Les craintes des effets secondaires de certains vaccins amène certains d’entre nous à refuser la vaccination ou à la postposer afin de voir si ces craintes sont fondées ou non. Depuis quelques années, plusieurs vaccins sont mis en cause dans l’apparition de certains troubles ou handicaps, comme l’autisme ou la sclérose en plaque. Toutes ces craintes ont été étudiées par les scientifiques. Voyons ce qu’ils en ont conclu.

  1. Vaccins ayant de l’aluminium comme adjuvant[1]

Il est indispensable de mettre un adjuvant dans les vaccins afin de déclencher une réponse immunitaire. L’aluminium est l’adjuvant le plus utilisé dans la majorité des vaccins « tués » (par exemple comme le DTPolio ou le vaccin contre l’hépatite B) car il est considéré comme le plus efficace et le mieux toléré. Il s’agit d’une dose extrêmement minime, bien moindre que ce que nous ingurgitons chaque fois que nous mangeons de la nourriture contenue dans un « papier » aluminium placé au frigo ou dans les boîtes à tartines de nos enfants. « Lorsque l’on prend en compte la vaccination pendant les 6 premiers mois de vie, suivant le schéma recommandé en Fédération Wallonie-Bruxelles, on arrive à plus ou moins 2,8 mg d’aluminium absorbé. En comparaison l’allaitement maternel pendant 6 mois amène plus ou moins 7 mg et le lait en poudre pendant 6 mois amène près de 40 mg[2] ».

Selon les scientifiques, les particules d’aluminium peuvent subsister dans le muscle à l’endroit de la piqûre et former une myofasciite à macrophage[3]. Cette présence peut devenir problématique chez certaines personnes ayant des prédispositions génétiques qui permettent à ces particules de migrer vers le cerveau. L’ANSM-France a relevé 515 cas confirmés entre 2002 et 2017, soit une moyenne de 32 cas par an. Toujours selon l’ANSM-France, « si le lien entre le vaccin et la présence d’aluminium au point d’injection fait consensus, le fait qu’il puisse causer des symptômes, en revanche, est extrêmement débattu. « De manière extrêmement majoritaire, la communauté scientifique internationale a réfuté cette hypothèse », concluait notamment l’Académie nationale de pharmacie dans un rapport sur le sujet, en 2016[4].

  • Le vaccin contre le H1N1 et son adjuvant le squalène

Le squalène est un lipide[5]que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine.    On le trouve également dans différents aliments, produits cosmétiques, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins[6].

Le Pandémrix, un vaccin contre la grippe A du laboratoire GlaxoSmithKline était soupçonné en 2011 de transmettre une narcolepsie à des enfants. La narcolepsie se caractérise par une somnolence sévère durant la journée. L’agence suédoise du médicament avait publié un rapport montrant que le risque de contracter une narcolepsie était quatre fois plus élevé chez les enfants de moins de 20 ans vaccinés avec le Pandémrix que chez les enfants non vaccinés. Une étude finlandaise allait dans le même sens.

Neuf années plus tard, les scientifiques relativisent ces chiffres : « Cet effet secondaire a été une énorme surprise. Mais il y a eu bien plus de cas chez les patients qui déclaraient une grippe que chez les personnes vaccinées, analyse Annick Guimezanes[7]. Par ailleurs, au Canada, le même vaccin n’a pas provoqué de cas de narcolepsie. L’adjuvant ne semble donc pas en être la cause mais pourrait être un facteur de risque chez des individus avec un profil génétique particulier.»

