Les vaccins à ARN Messager peuvent-ils modifier notre ADN ?

Les vaccins à ARN Messager peuvent-ils modifier notre ADN ?

Comme écrit à la page précédente, les ARNm (pour ARN Messager) sont des molécules qui sont de simples copies de morceaux de notre ADN. En quelques sortes, des photocopies destinées à ne pas affaiblir notre génome par la production de protéines. Une fois celles-ci produites, les molécules d’ARNm s’autodétruisent.

L’ARNm a été découvert dans les années 1960 et, de ce fait, les vaccins à ARN messager sont étudiés depuis longtemps. « Il y a une dizaine d’années, les découvertes d’une biochimiste d’origine hongroise, Katalin Kariko, ont permis de trouver la façon d’utiliser l’ARN messager pour vacciner, chez les animaux et chez l’humain, en diminuant l’inflammation. Elle a modifié l’ARN messager pour diminuer l’inflammation créée et pour augmenter sa stabilité. Ça, c’est le point de départ des vaccins [1]». Il n’est pas tout à fait vrai que cette technologie n’a jamais été testée sur des humains. Les vaccins à ARN ont été testés sur au moins quatre virus : le Zika, la grippe, la rage et le cytomégalovirus. Mais ces essais cliniques n’ont pas dépassé la phase 1, ce qui limite le recul dont on peut disposer sur les observations cliniques[2]. L’idée est de détourner le système pour mettre au point des vaccins qui permettront à « nos cellules de fabriquer elles-mêmes le composant notre lequel notre organisme va apprendre à se défendre.[3] » En clair, il s’agit d’administrer un ARNm qui correspond à une protéine du virus que l’on cible (dans ce cas-ci le SARS-CoV-2), qui ne risque pas de nous rendre malades mais qui va permettre à notre organisme de se défendre. Cet ARNm ne s’adresse pas à notre génome mais va directement dans les usines de production de protéines (les ribosomes) où elle sera éliminée une fois les protéines produites. En ce qui concerne le SARS-CoV-2, il s’agit de la protéine S.

Muriel Moser détaille le fonctionnement : « l’ARN messager donne l’information génétique à nos cellules pour fabriquer la protéine S. La protéine S, c’est la clé du virus qui va rentrer dans la serrure de nos cellules ». La caractéristique des virus, par rapport aux bactéries par exemple, c’est qu’ils vont à l’intérieur de nos cellules. Ils ont besoin de nos cellules pour se développer. La spécialiste de l’immunobiologie poursuit : « un virus est un micro-organisme, que certains estiment ne pas être réellement un être vivant, simplement parce qu’il n’est pas capable de se répliquer de façon autonome. Il a besoin d’utiliser le métabolisme, l’énergie des cellules de l’hôte[4]« .

A la question de savoir si le vaccin peut modifier notre ADN, la réponse de Muriel Moser est claire : « Non, le vaccin ne modifie pas notre ADN génétiquement »[5]. Cela est impossible parce qu’il n’y a pas les enzymes nécessaires. En conclusion, « l’ARNm ne peut pas entrer dans les noyaux de nos cellules, là où se trouvent les quarante-six chromosomes contenant l’ADN humain car il faudrait que cet ARNm soit rétro-transcrit sous forme d’ADN, ce qui est du domaine de l’impossible[6] ».

Et l’agence fédérale des médicaments de préciser que « lorsqu’un vaccin à ARN messager est injecté, les particules lipidiques contenant l’ARNm sont rapidement absorbées par les cellules du corps par endocytose. L’ARNm est libéré des endosomes dans le cytoplasme où il est traduit en protéine sans se multiplier davantage. Les résidus du vaccin seront détruits dans les lysosomes de la cellule. Les produits de dégradation sont automatiquement décomposés et éliminés de notre corps. L’ARNm reste dans le cytoplasme des cellules et ne peut pas migrer vers le noyau de la cellule (où se trouve l’ADN). De plus, la structure moléculaire de l’ARNm est différente de celle de l’ADN. Par conséquent, il n’y a aucun risque de modification génétique ou de dommage à l’ADN après l’administration du vaccin. Par ailleurs, l’ARNm en lui-même n’est pas très stable. S’il n’est pas immédiatement converti en protéine par les ribosomes, l’ARNm se décompose relativement vite dans les cellules. L’ARNm qui n’est pas absorbé dans les cellules est également décomposé relativement rapidement.[7] »

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Muriel Moser, spécialiste de l’immunobiologie à l’Université Libre de Bruxelles, citée par la RTBF, ibid.

