquer des réactions allergiques cutanées, présenter des risques d’effets mutagènes et sanguins, et est aussi suspecté dans l’hyperactivité chez l’enfant.
Le E 141= chlorophylles qu’on retrouve dans les chewing-gums « peuvent être cancérigènes, possibilité d’un excès de cuivre et de métaux lourds ».
L’acide benzoïque, le benzoate de potassium, de calcium et de sodium (de E210 à E2013) est utilisé dans les confitures, les tartes aux fruits, les boissons gazeuses, etc… Il peut avoir une influence sur la croissance de l’enfant et affaiblir l’immunité.
Le nitrate de potassium (E252) et de sodium (E251) utilisés comme conservateurs dans la charcuterie, la viande en conserve, les harengs au vinaigre et certains fromages peuvent être la source d’insomnie, de l’hyperactivité ou de baisse de tension.
Ces exemples ne représentent pas une liste exhaustive de tous les additifs alimentaires toxiques. Voici quelques références pour vous aider :
• Petit Livre de – Additifs alimentaires, d’Hélène LETELLIER
• Additifs alimentaires – ce que cachent les étiquettes, d’Hélène Barbier du Vimont
Faites l’expérience de lire les étiquettes des produits que vous acheter, vous observerez qu’il y a énormément de « E » ou de termes scientifiques incompréhensibles, parfois même plus que d’aliments naturels.
Ce constat parait tout à fait décourageant. Néanmoins, c’est le changement qui représente le plus de difficultés. Il n’est pas évident de changer nos habitudes alimentaires. Mais une fois la documentation rassemblée, il faut prendre l’habitude d’acheter moins et de faire plus.
Il est évident que tous les sodas, bonbons ne sont pas nécessaire au bon développement de l’enfant. Au contraire ils sont toxiques. Si vous avez prévu au menu un caviar d’aubergine ou un guacamole au menu, préférez le concevoir vous-même que de l’acheter au magasin. Vous éviterez ainsi les additifs alimentaires toxiques et bénéficierez de surcroit de la fraicheur et du bon goût de vos aliments. Vous n’avez pas le temps ? Il existe de nombreux site internet qui présentent des recettes faciles et rapides accessibles à toutes et tous.
Privilégiez les produits frais que vous cuisinez vous-même. Plusieurs expériences ont montrés qu’une nourriture saine chez les enfants a une influence positive sur leur comportement et leur réussite à l’école. Comme expliqué ci-dessus, certains additifs provoquent de l’hyperactivité. Dans ce cas en supprimant certains aliments non indispensables tels que les sucreries, l’enfant a plus de chances de vivre une scolarité épanouie.

Sources:

Maria DENIL, Marie-Rose CAVALIER, Paul LANNOYE, Guide des additifs alimentaires, Ed. par le Groupe des Verts au Parlement européen, 1999

Hélène BARBIER DU VIMONT, Danger additifs alimentaires, ce que cachent les étiquettes, Ed.Tredaniel Poche, 2011

http://www.huffingtonpost.fr/2012/11/27/10-additifs-alimentaires-plus-nocifs-pour-sante_n_2198773.htm

http://www.additifs-alimentaires.net/E321.php

Le cancer des enfants

Le cancer des enfants

Le cancer des enfants augmente de 1 à 3 % par an
Depuis les années 70, le cancer des enfants et des adolescents est en constante augmentation. On constate même une accélération de cette tendance. La croissance du nombre de cancers chez l’enfant ainsi que de nombreuses études viennent renforcer les hypothèses que la plupart de ces cancers sont d’origine environnementale et pourraient être aisément évités.