  • Le vaccin contre l’hépatite B

Dès le début des années 1990, ce vaccin a fait l’objet de controverses. Il était soupçonné de provoquer la sclérose en plaque. « La sclérose en plaques est l’une des maladies les plus courantes du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Il s’agit d’une affection inflammatoire, provoquant une perte de myéline dans le système nerveux central. La myéline est une membrane spéciale qui isole les nerfs, agissant un peu comme la gaine d’un fil électrique et permettant la transmission rapide de l’influx nerveux. Or, c’est la vitesse et le rendement de transmission de cet influx qui permettent à chacun d’exécuter des mouvements rapides et coordonnés sans efforts conscients. Il semble que les dommages causés à la myéline soient dus à une réponse anormale du système immunitaire, qui prend comme cible cette substance, plutôt que les agents infectieux extérieurs (bactéries et virus). La sclérose serait donc à considérer comme une maladie auto-immune.[8] »

Suite à cette controverse, les scientifiques ont mené de nombreuses études pharmaco-épidémiologiques qui ont conclu à une absence de lien de cause à effet. La campagne de vaccination a touché une tranche d’âge, les adolescents et jeunes adultes qui est celle où se déclare habituellement la sclérose en plaques. Les jeunes qui ont développé une sclérose en plaque ont donc été vaccinés à l’âge où l’on voir habituellement démarrer les maladies auto-immunes[9]. « Les résultats de plus d’une dizaine d’études pharmaco-épidémiologiques nationales ou internationales [n’ont] pas permis de démontrer l’existence d’une association significative entre le risque de survenue d’affections démyélinisantes centrales et la vaccination contre l’hépatite B. [10]» Il s’agirait donc de coïncidences.

  • Les vaccins contre les infections à papillomavirus

Le papillomavirus humain (Human Papillomavirus – HPV) est un virus très répandu qui se transmet par voie sexuelle et orale ; on estime que plus de 80% des personnes sexuellement actives seront infectées par ce virus à un moment ou l’autre de leur vie. Il en existe plus de 100 types différents, mais seulement une  douzaine  d’entre  eux  –  et  plus  particulièrement  les  types  viraux 16 et 18 – peuvent être à l’origine de cancers[11]. Le cancer du col de l’utérus est un des rares cancers dont la mortalité est en augmentation. Au Japon, par exemple, où la vaccination contre le HPV n’est pas recommandée proactivement, le taux de mortalité s’est accru de 3,5% entre 1995 et 2005 et devrait avoir augmenté de 5,9 % entre 2005 et 2015. L’accélération de la charge de morbidité est particulièrement visible chez les femmes de 15 à 44 ans. Dix ans après l’introduction du vaccin anti-HPV, son rythme de mise en place dans le monde reste lent et les pays où le risque de cancer du col utérin est le plus important sont aussi ceux où la probabilité que la vaccination anti-HPV ait été instaurée est la plus faible[12].

Autorisé en Europe depuis 2006, ce vaccin a fait l’objet d’un signalement au Danemark en 2011. Des cas de pertes de connaissance, de fatigues chroniques ou de douleurs musculaires ayant été constatés chez des jeunes filles récemment vaccinées contre ce virus. L’Agence européenne des médicaments avait reçu 363 signalements d’effets secondaires graves pour plus d’1,6 millions de doses injectées au Danemark. En Frances l’ANSM avait recensé 435 signalements dont 15 de sclérose en plaques et 120 pour d’autres maladies auto-immunes, pour plus de 5 millions de doses[13].

Le risque est-il établi ? Selon Odile Launay[14], citée par le Figaro Santé « Avec la vaccination contre les infections à papillomavirus, le plan de gestion de risque a permis de voir que les maladies auto-immunes ne sont pas plus fréquentes chez les jeunes filles vaccinées que chez celles non vaccinées. L’ANSM et l’assurance maladie, qui ont suivi plus de 2 millions de jeunes filles de 13 à 16 ans pendant plus de deux ans, viennent de publier un rapport rassurant sur la vaccination contre le papillomavirus. Il n’y a pas d’augmentation des maladies auto-immunes chez les jeunes filles vaccinées. Seul bémol: l’augmentation faible de syndrome de Guillain-Barré .[15]» Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) ou de Guillain-Barré-Strohl est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique[16].

Cependant, selon les scientifiques il est difficile de connaître le facteur déclenchant d’une maladie. « Il s’agit du dernier événement observé avant l’apparition des signes cliniques. Par exemple, une grossesse, une infection virale, un stress ou une vaccination[17]». « Et l’on sait notamment que la grippe peut déclencher, très rarement, un syndrome de Guillain-Barré. (…) Le sur-risque lié à la vaccination contre la grippe est 10 à 40 fois moins important que celui lié à l’infection.»

