La Déclaration de Politique communautaire a déjà fait couler beaucoup d’encre. Nous allons en remettre une couche en approfondissant les sujets déjà abordés tout en ajoutant d’autres, tout aussi importants que les premiers, mais dont on parle moins.
En février 2014, notre plate-forme lançait l’Appel à Refondation qui a amené le précédent Gouvernement à mettre en place le Pacte pour un enseignement d’excellence. Si ce dernier a été moins loin que ce que nous espérions, il reste que l’accord obtenu est une réelle avancée sur l’Ecole de l’échec. Même avec un tronc commun à minima, même avec des objectifs réduits (je pense aux objectifs sur le redoublement qui ne visent pour celui-ci qu’une diminution de 50%, ou au peu de volonté pour contre les orientations vers l’enseignement spécialisé), nous tenons à ce qu’il soit mis en place. L’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles ne doit plus être le plus mauvais élève de l’OCDE, celui qui casse les gosses, les oriente vers la relégation et amplifie les inégalités scolaires et sociales.
Ce compromis entre divers acteurs du monde de l’école et du monde politique ne doit plus être remis en cause. L’accouchement a été douloureux, mais des enfants, des élèves, des jeunes, des familles sont toujours dans la souffrance et cela suffit ! Le Pacte est un espoir, le premier depuis des décennies de laisser-aller, de Décrets peuplés de bonnes intentions mais sans la moindre volonté de les faire appliquer. Au mieux, le Pacte peut être amélioré, mais en aucun cas il ne doit être amendé ou détricoté !
C’est cette volonté que nous attendions de lire dans une Déclaration de Politique Communautaire progressiste. On nous avait laissé espérer un Gouvernement le plus progressiste possible qui allait prendre le Pacte à bras le corps ; force est de constater qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.
Si le Gouvernement veut positivement « mettre en oeuvre le processus d’accompagnement personnalisé des élèves afin de renforcer la maîtrise des savoirs de base et de lutter contre les inégalités, l’échec et le décrochage scolaire. », l’ensemble de la DPC a des accents adéquationnistes : « La poursuite du redéploiement économique des deux Régions passe nécessairement par un enseignement de qualité, ce qui nécessite entre autres une confiance accrue aux acteurs de terrain et des formations en lien avec le monde du travail. Elle veillera spécifiquement à l’adéquation entre la formation et les métiers, notamment les métiers en pénurie. »
Pour le Gouvernement, l’Ecole n’a plus pour mission première de former un citoyen réflexif, ouvert aux autres et soucieux de construire une société nouvelle basée sur plus de justice, mais doit d’abord former des super-travailleurs qui auront mission de sauver Bruxelles et la Wallonie. Personne ne s’est posé la question « Et s’ils ne voulaient pas sauver Bxl et la Wallonie ? S’ils voulaient simplement être heureux et choisir les métiers qui leur plaisent… ou pas de métier du tout ? S’ils voulaient partir faire le tour du monde, vivre dans d’autres pays, escalader des montagnes, planter des fleurs, bâtir des cités nouvelles en bambou ou, tout simplement, sauver la planète ? »
La DPC parle bien « d’examiner l’extension à deux heures de l’éducation à la philosophie et à la citoyenneté pour l’ensemble des élèves de l’enseignement obligatoire » et de « renforcer la démocratie scolaire dès le plus jeune âge afin de faire des élèves des citoyens à part entière. » mais cela suffit-il à former des citoyens réflexifs ? Le rôle de l’école doit être de rendre accessible à chacun·e le bagage de connaissances et de compétences nécessaires pour appréhender le monde et pour participer activement à sa transformation vers plus de justice, non pour en faire des travailleurs préformatés.
Le rôle de l’Ecole n’est pas de former les élèves à utiliser des outils mais de les former à construire des outils. Leurs outils, ceux dont ils auront besoin ! Les outils qui leur permettront de rendre notre société plus juste, plus équitable pour les plus fragiles ; une société inclusive dans laquelle chacune et chacun aura sa place.
En résumé, sur l’Ecole, la DPC est mi-chèvre, mi-chou. Elle n’a pas les accents progressistes que nous espérions suite à la note coquelicot. La faute en revient certainement aux partis politiques déserteurs qui n’ont pas fait l’appoint progressiste nécessaire à une Ecole du même nom.