[2] Le Monde, 11 décembre 2020, Ibid.

[3] https://www.inserm.fr/information-en-sante/c-est-quoi/secret-fabrication-c-est-quoi-arn-messager

[4] Muriel Moser, spécialiste de l’immunobiologie à l’Université Libre de Bruxelles, citée par la RTBF, Est-ce que ce vaccin va nous modifier génétiquement ?

[5] Muriel Moser, spécialiste de l’immunobiologie à l’Université Libre de Bruxelles, citée par la RTBF, ibid.

[6] Le Monde, 11 décembre 2020, Ce que l’on sait de la sûreté des vaccins à ARN messager.

[7] AFMPS ibid. Les vaccins à ARN messager sont-il sûrs ? https://www.afmps.be/fr/humain/medicaments/medicaments/covid_19   

Les vaccins ont-ils été conçus trop rapidement ?

Les vaccins ont-ils été conçus trop rapidement ?

Les vaccins ont-ils été conçus trop rapidement ?

C’est une des craintes les plus fréquentes. La médecine moderne nous a habitués à ce qu’il faille des années pour mettre au point les vaccins comme les médicaments, au cours de nombreuses étapes successives. Hors, les vaccins contre le Coronavirus auront été conçus en moins d’un an. Vu l’urgence de la lutte contre la pandémie, plusieurs étapes ont été effectuées en même temps, ce qui permet de développer un vaccin plus rapidement. (…) Le développement de vaccins contre la COVID-19 est également accéléré par les connaissances acquises dans le domaine du développement des vaccins. Certaines entreprises ou instituts de recherche se basent sur des constructions existantes pour fabriquer leur vaccin[1].

L’immunité contre les coronavirus avait beaucoup été étudiée à l’occasion des alertes précédentes (l’émergence du SARS-CoV en Asie en 2003, et l’émergence du MERS-CoV en Arabie Saoudite en 2012). On savait donc qu’il était généralement suffisant de déclencher une réponse contre la protéine S pour obtenir une protection. Pour le SARS-CoV-2, la séquence de la protéine S a été rendue publique par les scientifiques chinois dès janvier 2020. La production d’ARN correspondant à cette séquence a pu se faire quasiment immédiatement, et beaucoup plus rapidement que la production de protéines ou la culture de virus[2].

Dans le cas d’espèce qui nous préoccupe, ce n’est pas une firme pharmaceutique qui a fait, seule, des recherches d’un vaccin. Des milliers de scientifiques dans le monde ont tout laissé tomber pour se concentrer sur celui-ci. Toutes les étapes ont été respectées, « en laboratoire, sur des animaux dans le cadre d’essais précliniques et cliniques (phases 1, 2 et 3). Les exigences strictes habituelles s’appliquent évidemment à chaque étape du développement[3]. »  Par exemple, « pour tester l’efficacité lors de la phase 3, ce ne sont pas 3000 personnes qui ont reçu le vaccin (comme c’est habituellement le cas), mais 35.000 ou 43.000 personnes. Ce qui veut dire que les précautions ont été plus importantes avec les vaccins contre le Covid-19 de Moderna et Pfizer-Bio-NTech qu’avec d’autres vaccins pour d’autres maladies que nous connaissons.  Ces sociétés ont donc réduit les risques en augmentant le nombre de volontaires pour les tests. [4]»

Mais contrairement à l’élaboration d’autres vaccins, certaines étapes ont pu être menées en même temps. De même, les autorités compétentes n’attendaient pas la fin de toutes les étapes pour s’assurer qu’elles ont été bien menées et qu’elles ont répondu aux critères de sécurité : « pour les dossiers COVID-19, toutes les données ne doivent pas être fournies dès le début de la demande d’autorisation. Les entreprises pharmaceutiques peuvent fournir les résultats dès qu’ils sont disponibles, en cours d’évaluation de la demande d’autorisation par les autorités compétentes. Il n’est donc pas nécessaire d’attendre que tous les résultats de chaque phase soient connus[5] . »

En conclusion, « le processus de développement et d’approbation des vaccins contre la COVID-19 est donc plus performant. Aucune étape importante n’est négligée lors de l’évaluation et ces vaccins doivent répondre aux mêmes exigences que tous les autres vaccins. Ce n’est que lorsqu’il existe des preuves suffisantes de la qualité, l’efficacité et la sécurité d’un vaccin qu’un avis positif est donné pour son autorisation de mise sur le marché.[6] »

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé) : Comment les vaccins contre la COVID-19 ont pu être développés si rapidement ? https://www.afmps.be/fr/humain/medicaments/medicaments/covid_19  

[2] Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française, Suisse, 29 décembre 2020 – Vaccins contre la Covid-19 : questions et réponses.