De nombreuses études dans le monde ont démontré l’innocuité des vaccins contre les papillomavirus. En 2017, l’OMS a commandité une revue systématique des événements indésirables graves suite à l’administration des vaccins anti-HPV. (…) La qualité des preuves produites dans les études a été considérée comme grande pour les essais contrôlés randomisés d’après l’évaluation systématique de ces preuves. On a considéré comme critères de jugement tous les événements indésirables graves, les affections ayant des conséquences médicales, les résurgences de maladies chroniques et les décès. Des données relatives à 73 697 individus ont été examinées. Des études de bas niveau ont été exclues en faveur de l’important corpus de preuves de plus haut niveau disponible. Pour l’ensemble des critères de jugement, les preuves fournies par les essais contrôlés randomisés étaient confirmées par des études de cohorte de bonne qualité, sans différence observée entre les taux d’événements indésirables graves sélectionnés chez les personnes exposées et non exposées au vaccin anti-HPV[18].

Des études ont suivi plusieurs millions de personnes à travers le monde. Néanmoins,  poursuit l’OMS, malgré les quantités considérables de données disponibles concernant l’innocuité des vaccins anti-HPV, l’attention continue de se focaliser sur des rapports de cas fallacieux et des allégations non substantiées.

Le risque de se focaliser sur des allégations non substantiées, c’est-à-dire des affirmations non vérifiées scientifiquement, est que la couverture vaccinale soit insuffisante dans un grand nombre de pays, avec des effets préjudiciables réels qui vont des verrues génitales aux cancers. Il faut rappeler que les papillomavirus humains sont particulièrement contagieux puisqu’ils toucheront plus de 80 % des femmes et hommes sexuellement actifs. Les rapports protégés ne constituent pas une garantie, car les virus se transmettent également pas la bouche et les mains[19].

  • Les vaccins contre les rotavirus

Les rotavirus sont la première cause de gastro-entérites graves chez les nourrissons et les jeunes enfants dans le monde[20]. En Belgique, on estime chaque année que plus de 15% des enfants de moins de 5 ans contracteront une gastro-entérite à rotavirus. A l’âge de 4-5 ans, pratiquement tous les enfants ont été infectés par le rotavirus. Bien que le risque de décéder d’une gastro-entérite à rotavirus soit faible en Europe, la maladie peut entrainer des déshydratations qui nécessitent une hospitalisation. En Belgique, depuis la généralisation de la vaccination, plus de 4 000 hospitalisations pour causes de diarrhées aiguës sont évitées annuellement[21].

En France, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) ne recommande plus le vaccin depuis 2015 pour cause d’effets secondaires. « Des effets indésirables exceptionnels, pourtant connus et prévisibles, ont entraîné le décès de deux nourrissons (depuis 2006), probablement liés à une prise en charge tardive (plus de 36 heures après le début des signes cliniques). La prise en charge défaillante pointée dans le décès des deux nourrissons ne remet pas en cause ni la sécurité ni l’intérêt de la vaccination contre le rotavirus selon le HCSP, qui préfère suspendre son avis favorable pour éviter que d’autres évènements identiques ne se produisent.[22] »

Si le vaccin n’est pas pour autant interdit, l’Assurance maladie, appelée à se prononcer sur son remboursement, l’a refusé. Et les médecins sont désormais invités à alerter les familles souhaitant vacciner leur enfant du risque d’invaginations intestinales aiguës et des manifestations – « crises douloureuses abdominales avec pâleur, vomissements, selles sanglantes, rectorragies » – qui nécessitent une prise en charge rapide[23].

Pourtant, chaque année, en France, les gastro-entérites aiguës chez les enfants de moins de 3 ans entraînent entre 8 et 17 décès, 30 000 consultations aux urgences et 14 000 hospitalisations[24] ! Aussi, et malgré ce revirement les pédiatres et infectiologues continuent à conseiller la vaccination des nourrissons en insistant sur une surveillance attentive des familles. Les experts infectiologues et pédiatres réunis dans InfoVac[25] regrettent que la France fasse figure d’exception et « renonce à protéger ses nourrissons contre les rotavirus au lieu d’améliorer la prise en charge des exceptionnelles invaginations intestinales[26] ».