Nous allons maintenant, à tour de rôle aborder les sujets de la DPC qui nous préoccupent le plus. Il n’est pas question, pour nous de jeter le bébé avec l’eau du bain, mais nous veillerons, pendant toute la législature, à ce qu’on ne noie pas le Pacte ou que des mesures réactionnaires ne le détricotent.
Pour la plate-forme de lutte contre l’échec scolaire :
Jean-Pierre Coenen Président de la Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire
La Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire, créée en 2003 par la Ligue des Droits de l’Enfant, comprend les actrices et acteurs suivant·e·s :
Les associations suivantes : L’APED – Appel pour une Ecole Démocratique CGé – Changement pour l’Egalité La FAPEO – Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel Infor-Jeunes Laeken La Fédération Francophone des Ecoles de Devoirs La Ligue des Droits de l’Enfant La Ligue des Familles Lire et Ecrire Le Mouvement Ouvrier Chrétien Le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté Une Toute Autre Ecole
Les syndicats de l’enseignement suivants : La CSC-Enseignement La CGSP-Enseignement Le SEL-SETCA
La Ligue des Droits de l’Enfant et la Ligue des Droits des Personnes handicapées travaillent conjointement pour la création de centres pouvant accueillir des personnes vivant avec un handicap de grande dépendance.
Au total, nous estimons entre 40 000 et 45 000, le nombre de personnes – et donc également de familles – touchées par la grande dépendance en Communauté française. Au delà des chiffres, nous constatons que les familles doivent se consacrer, dans leur foyer de leurs enfants, par manque d’institutions. Un constat mais aussi une réalité qui désacralise les personnes vivant avec un handicap de grande dépendance.
Nous pensons aussi à l’avenir, nous plaidons pour que les familles puissent bénéficier de l’accueil dans les écoles près de chez elles, dans leur quartier. Où les jeunes peuvent être scolarisés dans une école ouverte à toustes, c’est-à-dire une école inclusive. En luttant avec cette approche inclusive nous luttons aussi contre toute forme d’isolement pour les personnes vivant avec un handicap de grande dépendance. C’est un appel du pied aux Régions Wallonne et Bruxelles-Capitale qui n’attendent qu’un signal de la Cour européenne de Justice.
Aujourd’hui Ligue des Droits de l’Enfant et la Ligue des Droits des Personnes handicapées a la volonté de créer un projet de société pour toustes. Nous soutenons un projet d’accueil qui démarre dès la petite enfance par la crèche, les écoles jusqu’à des projets pédagogiques pour l’âge adulte qui tient compte du vieillissement des familles et des personnes vivant avec un handicap de grande dépendance.
Ce projet, nous le voulons avec tous les citoyen.ne.s qui veulent s’impliquer :
Parce que c’est un droit de la personne handicapée.
Parce que le handicap touche chaque citoyen de près ou de loin, que ce soit dans son voisinage, au sein de sa famille, chez des proches, des collègues, …
Parce que de nombreuses familles sont en recherche de solutions qu’elles ne trouvent pas et désespèrent d’en trouver un jour.
Parce que personne n’est à l’abri du handicap de grande dépendance.
Parce que les Régions n’ont pas – ou ne se donnent pas – les moyens pour mettre en place l’accueil de toutes les personnes vivant avec un handicap de grande dépendance.
Parce que la solidarité humaine peut changer notre société. De nombreux citoyens veulent une société moins individuelle, plus solidaire et ne trouvent pas suffisamment de mouvements pluralistes pour s’y impliquer. En défendant les droits des plus fragiles, des abandonnés, des laissés pour compte, de ceux que l’on cache, chacun participe à la construction d’une société solidaire.
A qui s’adresse ce projet de société ?
Ce projet s’adresse à tous les citoyens.
A tou.te.s celles et ceux pour qui le « vivre ensemble » est une valeur fondamentale, nous proposons un véritable projet de société. Notre projet doit fédérer des citoyens « ordinaires » autour du projet d’accueil des plus fragiles, des plus délaissés par la société, càd les personnes avec un handicap de grande dépendance.