Aucune politique de prévention des cancers des enfants n’est prise par les pouvoirs publics nationaux ou européens. Entre 30 000 et 50 000 produits chimiques sont toujours utilisés en Europe, dans les foyers et dans l’industrie. Pour une grande majorité, les effets sur la santé humaine et sur l’environnement ne sont pas connus, mais nombre d’entre eux sont suspectés d’être à l’origine de maladies graves, dont le cancer. Pire, on ne connaît pas encore l’effet cocktail qu’auront toutes ces substances mélangées dans les organismes de nos enfants.
La plupart de ces cancers sont évitables !
Nous demandons une politique de prévention efficace dans la lutte contre le cancer des enfants.
Une véritable politique de prévention consisterait à éviter la maladie en supprimant les facteurs de risque qui sont à l’origine des cancers et autres maladies environnementales. Il est donc urgent de bannir de l’environnement toutes les substances chimiques potentiellement dangereuses pour l’enfant : pesticides, PCBs, additifs alimentaires et perturbateurs endocriniens. Nous doutons, cependant, de la volonté politique de protéger les enfants des risques liés aux substances chimiques.

En attendant que de réelles mesures de prévention soient prises, nous demandons qu’une campagne de sensibilisation aux risques environnementaux de cancers infantiles soit diffusée largement auprès de la population, à l’intention des futurs parents. Une meilleure sensibilisation des familles, et principalement de la maman, permettrait d’éviter la majorité de ces cancers, notamment,

– en évitant les polluants intérieurs et les cosmétiques non naturels ;
– et en s’alimentant exclusivement en aliments biologiques.

Coupe du Monde : PANINI prend les enfants pour des pigeons

Coupe du Monde : PANINI prend les enfants pour des pigeons

Communiqué de presse 23 juin 2010

La Collection PANINI  « South Africa 2010 » pour la Coupe du Monde est un miroir aux alouettes. Chaque enfant devra dépenser plus de 75 euros (soit plus de 3 000 anciens FB) pour compléter ce livret de 74 pages. Les enfants sont des proies faciles pour de telles entreprises. En effet, leur esprit critique est en voie de développement et ils ne sont pas à même de se rendre compte que PANINI profite de leur crédulité afin de leur faire dépenser une somme énorme pour un produit de piètre qualité et de peu de valeur.

Comme lors de chaque coupe du Monde et coupe d’Europe, PANINI nous revient avec sa collection de photos de joueurs de football. Ces événements internationaux sont, évidemment, d’un grand intérêt pour les enfants qui, naturellement, aiment le sport. Ils ne demandent, dès lors, qu’à remplir le plus rapidement possible le livret « offert gracieusement » par les grandes surfaces partenaires.

L’offre gracieuse du livret n’est pas anodine. Ce seront des millions de paquets de photos de joueurs qui pourront être vendues à des enfants dont la conscience de consommateur n’est pas encore formée. Pour acquérir les 633 photos qui manquent dans l’album (5 ont été « généreusement offertes » avec le fascicule et ont servi d’appât), chaque enfant devra débourser 76,20 euros. Avec la certitude de ne pas avoir toutes les photos mais seulement de nombreux doublons. Il leur faudra donc acheter de nouveaux paquets car les échanges ne permettent que très rarement de compléter une collection. Des images manquantes peuvent, évidemment, être acquises auprès de PANINI contre monnaies sonnantes et trébuchantes, ce qui ne manquera pas d’alourdir encore le coût prohibitif initial.

Commenceront alors les échanges dans les cours de récréation avec leurs inévitables dérapages. Tous les enseignants savent que ces prétendues « collections » entraînent régulièrement des bagarres, de petits vols, voire encore des rackets entre enfants. Et puis, il y aura les laissé-pour-compte qui seront exclus car ils ne feront pas parties des groupes de collectionneurs. En effet, tous les enfants et toutes les familles n’ont pas les moyens, ou l’envie, de dépenser pareille somme pour acquérir une collection futile qui n’aura plus aucun sens une fois la Coupe du Monde terminée.

En visant le monde de l’enfance, PANINI sait ce qu’il fait. Les enfants n’ont pas encore suffisamment d’esprit critique que pour se rendre compte qu’ils sont victimes d’une véritable arnaque. En effet, la collection proposée est très loin d’atteindre une telle valeur, et à raison de 60 centimes par paquet de 5 images, même les adultes ne se rendent pas compte que leurs enfants sont exploités.