Au niveau mondial (OMS) en 2011, le GACVS (Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale) avait noté que les vaccins Rotateq® et Rotarix® présentaient des profils d’innocuité satisfaisants malgré une augmentation du risque d’invagination intestinale (l’incorporation d’un segment d’intestin dans la portion intestinale située plus en aval, à la manière du repliement d’une longue-vue télescopique. Cela conduit à une occlusion intestinale avec douleurs, vomissements, arrêt du transit et éventuellement péritonite. L’invagination intestinale aiguë représente une urgence médico-chirurgicale.[27]), le bénéfice de ces vaccins outrepassant néanmoins le risque potentiel[28] (compris entre 1 et 2 cas pour 100 000 premières doses).

En décembre 2017, le GACVS a examiné des éléments récents sur l’impact des vaccins antirotavirus. Pour les évaluations ayant disposé de données suffisantes, les données provenant d’ECR (puissance et biais faibles) ont montré qu’il n’y avait pas de différence dans l’incidence des manifestations indésirables graves après l’utilisation des vaccins RV1, RV5, Rotasiil® ou Rotavac® par comparaison avec un placebo, jusqu’à 2 ans après la vaccination. Il existait des preuves conflictuelles émanant de sources différentes concernant l’existence d’un lien entre l’administration du RV1 ou du RV5 et une augmentation du risque d’invagination. Alors que les ECR ne mettaient en évidence aucune association entre la vaccination par les vaccins RV1 ou RV5 et l’invagination, des études de type SCCS (forte puissance, risque de biais mal déterminé) suggéraient un accroissement de ce risque dans les semaines suivant la vaccination[29].

Les raisons des différences observées pour le risque potentiel d’invagination dans les divers pays n’étant pas claires, un certain nombre d’hypothèses ont été avancées, dont : des variations dans l’âge de vaccination, des différences d’efficacité du vaccin (une plus faible efficacité pouvant, par exemple, être associée à un risque plus réduit d’invagination), l’usage concurrent du vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) ou du vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) (l’usage concurrent du VPO, par exemple, peut réduire à la fois l’efficacité du vaccin antirotavirus et le risque d’invagination intestinale); et l’hypothèse de l’effet déclencheur (selon laquelle la vaccination pourrait déclencher l’invagination chez un individu susceptible qui aurait pu présenter une invagination ultérieurement en l’absence de vaccination). L’ONU a suggéré que les futures études de suivi continuent d’évaluer ces variables[30].

En conclusion, même si les risques sont très faibles, le débat est loin d’être clos. En attendant, « les gastroentérites restent la première cause de mortalité infantile (en dehors de la période périnatale) dans le monde. Allemagne, Grande-Bretagne, Norvège… 15 pays européens et une centaine dans le monde recommandent la vaccination contre les rotavirus.[31] ». Les sociétés européennes d’infectiologie et de gastro-entérologie pédiatrique en ont fait autant, en recommandant de vacciner l’ensemble des nourrissons contre les rotavirus.

  • Vaccins contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole (ROR) et autisme ?

En 1998, une étude publiées dans la revue scientifique the Lancet suggérait un lien entre le vaccin ROR et des pathologies digestives et de l’autisme. Andrew Wakefield et ses co-auteurs, se basait sur le cas de 12 enfants ayant développé de l’autisme après avoir reçu le vaccin ROR. Rapidement, des centaines de parents inquiets ont refusé de laisser vacciner leur enfant. Pourtant, la rougeole, inscrite dans notre mémoire collective comme étant une maladie enfantine (donc bénigne), peut avoir des complications graves (environ une personne sur 6), telles que les pneumonies et les encéphalites (inflammation du cerveau), voire des séquelles neurologiques graves ou mortelles. De plus, cette maladie grave provoque une sorte d’amnésie du système immunitaire. Ce dernier ne peut plus reconnaître des maladies déjà reçues et donc, ne peut plus lutter contre celles-ci. Cette maladie est toujours bien présente en Europe. En Suisse, à cause de l’absence de vaccination dans certaines familles antivax, la rougeole provoquerait chaque année 40 à 70 encéphalites, et 15 à 40 décès[32].