En tentant de fédérer toute la société, nous lancerons en outre une dynamique qui dépassera le simple cadre du monde du handicap. Cela permettra aux gens qui adhéreront à ce projet de se retrouver autour de centres d’intérêt communs. Nos « fermes-villages » ou « quartiers-inclusifs » libres (communes libres) pourront devenir des centres culturels, des centres de débats, des centres de vie. Bref, des lieux qui attirent les gens…
Un projet de société est avant tout un projet politique
Un projet de société est, par définition et avant tout, un projet politique. C’est proposer une autre société et donc une autre relation entre les citoyen.ne.s. Et donc un autre projet de vie : un projet dans lequel chacun.e peut se retrouver, qu’il/elle soit handicapé.e ou non, riche ou pauvre, ayant ou non une profession, résident ou réfugié politique, jeune ou moins jeune, fille ou garçon, de toute couleur politique respectueuse des Droits fondamentaux, ayant ou non une religion, etc. Et ce, à la condition unique de respecter et promouvoir les Droits fondamentaux de tou.te.s.
Le projet « Les Etoiles de la Voie lactée » a pour objectif d’accueillir les personnes vivant avec un handicap de grande dépendance tout au long de leur vie, dans un environnement réellement inclusif qui est un véritable projet sociétal novateur. Ses objectifs sont notamment :
Une société plus juste
Un projet altermondialiste, dans le sens où un autre monde est possible, un monde où les plus fragiles ont leur place. Notre projet veut assurer un avenir pour chaque personne vivant avec un handicap de grande dépendance. Il met en avant des valeurs comme la démocratie, la justice économique, la sauvegarde de l’environnement et les droits humains en vue d’une mondialisation maîtrisée et solidaire.
Un projet qui vise une société plus équitable pour tou.te.s. Les personnes avec handicap ne peuvent plus être considérées comme non productives ou comme un poids pour la société ; Une éducation adaptée dès le plus jeune âge et un accompagnement adapté et individualisé tout au long de la vie doivent leur permettre de développer des compétences (elles en ont), d’atteindre la plus grande autonomie possible et de mener une vie digne de ce nom quel que soit le degré de leur handicap…..
Une société plus solidaire
Un projet véritablement inclusif, pleinement intégré dans la société civile, en relation avec les citoyen.ne.s et permettant à chacun.e de se rencontrer et de construire ensemble un monde plus juste.
Un projet de société citoyen qui :
soutient tout projet de défense des Droits fondamentaux de tou.te.s les citoyen.ne.s ;
lutte contre toutes les discriminations touchant aux personnes ayant un handicap et, par conséquent toutes les discriminations touchant tou.te.s les citoyen.ne.s, notamment en matière de lutte pour l’égalité absolue entre les femmes et les hommes ;
refuse toutes formes de racisme, de xénophobie, d’homophobie, d’antisémitisme et d’intégrismes ;
accueille toute personne discriminée en raison de sa couleur de peau, de son origine, de son orientation ou de sa réalité sexuelle, de ses valeurs progressistes, écologiques, féministes ou de défense des droits fondamentaux.
Un projet véritablement éducatif
Notre projet vise à permettre à chacun.e de devenir un.e citoyen.ne d’un monde où chacun.e a le droit d’être éduqué.e, formé.e, informé.e…. D’abord les personnes accueillies (écoles, hébergement, accueil de jour, …), les travailleurs des fermes-villages, des quartiers-inclusifs (et, forcément leurs familles), les familles des résidents et des enfants, ainsi que tout citoyen qui sera en lien, de près ou de loin avec nos fermes-villages.
Un projet véritablement écologique
Notre projet est un véritable projet écologique visant à l’amélioration de la santé des citoyen.ne.s en proposant des produits naturels à la fois écologiques et bios. Notre projet respecte les êtres humains, les animaux et la nature dans son ensemble.