Nous dénonçons ces pratiques commerciales révoltantes qui consistent à distribuer gratuitement ou à peu de prix un livret incitant à commencer une « collection » d’images et à ne pas informer les jeunes consommateurs et leurs parents quant au coût final minimum de la collection qui est tout bonnement prohibitif.

Nous appelons les parents à réfléchir avec leurs enfants sur le sens de telles prétendues « collections » mais également à refuser de participer à une action commerciale qui cherche à s’accaparer l’argent de poche des enfants et une part non négligeable du budget des familles.

Nous appelons les écoles à réfléchir sur le sens de telles « collections » au sein de leur établissement et des conséquences qu’elles ont sur le mode relationnel des enfants.

Les sodas à l’école

Les sodas à l’école

Interdiction des sodas à l’école

Une réponse trop courte à une question urgente

 

Communiqué de presse septembre 2009

La Ministre de l’enseignement en Communauté française a décidé d’interdire les aliments sucrés à l’école. Il s’agit, à notre sens, d’un trop petit pas dans une problématique beaucoup plus vaste. La lutte contre la mauvaise alimentation chez les jeunes est, effectivement, un problème de santé publique mais doit être abordée dans sa globalité.

Objectif insuffisant

Supprimer les distributeurs de soda et d’aliments sucrés dans les écoles est un premier pas. Il est cependant loin d’être suffisant. Sans l’éducation, cette mesure risque d’être contre-productive. La diabolisation du tabac, par exemple, n’a fait que renforcer son pouvoir d’attrait chez les jeunes. Il y a donc lieu de mettre, au sein de l’école, une véritable éducation aux bonnes habitudes alimentaires.

L’obésité : la pointe de l’iceberg

En ne visant que les distributeurs de sodas et aliments sucrés ainsi que les cantines scolaires, la ministre de l’enseignement voit le problème par le mauvais côté de la lorgnette. En effet, l’obésité n’est qu’un symptôme de la mauvaise alimentation, en quelque sorte la pointe émergée de l’iceberg. Le problème est plus profond. Il faut y ajouter les manques d’activités physique (l’école n’est pas un exemple en la matière), les problèmes de marginalisation sociale et de pauvreté. En somme la question est mal posée. Il ne s’agit pas de savoir comment mangent les jeunes mais comment vivent-ils ? La problématique est sociétale et doit donc recevoir une réponse globale. La lutte contre l’obésité passe par l’égalité sociale.

Le problème de la publicité à l’école

Transformer les distributeurs de sodas en distributeurs d’aliments sains ne modifiera pas le problème. Encore faut-il donner aux jeunes l’envie de les acheter. Remplacer Coca-Cola par Danone ne changera rien à la mauvaise alimentation des jeunes (qui est une question d’éducation). Par contre, cela continuera à marchandiser l’école. Nous ne pouvons pas admettre que les enfants, au sein des établissements scolaires, soient vendus aux marques. Depuis 1959, la publicité – et donc les marques – est interdite au sein des établissements scolaires. La loi doit, tout simplement, être respectée.

Le rôle des enseignants

Interdire les aliments sucrés à l’école primaire est impossible sans transformer les instituteurs en surveillant. Que feront-ils en cas d’introduction illicite d’aliments sucrés ? Des sanctions seront-elles appliquées ? Sur base de quel droit ?  » Nul ne peut être sanctionné pour un acte qui ne porte atteinte qu’à lui-même.  » Selon ce principe élémentaire du Droit et indiscutable dans une démocratie, un enfant qui mangerait un aliment sucré, alors même que cela serait interdit dans un cadre de santé publique, ne peut en aucun cas être sanctionné. L’éducation à la santé passe par des enseignants correctement formés et à qui on a fourni les outils nécessaires à leur mission. La mission des instituteurs est pédagogique et doit le rester.

 

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