[3] AFMPS, ibid.

[4] Muriel Moser, spécialiste de l’immunobiologie à l’Université Libre de Bruxelles, citée par la RTBF, https://www.rtbf.be/info/societe/detail_trop-rapide-fiable-comment-sera-t-on-convoque-tout-savoir-sur-la-campagne-de-vaccination-covid-19-en-belgique?id=10665479

[5] AFMPS, ibid.

[6] AFMPS, ibid.

La famille des Coronavirus

La famille des Coronavirus

Les coronavirus sont une famille étendue de virus qui peuvent infecter à la fois l’homme et l’animal. Cette famille de virus (les Coronaviridae[1]) a été identifiée dans les années 1960. Leur réservoir naturel se trouve dans le monde animal. (oiseaux, chauves-souris, etc… mais aussi humains). Le SRAS-CoV tout comme le MERS-CoV ont tous deux la chauve-souris comme réservoir. Ces animaux y sont asymptomatiques. Il faut un intermédiaire pour transmettre ce virus à l’homme : la civette palmiste masquée pour le SRAS-CoV, vendue sur les marchés et consommé dans le sud de la Chine, et le dromadaire pour le MERS-CoV[2].

Très contagieux, ils se communiquent par contact (serrage des mains, embrassades, …) et par voie aérienne (microgouttelettes). Cette famille de virus est responsable de maladies émergentes (nouvelles maladies), dues aux mutations des virus.

Le SARS-CoV-2 est le septième coronavirus capable d’infecter l’être humain. Certains sont capables de transmettre des « symptômes hivernaux » (rhumes), le SRAS-CoV est responsable du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère, apparu pour la première fois en Chine en 2002) et le MERS-CoV, quant à lui, est responsable du MERS (Middle East Respiratory Syndrome : syndrome respiratoire du Moyen-Orient, détecté pour a première fois en 2012 en Arabie saoudite).

Il s’agit d’un virus à ARN (Acide ribonucléique) qui est un acide nucléique très proche de l’ADN. L’acide nucléique fait partie des 4 principales classes de composés organiques indispensables à nos cellules (avec les protéines, les glucides et les lipides). Les ARNm (pour ARN Messager) sont des molécules, qui sont de simples copies de morceaux de notre ADN, et qui sont « chargées de transmettre les informations de notre précieux génome pour permettre la synthèse des protéines nécessaires au fonctionnement de nos cellules[3]. »

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Coronaviridae veut dire « virus en couronne »

[2] Inserm ; Coronavirus et ovid-19, du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère. https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov

[3] https://www.inserm.fr/information-en-sante/c-est-quoi/secret-fabrication-c-est-quoi-arn-messager

Controverses sur les vaccins, qu’en est-il réellement ?

Controverses sur les vaccins, qu’en est-il réellement ?

Il y a aujourd’hui un solide consensus scientifique sur les bienfaits de la vaccination. Croire que tous ces scientifiques sont des comploteurs relève de la bêtise. Cette croyance met en danger les plus faibles : les enfants et principalement ceux des « antivax », ainsi que les personnes âgées ou à comorbidité[1]

Selon ces mouvements issus des réseaux sociaux, la vaccination serait inutile ou nuisible. On vient de le lire, certains antivax prétendent même qu’ils pourraient déclencher certaines maladies comme la sclérose en plaques ou certains troubles comme l’autisme. Cela a amené à des diminutions de vaccinations et à des augmentations de cas de maladies qui auraient pu être évitées, voire une augmentation des décès, principalement d’enfants. Au Royaume-Uni, par exemple la baisse de la couverture vaccinale suite à la croyance erronée que la vaccination occasionnait de l’autisme, a eu pour conséquence une augmentation des troubles sérieux de la santé et plusieurs décès[2].  « Trois théories ont incriminé les vaccins. La première, énoncée par le fraudeur Andrew Wakefield, met en cause le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (vaccin ROR), qui endommagerait les intestins et provoquerait le passage de neurotoxines dans le sang. La seconde implique l’adjuvant thiomersal, toxique à hautes doses pour le système nerveux central, qui provoquerait des troubles neuro-développementaux. Enfin, l’injection combinée de plusieurs vaccins a été suspectée d’affaiblir le système immunitaire et, par-là, de causer l’autisme [3]».