Ces derniers jours, une presse en quête de sensationnalisme et d’abrutissement de la pensée a relayé l’info du siècle : une équipe pédagogique a décidé de respecter la diversité des familles et de ne plus faire de bricolages pour les fêtes des mères et des pères. La famille nucléaire, telle que l’ont inventée les religions, est en partie remplacée par de multiples autres formes. Leurs enfants ne se retrouvent plus toujours dans le discours de l’école, notamment à l’époque des fêtes des pères et des mères ; tout comme les familles qui ne trouvent plus toujours leur place à l’école (pour autant qu’elles l’aient jamais trouvée). Fruit d’une longue réflexion pédagogique, la décision respecte la pluralité des familles et la réalité des enfants. La Ligue des Droits de l’Enfant apporte son soutien à cet établissement qui, comme d’autres trop rares, pense au quotidien à l’accueil de la diversité des familles et des enfants qu’elle accueille. Voici notre réaction :
Pour avoir, comme d’autres écoles, fait le choix de ne plus faire de bricolage pour la fête des mères (mais aussi celle des pères), c’est toute une école qui est salie par une armée de trolls incapable de penser plus loin que le bout de leur nez, le tout relayé une « certaine » presse en manque de sensationnalisme. On a même vu des ministres flamingants et une ex-ministre catho « bon teint » reconnaissant ne rien savoir des raisons de la décision, embrayer pour ne rien dire d’intelligent et ainsi renforcer la cacophonie (une vieille habitude politicienne).
Singelijn est une école qui respecte toutes les diversités. L’équipe pédagogique a mis en place une pédagogie active afin de porter au mieux tous les enfants, quels qu’ils soient. L’école intègre des enfants porteurs de déficiences ou de handicaps, alors qu’ils sont rejetés par de nombreuses écoles qui, elles, ne portent pas la moindre réflexion sur le sens et le rôle de l’Ecole. Chaque famille y est respectée. La décision de l’équipe pédagogique est donc la suite logique d’une longue réflexion. N’en déplaise à quiconque, la décision prise va dans le sens de plus de respect pour les enfants qui vivent dans des familles monoparentales, plurielles, séparées, recomposées, homoparentales, cohabitantes, d’accueil, intergénérationnelles, adoptives, multiculturelles, nucléaires « classiques », etc. En cela, l’école Singelijn fait oeuvre de pédagogie (mot haït des trolls) et montre le chemin de l’accueil de tou.te.s. Il serait, sans nul doute, bon que d’autres écoles ouvrent le chantier de l’intégration de la diversité des enfants et des familles.
Toute notre pensée pour l’équipe pédagogique de Singelijn et pour Dominique, son directeur qui portent un projet pédagogique remarquable et qui, injustement, subissent un lynchage trollesque, bête et idiot.
Dans tous les domaines, le Gouvernement Michel – De Wever fait des choix profondément injustes, alors que des alternatives existent, plus justes et plus efficaces.
En fiscalité, des cadeaux innombrables pour les plus riches et les grandes entreprises, des impôts et des pertes de revenus – parfois énormes – pour les travailleurs et plus particulièrement les travailleuses, et les populations appauvries ou précarisées … alors qu’il y a des solutions fiscales simples, justes et efficaces – à commencer par une taxe sur les grandes fortunes.
Dans nos services publics, notre vivre ensemble est menacé : non-remplacement du personnel, diminution des moyens pour la culture, l’école, les transports en commun, la justice …, alors qu’investir dans ces services publics crée de l’emploi, de la richesse commune et permet une société plus écologique.
Face au chômage, la seule réponse de ce Gouvernement est de faire travailler les aînés plus longtemps, de harceler chômeurs et prépensionnés, alors qu’une Réduction Collective du Temps de Travail permettrait de travailler tous et de vivre mieux.
Face au défi de l’appauvrissement, des migrations, du changement climatique et du danger nucléaire, de l’accès à la Justice, de l’échec scolaire, de la menace du TTIP …, nous avons des alternatives porteuses d’espoir et de justice. Mais le Gouvernement Michel – De Wever, et certaines politiques des gouvernements régionaux ou communautaires, font le choix de politiques austéritaires socialement injustes, mais aussi économiquement toxiques pour l’emploi et la prospérité.
Les inégalités explosent et mettent en péril notre démocratie elle-même. Seule une très étroite frange d’ultra-privilégiés peut trouver intérêt à ces politiques absurdes et injustes : ce Gouvernement est bien le Gouvernement des 1 % contre les intérêts de la population, contre l’espérance d’une véritable démocratie.