Le travail d’Andrew Wakefield a été pourtant largement discrédité depuis. Il avait examiné un groupe d’enfants qui avait déjà contracté l’autisme et qui étaient tous vaccinés, sans savoir – ou en refusant de savoir – que les premiers signes d’autisme apparaissent plus ou moins à l’âge de la vaccination. Médecin gastro-entérologue, il ne rencontrait que des enfants avec autisme se plaignant de leurs intestins (on sait que les problèmes intestinaux sont plus fréquents chez les enfants avec un autisme)[33].

Une étude de grande ampleur publiée dans la revue Annals of Internal Medicine a tordu le cou (à cette manipulation – NDLA) et confirmé que le ROR ne déclenche pas l’autisme. Les auteurs, quatre universitaires danois, ont passé en revue les dossiers médicaux de 650.000 enfants nés au Danemark entre 1999 et 2010. Au cours de cette période, 6500 enfants ont développé des troubles du spectre autistique. Les chercheurs ont alors comparé le nombre d’enfants autistes parmi les vaccinés et les non-vaccinés (au Danemark, la vaccination n’est pas obligatoire) et n’ont trouvé aucune différence[34].

Les nombreuses études disponibles n’établissent aucun lien entre le nombre de vaccinations reçues dans la petite enfance ou entre la vaccination ROR et le risque d’autisme[35]. The Lancet a partiellement rétracté l’article en 2004, puis totalement en 2010, après plusieurs révélations : plusieurs enquêtes du journaliste Brian Deer ont montré qu’Andrew Wakefield avait reçu de l’argent de plusieurs parents cités dans l’étude, qui cherchaient des preuves en vue d’une plainte contre les fabricants de vaccins, que des données de l’étude avaient été manipulées, et qu’il avait tenté de déposer un brevet pour un vaccin concurrent. Andrew Wakefield a été radié par l’ordre des médecins britannique[36].

  • Vaccins contre la dengue

La dengue est la plus fréquente et la plus répandue des arboviroses (maladies virales dues à des arbovirus) ou infections virales transmises par des arthropodes (moustique, moucheron piqueur, tique). Elle est due aux virus de la dengue, transmis à l’être humain par l’intermédiaire d’un moustique diurne. Selon l’OMS, en 2018, 3,9 milliards de personnes dans 138 pays sont exposées au risque d’infection de dengue. Chaque année il y aurait environ 390 millions d’infections dans le monde, dont 96 millions de malades, un demi-million d’hospitalisés (dengue sévère), et 20 000 morts dont une très forte proportion d’enfants[37]. La dengue est une maladie qui progresse partout dans le monde.

Sanofi avait lancé le premier vaccin contre le virus, le Dengvaxia en 2016, mais l’année suivante, le fabricant avait prévenu que le vaccin Dengvaxia pouvait dans certains cas aggraver la maladie. Une analyse à long terme montre qu’il existe des «écarts de performance» entre les personnes déjà infectées par le virus et celles qui ne l’ont jamais contracté. Le vaccin protège effectivement les premières contre la dengue et les manifestations sévères qu’elle peut entraîner. En revanche, chez les personnes vaccinées qui n’ont aucun antécédent de dengue on constate «davantage de cas sévères de dengue» lorsqu’elles sont exposées au virus[38].

Au lieu de les immuniser, le vaccin aggravait l’infection. L’OMS, notamment, en déduit que « le risque d’hospitalisations et de formes sévères de dengue augmente significativement parmi les personnes vaccinées qui étaient séronégatives à la dengue au moment de la première vaccination [39]».

En Europe, le vaccin reste autorisé, mais uniquement pour les personnes de 9 à 45 ans ayant déjà contracté la maladie et vivant dans des régions où elle est endémique. L’OMS conseille de pratiquer un test de dépistage avant la vaccination[40].

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Le Robert 2021 – adjuvant : médicament, produit ajouté à un autre pour renforcer ou compléter son action.