En 2019, l’Organisation mondiale de la Santé a classé l’hésitation vaccinale parmi l’une des 10 principales menaces pour la santé dans le monde[4]. Le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) réuni par l’OMS définit cette hésitation de la manière suivante :  »  Par hésitation à l’égard des vaccins, on entend le retard dans l’acceptation ou le refus des vaccins malgré la disponibilité de services de vaccination. C’est un phénomène complexe, spécifique au contexte et variant selon le moment, le lieu et les vaccins. Il inclut certains facteurs comme la sous-estimation du danger, la commodité et la confiance[5] « .

Pourtant, la vaccination a sauvé tellement plus de vies qu’elle n’en a coûtées, qu’il serait peu raisonnable de jeter le bébé avec l’eau du bain et de la condamner entièrement, au risque de voir revenir des pandémies aujourd’hui éradiquées ou très largement restreintes. Chaque année, la vaccination sauve 2,5 millions de vies et évite autant de complications, toutes maladies confondues. Malheureusement, 1,5 millions d’enfants meurent encore chaque année, de maladies qui peuvent être évitées par la vaccination[6].

L’éradication de la seule variole sauve déjà 5 millions de vies par an. D’autres maladies sont candidates à l’éradication, comme la rougeole. Malheureusement, celle-ci est repartie à la hausse. Pour combattre la rougeole et prévenir les flambées épidémiques et les décès, il faut que les taux de couverture de la première et de la deuxième dose du vaccin atteignent 95 % et soient maintenus aux niveaux national et infranational. Le taux de couverture de la première dose stagne à l’échelle mondiale depuis plus d’une décennie, se maintenant entre 84 % et 85 %. Le taux de couverture de la deuxième dose augmente progressivement mais n’est aujourd’hui que de 71 %[7].

Au total, les vaccins ont permis de maîtriser à des degrés divers sept graves maladies humaines — la variole, la diphtérie, le tétanos, la fièvre jaune, la coqueluche, la poliomyélite et la rougeole[8].

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Larousse 2021 : Association de deux maladies, psychiques ou physiques, fréquemment observée dans la population (sans causalité établie, contrairement aux complications) ; état qui en résulte : L’obésité et l’arthrose de la hanche présentent une comorbidité.

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_sur_la_vaccination

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_sur_le_r%C3%B4le_de_la_vaccination_dans_l%27autisme

[4] RTBF ibid.

[5] Résumé des conclusions et recommandations du SAGE de l’OMS sur la réticence à la vaccination, OMS février 2015.

[6] Unicef, 13 avril 2015, La vaccination sauve 2 à 3 millions de vies par an.

[7] OMS 12 novembre 2020, Les décès dus à la rougeole ont augmenté de 50% dans le monde entre 2016 et 2019 pour atteindre 207 500 morts en 2019.

[8] Unicef, février 1996, Sept maladies maîtrisées par le vaccin.

Controverses sur certains vaccins

Controverses sur certains vaccins

Les craintes des effets secondaires de certains vaccins amène certains d’entre nous à refuser la vaccination ou à la postposer afin de voir si ces craintes sont fondées ou non. Depuis quelques années, plusieurs vaccins sont mis en cause dans l’apparition de certains troubles ou handicaps, comme l’autisme ou la sclérose en plaque. Toutes ces craintes ont été étudiées par les scientifiques. Voyons ce qu’ils en ont conclu.

  1. Vaccins ayant de l’aluminium comme adjuvant[1]

Il est indispensable de mettre un adjuvant dans les vaccins afin de déclencher une réponse immunitaire. L’aluminium est l’adjuvant le plus utilisé dans la majorité des vaccins « tués » (par exemple comme le DTPolio ou le vaccin contre l’hépatite B) car il est considéré comme le plus efficace et le mieux toléré. Il s’agit d’une dose extrêmement minime, bien moindre que ce que nous ingurgitons chaque fois que nous mangeons de la nourriture contenue dans un « papier » aluminium placé au frigo ou dans les boîtes à tartines de nos enfants. « Lorsque l’on prend en compte la vaccination pendant les 6 premiers mois de vie, suivant le schéma recommandé en Fédération Wallonie-Bruxelles, on arrive à plus ou moins 2,8 mg d’aluminium absorbé. En comparaison l’allaitement maternel pendant 6 mois amène plus ou moins 7 mg et le lait en poudre pendant 6 mois amène près de 40 mg[2] ».