* * *
Ce Gouvernement a suscité, dès son arrivée, une vague d’indignation et de résistance comme notre pays n’en avait pas connue depuis des décennies – avec notamment 120.000 personnes, venues de tous les horizons, dans les rues de Bruxelles le 6 novembre. Cette indignation a aussi fait naître au Nord puis au Sud du pays, un large mouvement de citoyen-nes et d’organisations qui ne veulent plus d’une société où le profit et l’égoïsme commandent tout, mais veulent que les valeurs du cœur l’emportent sur l’obsession de la rigueur budgétaire.
Ce grand mouvement de contestation a montré qu’un lien fort est possible entre organisations syndicales, et associations féministes, de lutte contre la pauvreté, d’agriculteurs, d’acteurs culturels… Durant ces 6 mois, le Gouvernement Michel – De Wever a fait semblant d’entrer dans la concertation sociale, mais a avancé au travers de nos droits fondamentaux comme un bulldozer.
Nous avons perdu (provisoirement) des batailles ; mais nous refusons de capituler. Nous n’allons pas – même silencieusement – collaborer avec un gouvernement qui détruit notre pays et tout ce qui faisait sa richesse.
Aussi longtemps que ce sera nécessaire, tant que ce gouvernement de destruction sociale détruira nos droits, celui de tous les habitants de notre pays, et des plus faibles ou des plus précaires en particulier, nous serons ensemble pour lui résister. Chaque organisation reste maître du rythme et des formes de ses actions, mais nous croyons ensemble à la nécessité d’une pression continue et d’un crescendo d’actions, rassemblements, occupations, et y compris des grèves importantes pour empêcher ce mauvais gouvernement de nuire. La manifestation nationale du 7 octobre sera un premier grand moment d’expression de notre résistance.
La présente déclaration n’appartient à personne, à aucun parti, à aucune association ou aucune organisation ; mais elle rassemblera, sous l’affirmation Ensemble pour Résister, toutes celles et tous ceux qui refusent de laisser le gouvernement Michel – De Wever et les politiques d’austérité en Europe et dans les régions, détruire tout ce qui nous permet de vivre ensemble dans une société digne. Organisations signataires
1. Blairon Jean, Directeur De RTA-Réalisation, Téléformation, Animation 2. Chabbert Delphine, Secrétaire Politique De La Ligue Des Familles 3. Chardome Pascal, Président CGSP Enseignement 4. Coenen Jean-Pierre, Président Ligue Des Droits De L’enfant 5. Cue Nico, FGTB Métal Wallonie-Bruxelles 6. Demoulin Stéphanie, Coordinatrice Fédération Francophone Des Ecoles De Devoirs Asbl 7. Deswaef Alexis, Président De La Ligue Des Droits De l’Homme 8. Djegham Myriam, MOC Bruxelles 9. Dorchies Michel, Secrétaire Fédéral, CSC Wallonie Picarde 10. Englert Thomas, JOC 11. Ernst Eugène, Secrétaire Général, CSC-Enseignement 12. Heldenbergh Pierre, Administrateur de l’asbl Les Grignoux 13. Julie MAENAUT, Plate-forme d’action santé et solidarité Actieplatform gezondheid en solidariteit 14. Lieben Gilbert, CGSP Wallonne 15. Lismont Joan, Président SEL-SETCA 16. Mahy Christine, Secrétaire Générale, Réseau Wallon De Lutte Contre La Pauvreté 17. Massaer Chantal, Inforjeunes Laeken 18. Mawet Fred, secrétaire générale, CGé 19. Namotte Jean-Marc, Secrétaire Fédéral, CSC Liège-Huy-Waremme 20. Pagnoulle Christine, ATTAC Wallonie-Bruxelles 21. Praile David, coordinateur du Réseau Belge de Lutte contre la Pauvreté. 22. Puissant Daniel, secrétaire du Réseau pour la Justice Fiscale 23. Schoemann Pierre, LAMA ASBL 24. Steinbach Christine, Equipes Populaires 25. Surleau Dominique, Secrétaire générale de Présence Et Action Culturelles 26. Umay Semra, Directrice Du C-Paje Collectif Pour La Promotion De l’Animation Jeunesse Enfance Asbl 27. Van Keirsbilck Felipe, Secrétaire général CNE 28. Vanden Eede Stéphane, Acteurs Des Temps Présents 29. Vansnick Philippe, Secrétaire Fédéral Adjoint CSC, Bruxelles-Hal-Vilvorde 30. Verteneuil Robert, Secrétaire Fédéral Centrale Générale FGTB
31. Puissant Daniel, secrétaire du Réseau pour la Justice Fiscale
Premier agenda de lutte et d’actions : Pour résister Ensemble, nous multiplierons les actions nationales ou locales.