[2] Vaccination-info.be https://www.vaccination-info.be/faq/3-pourquoi-y-a-t-il-de-laluminium-dans-les-vaccins/

[3] Wikipedia : La myofasciite à macrophages (MFM) est une entité tissulaire caractérisée par des lésions musculaires infiltrées par des macrophages (Les macrophages sont des cellules appartenant aux globules blancs, qui infiltrent les tissus.). La MFM est responsable d’un syndrome pseudo-grippal : douleurs musculaires et articulaires, une fatigue et une légère fièvre. Bien qu’il ne soit pas établi que cette entité histologique soit associée à un quelconque syndrome clinique, certains lui associent des symptômes variables.

[4] France TV Info, 22/12/2020 : Quels vaccins ont été soupçonnés d’effets secondaires graves avant ceux contre le Covid-19 (et qu’en est-il vraiment) ?

[5] Les lipides sont les éléments que nous appelons généralement « graisses ».

[6] Organisation Mondiale de la santé, adjuvants à base de squalène dans les vaccins https://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/adjuvants/squalene/questions_and_answers/fr/

[7] Annick Guimezanes, immunologiste et auteur de Vaccination: agression ou protection, citée par Le Figaro Santé, 26/06/2017, Treize questions autour des vaccins.

[8] Cliniques Universitaires St-Luc, Bruxelles https://www.saintluc.be/actualites/newsletters/038/index.php

[9] Le Figaro Santé, ibid.

[10] France TV info, ibid.

[11] Centre fédéral d’expertise des Soins de Santé, Belgique, 2019, Analyse coût-efficacité de la vaccination des garçons contre le virus HPV.

[12] Organisation Mondiale de la Santé 14 juillet 2017, Le point sur l’innocuité des vaccins contre le HPV.

[13] France TV Info, 22/12/2020, Quels vaccins ont été soupçonnés d’effets secondaires graves avant ceux contre le Covid-19 (et qu’en est-il vraiment) ?

[14] Odile Launay est vice-présidente du Comité technique des vaccinations (CTV), en France.

[15] In Le Figaro Santé, ibid.

[16] Wikipedia

[17] LE Figaro Santé, ibid., citant Annick Guimezanes (immunologiste et auteur de Vaccination : agression ou protection ?) et Marion Mathieu (biologiste et coauteure de Vaccination : agression ou protection?)

[18] Organisation Mondiale de la Santé 14 juillet 2017, Le point sur l’innocuité des vaccins contre le HPV.

[19] Fondation contre le cancer, Belgique, Le papillomavirus, qu’est-ce exactement ?

[20] Wikipedia

[21] Vaccination-ifo.be, Gastro-entérite à rotavirus.

[22] La mutuelle générale, 19 octobre 2017, Gastro-entérite : faut-il vacciner les nourrissons contre le rotavirus ?

[23] France TV Info, ibid.

[24] La mutuelle générale, 19 octobre 2017, Gastro-entérite : faut-il vacciner les nourrissons contre le rotavirus ?

[25] InfoVac France, la plateforme d’information sur les vaccinations

[26] La mutuelle générale, ibid.

[27] Wikipédia

[28] OMS, 2018, Le point sur l’innocuité des vaccins contre les rotavirus.

[29] OMS, Ibid.

[30] OMS, Ibid.

[31] La mutuelle générale, ibid.

[32] INFOVAC Suisse, 11 octobre 2020, Rougeole.

[33] https://www.participate-autisme.be/go/fr/comprendre-l-autisme/comprendre-le-diagnostic/les-causes-de-l-autisme/autres-causes-de-l-autisme/le-vaccin-contre-la-rougeole.cfm

[34] Le Figaro santé 06/03/2019, Une vaste étude dément une nouvelle fois le lien entre vaccin et autisme

[35] https://www.infovac.ch/fr/component/gd/?view=listing&did=0&fid=474

[36] France TV Info, ibid.

[37] Wikipédia

[38] Le Figaro Santé, 04/12/2017, Le vaccin contre la dengue est dangereux pour certains malades.

[39] France TV Info, ibid.

[40] France TV Info, ibid.

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