Selon les scientifiques, les particules d’aluminium peuvent subsister dans le muscle à l’endroit de la piqûre et former une myofasciite à macrophage[3]. Cette présence peut devenir problématique chez certaines personnes ayant des prédispositions génétiques qui permettent à ces particules de migrer vers le cerveau. L’ANSM-France a relevé 515 cas confirmés entre 2002 et 2017, soit une moyenne de 32 cas par an. Toujours selon l’ANSM-France, « si le lien entre le vaccin et la présence d’aluminium au point d’injection fait consensus, le fait qu’il puisse causer des symptômes, en revanche, est extrêmement débattu. « De manière extrêmement majoritaire, la communauté scientifique internationale a réfuté cette hypothèse », concluait notamment l’Académie nationale de pharmacie dans un rapport sur le sujet, en 2016[4].

  • Le vaccin contre le H1N1 et son adjuvant le squalène

Le squalène est un lipide[5]que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine.    On le trouve également dans différents aliments, produits cosmétiques, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins[6].

Le Pandémrix, un vaccin contre la grippe A du laboratoire GlaxoSmithKline était soupçonné en 2011 de transmettre une narcolepsie à des enfants. La narcolepsie se caractérise par une somnolence sévère durant la journée. L’agence suédoise du médicament avait publié un rapport montrant que le risque de contracter une narcolepsie était quatre fois plus élevé chez les enfants de moins de 20 ans vaccinés avec le Pandémrix que chez les enfants non vaccinés. Une étude finlandaise allait dans le même sens.

Neuf années plus tard, les scientifiques relativisent ces chiffres : « Cet effet secondaire a été une énorme surprise. Mais il y a eu bien plus de cas chez les patients qui déclaraient une grippe que chez les personnes vaccinées, analyse Annick Guimezanes[7]. Par ailleurs, au Canada, le même vaccin n’a pas provoqué de cas de narcolepsie. L’adjuvant ne semble donc pas en être la cause mais pourrait être un facteur de risque chez des individus avec un profil génétique particulier.»

  • Le vaccin contre l’hépatite B

Dès le début des années 1990, ce vaccin a fait l’objet de controverses. Il était soupçonné de provoquer la sclérose en plaque. « La sclérose en plaques est l’une des maladies les plus courantes du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Il s’agit d’une affection inflammatoire, provoquant une perte de myéline dans le système nerveux central. La myéline est une membrane spéciale qui isole les nerfs, agissant un peu comme la gaine d’un fil électrique et permettant la transmission rapide de l’influx nerveux. Or, c’est la vitesse et le rendement de transmission de cet influx qui permettent à chacun d’exécuter des mouvements rapides et coordonnés sans efforts conscients. Il semble que les dommages causés à la myéline soient dus à une réponse anormale du système immunitaire, qui prend comme cible cette substance, plutôt que les agents infectieux extérieurs (bactéries et virus). La sclérose serait donc à considérer comme une maladie auto-immune.[8] »

Suite à cette controverse, les scientifiques ont mené de nombreuses études pharmaco-épidémiologiques qui ont conclu à une absence de lien de cause à effet. La campagne de vaccination a touché une tranche d’âge, les adolescents et jeunes adultes qui est celle où se déclare habituellement la sclérose en plaques. Les jeunes qui ont développé une sclérose en plaque ont donc été vaccinés à l’âge où l’on voir habituellement démarrer les maladies auto-immunes[9]. « Les résultats de plus d’une dizaine d’études pharmaco-épidémiologiques nationales ou internationales [n’ont] pas permis de démontrer l’existence d’une association significative entre le risque de survenue d’affections démyélinisantes centrales et la vaccination contre l’hépatite B. [10]» Il s’agirait donc de coïncidences.