Dans le calendrier, nous annonçons déjà : ◦ le dimanche 6 septembre, veille du sommet européen sur l’agriculture : un rassemblement « Tous Paysans » pour défendre nos agriculteurs face au danger du TTIP ; ◦ la grande manifestation du Front Commun Syndical le 7 octobre ; ◦ l’accueil des marches européennes et l’encerclement du Sommet Européen le 15 octobre ; ◦ la journée, « Ensemble, avec force et sans peur, brisons l’enfermement de l’appauvrissement » à Namur le 16/10 ; ◦ la marche européenne « austérité = pauvreté » lors de la journée internationale de lutte contre la pauvreté le 17/10 ; ◦ la réédition de la « Grande Parade » le 20 mars ; ◦ une contestation forte de l’austérité lors du Premier Mai, qui est la fête des Travailleurs et non pas « du Travail » comme le croit le MR.
Dans son homélie de ce premier dimanche d’avril, l’Archevêque de Malines-Bruxelles s’est trompé de cible en dénonçant le « drame » de l’avortement. S’il pensait défendre les enfants, c’est raté !
Prétendre défendre les droits des enfants, sans défendre d’abord celui des femmes, est un attrape-nigaud, une confusion dont l’Eglise est coutumière. Défendre la vie, défendre les enfants, c’est d’abord défendre le droit des femmes et des filles et donc aussi leur droit de décider quand elles veulent avoir un enfant et avec qui. Défendre le droit des enfants, ce n’est pas condamner les femmes à devoir avorter dans la clandestinité avec tous les risques que cela comporte.
Si nous devons encore nous battre, aujourd’hui, pour viser à plus d’égalité entre femmes et hommes et donc, plus d’égalités entre petites filles et petits garçons, c’est principalement dû à la « politique » de l’Eglise catholique romaine qui, depuis près de 2000 ans a cantonné les femmes dans un rôle de reproductrice et de mères de familles, ne disposant pas de la pleine propriété de leur corps qui appartenait soit à leur mari, soit à Dieu – donc à l’Eglise (par ex., les religieuses). En Belgique, il a fallu attendre 1990 ans pour que les femmes puissent – enfin – décider légalement de ce qu’elles font de leurs ventres.
Les femmes et les filles sont encore trop souvent victimes de discriminations et d’agressions physiques et sexuelles, tant au sein de la société qu’au sein des familles. Le « devoir conjugal » – notion de droit canonique qui voyait dans la «copula carnalis » un fait et un effet du mariage, reste ancrée dans trop de mentalités. L’Eglise a d’énormes responsabilités dans la discrimination dont les femmes et les filles ont été et sont encore victimes aujourd‘hui.
Enfin, le « discours » de défense des enfants sonne faux. En effet, l’Eglise de Belgique méprise à la fois les droits des femmes mais aussi les droits des enfants qu’elle prétend défendre. Nous ne retiendrons, pour exemple, que la politique de ses « bonnes » écoles « Saint Elitiste » qui sélectionnent et orientent les enfants en fonction de leur origine sociale. Dans ce massacre des innocents, les écoles catholiques « huppées » sont à pointe de la discrimination et montrent le chemin, très loin de la parole de l’Evangile…
Nous invitons donc l’Archevêque de Malines-Bruxelles, tant qu’il est aux affaires de sa petite entreprise – ce qui ne lui laisse que peu de temps – de reconnaître enfin les grandes responsabilités de l’Eglise catholique face aux injustices dont sont victimes les femmes et les enfants aujourd’hui encore, et à faire son mea culpa. Ce serait un signe de réconciliation avec toute la société.
Le « drame » de l’avortement ? Et si l’Eglise catholique commençait par balayer devant sa porte ?
Dans son homélie de ce premier dimanche d’avril 2105, l’Archevêque de Malines-Bruxelles s’est trompé de cible en dénonçant le « drame » de l’avortement. S’il pensait défendre les enfants, c’est raté !
Prétendre défendre les droits des enfants, sans défendre d’abord celui des femmes, est un attrape-nigaud, une confusion dont l’Eglise est coutumière. Défendre la vie, défendre les enfants, c’est d’abord défendre le droit des femmes et des filles et donc aussi leur droit de décider quand elles veulent avoir un enfant et avec qui. Défendre le droit des enfants, ce n’est pas condamner les femmes à devoir avorter dans la clandestinité avec tous les risques que cela comporte.
Si nous devons encore nous battre, aujourd’hui, pour viser à plus d’égalité entre femmes et hommes et donc, plus d’égalités entre petites filles et petits garçons, c’est principalement dû à la « politique » de l’Eglise catholique romaine qui, depuis près de 2000 ans a cantonné les femmes dans un rôle de reproductrice et de mères de familles, ne disposant pas de la pleine propriété de leur corps qui appartenait soit à leur mari, soit à Dieu – donc à l’Eglise (par ex., les religieuses). En Belgique, il a fallu attendre 1990 ans pour que les femmes puissent – enfin – décider légalement de ce qu’elles font de leurs ventres.
Les femmes et les filles sont encore trop souvent victimes de discriminations et d’agressions physiques et sexuelles, tant au sein de la société qu’au sein des familles. Le « devoir conjugal » – notion de droit canonique qui voyait dans la « copula carnalis » un fait et un effet du mariage, reste ancrée dans trop de mentalités. L’Eglise a d’énormes responsabilités dans la discrimination dont les femmes et les filles ont été et sont encore victimes aujourd‘hui.
Enfin, le « discours » de défense des enfants sonne faux. En effet, l’Eglise de Belgique méprise à la fois les droits des femmes mais aussi les droits des enfants qu’elle prétend défendre. Nous ne retiendrons, pour exemple, que la politique de ses « bonnes » écoles « Saint Elitiste » qui sélectionnent et orientent les enfants en fonction de leur origine sociale. Dans ce massacre des innocents, les écoles catholiques « huppées » sont à pointe de la discrimination et montrent le chemin, très loin de la parole de l’Evangile…
Nous invitons donc l’Archevêque de Malines-Bruxelles, tant qu’il est aux affaires de sa petite entreprise – ce qui ne lui laisse que peu de temps – de reconnaître enfin les grandes responsabilités de l’Eglise catholique face aux injustices dont sont victimes les femmes et les enfants aujourd’hui encore, et à faire son mea culpa. Ce serait un signe de réconciliation avec toute la société.
Ce site internet peut utiliser des cookies pour votre confort de navigation. AccepterLire plusRejeter
Confidentialité & Cookies
Privacy Overview
This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may affect your browsing experience.
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. These cookies ensure basic functionalities and security features of the website, anonymously.
Cookie
Durée
Description
cookielawinfo-checkbox-analytics
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Analytics".
cookielawinfo-checkbox-functional
11 months
The cookie is set by GDPR cookie consent to record the user consent for the cookies in the category "Functional".
cookielawinfo-checkbox-necessary
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookies is used to store the user consent for the cookies in the category "Necessary".
cookielawinfo-checkbox-others
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Other.
cookielawinfo-checkbox-performance
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Performance".
viewed_cookie_policy
11 months
The cookie is set by the GDPR Cookie Consent plugin and is used to store whether or not user has consented to the use of cookies. It does not store any personal data.
Functional cookies help to perform certain functionalities like sharing the content of the website on social media platforms, collect feedbacks, and other third-party features.
Performance cookies are used to understand and analyze the key performance indexes of the website which helps in delivering a better user experience for the visitors.
Analytical cookies are used to understand how visitors interact with the website. These cookies help provide information on metrics the number of visitors, bounce rate, traffic source, etc.
Advertisement cookies are used to provide visitors with relevant ads and marketing campaigns. These cookies track visitors across websites and collect information to provide customized ads.