  • Les vaccins contre les infections à papillomavirus

Le papillomavirus humain (Human Papillomavirus – HPV) est un virus très répandu qui se transmet par voie sexuelle et orale ; on estime que plus de 80% des personnes sexuellement actives seront infectées par ce virus à un moment ou l’autre de leur vie. Il en existe plus de 100 types différents, mais seulement une  douzaine  d’entre  eux  –  et  plus  particulièrement  les  types  viraux 16 et 18 – peuvent être à l’origine de cancers[11]. Le cancer du col de l’utérus est un des rares cancers dont la mortalité est en augmentation. Au Japon, par exemple, où la vaccination contre le HPV n’est pas recommandée proactivement, le taux de mortalité s’est accru de 3,5% entre 1995 et 2005 et devrait avoir augmenté de 5,9 % entre 2005 et 2015. L’accélération de la charge de morbidité est particulièrement visible chez les femmes de 15 à 44 ans. Dix ans après l’introduction du vaccin anti-HPV, son rythme de mise en place dans le monde reste lent et les pays où le risque de cancer du col utérin est le plus important sont aussi ceux où la probabilité que la vaccination anti-HPV ait été instaurée est la plus faible[12].

Autorisé en Europe depuis 2006, ce vaccin a fait l’objet d’un signalement au Danemark en 2011. Des cas de pertes de connaissance, de fatigues chroniques ou de douleurs musculaires ayant été constatés chez des jeunes filles récemment vaccinées contre ce virus. L’Agence européenne des médicaments avait reçu 363 signalements d’effets secondaires graves pour plus d’1,6 millions de doses injectées au Danemark. En Frances l’ANSM avait recensé 435 signalements dont 15 de sclérose en plaques et 120 pour d’autres maladies auto-immunes, pour plus de 5 millions de doses[13].

Le risque est-il établi ? Selon Odile Launay[14], citée par le Figaro Santé « Avec la vaccination contre les infections à papillomavirus, le plan de gestion de risque a permis de voir que les maladies auto-immunes ne sont pas plus fréquentes chez les jeunes filles vaccinées que chez celles non vaccinées. L’ANSM et l’assurance maladie, qui ont suivi plus de 2 millions de jeunes filles de 13 à 16 ans pendant plus de deux ans, viennent de publier un rapport rassurant sur la vaccination contre le papillomavirus. Il n’y a pas d’augmentation des maladies auto-immunes chez les jeunes filles vaccinées. Seul bémol: l’augmentation faible de syndrome de Guillain-Barré .[15]» Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) ou de Guillain-Barré-Strohl est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique[16].

Cependant, selon les scientifiques il est difficile de connaître le facteur déclenchant d’une maladie. « Il s’agit du dernier événement observé avant l’apparition des signes cliniques. Par exemple, une grossesse, une infection virale, un stress ou une vaccination[17]». « Et l’on sait notamment que la grippe peut déclencher, très rarement, un syndrome de Guillain-Barré. (…) Le sur-risque lié à la vaccination contre la grippe est 10 à 40 fois moins important que celui lié à l’infection.»

De nombreuses études dans le monde ont démontré l’innocuité des vaccins contre les papillomavirus. En 2017, l’OMS a commandité une revue systématique des événements indésirables graves suite à l’administration des vaccins anti-HPV. (…) La qualité des preuves produites dans les études a été considérée comme grande pour les essais contrôlés randomisés d’après l’évaluation systématique de ces preuves. On a considéré comme critères de jugement tous les événements indésirables graves, les affections ayant des conséquences médicales, les résurgences de maladies chroniques et les décès. Des données relatives à 73 697 individus ont été examinées. Des études de bas niveau ont été exclues en faveur de l’important corpus de preuves de plus haut niveau disponible. Pour l’ensemble des critères de jugement, les preuves fournies par les essais contrôlés randomisés étaient confirmées par des études de cohorte de bonne qualité, sans différence observée entre les taux d’événements indésirables graves sélectionnés chez les personnes exposées et non exposées au vaccin anti-HPV[18].

Des études ont suivi plusieurs millions de personnes à travers le monde. Néanmoins,  poursuit l’OMS, malgré les quantités considérables de données disponibles concernant l’innocuité des vaccins anti-HPV, l’attention continue de se focaliser sur des rapports de cas fallacieux et des allégations non substantiées.

Le risque de se focaliser sur des allégations non substantiées, c’est-à-dire des affirmations non vérifiées scientifiquement, est que la couverture vaccinale soit insuffisante dans un grand nombre de pays, avec des effets préjudiciables réels qui vont des verrues génitales aux cancers. Il faut rappeler que les papillomavirus humains sont particulièrement contagieux puisqu’ils toucheront plus de 80 % des femmes et hommes sexuellement actifs. Les rapports protégés ne constituent pas une garantie, car les virus se transmettent également pas la bouche et les mains[19].

  • Les vaccins contre les rotavirus

Les rotavirus sont la première cause de gastro-entérites graves chez les nourrissons et les jeunes enfants dans le monde[20]. En Belgique, on estime chaque année que plus de 15% des enfants de moins de 5 ans contracteront une gastro-entérite à rotavirus. A l’âge de 4-5 ans, pratiquement tous les enfants ont été infectés par le rotavirus. Bien que le risque de décéder d’une gastro-entérite à rotavirus soit faible en Europe, la maladie peut entrainer des déshydratations qui nécessitent une hospitalisation. En Belgique, depuis la généralisation de la vaccination, plus de 4 000 hospitalisations pour causes de diarrhées aiguës sont évitées annuellement[21].

En France, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) ne recommande plus le vaccin depuis 2015 pour cause d’effets secondaires. « Des effets indésirables exceptionnels, pourtant connus et prévisibles, ont entraîné le décès de deux nourrissons (depuis 2006), probablement liés à une prise en charge tardive (plus de 36 heures après le début des signes cliniques). La prise en charge défaillante pointée dans le décès des deux nourrissons ne remet pas en cause ni la sécurité ni l’intérêt de la vaccination contre le rotavirus selon le HCSP, qui préfère suspendre son avis favorable pour éviter que d’autres évènements identiques ne se produisent.[22] »

Si le vaccin n’est pas pour autant interdit, l’Assurance maladie, appelée à se prononcer sur son remboursement, l’a refusé. Et les médecins sont désormais invités à alerter les familles souhaitant vacciner leur enfant du risque d’invaginations intestinales aiguës et des manifestations – « crises douloureuses abdominales avec pâleur, vomissements, selles sanglantes, rectorragies » – qui nécessitent une prise en charge rapide[23].

Pourtant, chaque année, en France, les gastro-entérites aiguës chez les enfants de moins de 3 ans entraînent entre 8 et 17 décès, 30 000 consultations aux urgences et 14 000 hospitalisations[24] ! Aussi, et malgré ce revirement les pédiatres et infectiologues continuent à conseiller la vaccination des nourrissons en insistant sur une surveillance attentive des familles. Les experts infectiologues et pédiatres réunis dans InfoVac[25] regrettent que la France fasse figure d’exception et « renonce à protéger ses nourrissons contre les rotavirus au lieu d’améliorer la prise en charge des exceptionnelles invaginations intestinales[26] ».

Au niveau mondial (OMS) en 2011, le GACVS (Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale) avait noté que les vaccins Rotateq® et Rotarix® présentaient des profils d’innocuité satisfaisants malgré une augmentation du risque d’invagination intestinale (l’incorporation d’un segment d’intestin dans la portion intestinale située plus en aval, à la manière du repliement d’une longue-vue télescopique. Cela conduit à une occlusion intestinale avec douleurs, vomissements, arrêt du transit et éventuellement péritonite. L’invagination intestinale aiguë représente une urgence médico-chirurgicale.[27]), le bénéfice de ces vaccins outrepassant néanmoins le risque potentiel[28] (compris entre 1 et 2 cas pour 100 000 premières doses).

En décembre 2017, le GACVS a examiné des éléments récents sur l’impact des vaccins antirotavirus. Pour les évaluations ayant disposé de données suffisantes, les données provenant d’ECR (puissance et biais faibles) ont montré qu’il n’y avait pas de différence dans l’incidence des manifestations indésirables graves après l’utilisation des vaccins RV1, RV5, Rotasiil® ou Rotavac® par comparaison avec un placebo, jusqu’à 2 ans après la vaccination. Il existait des preuves conflictuelles émanant de sources différentes concernant l’existence d’un lien entre l’administration du RV1 ou du RV5 et une augmentation du risque d’invagination. Alors que les ECR ne mettaient en évidence aucune association entre la vaccination par les vaccins RV1 ou RV5 et l’invagination, des études de type SCCS (forte puissance, risque de biais mal déterminé) suggéraient un accroissement de ce risque dans les semaines suivant la vaccination[29].

Les raisons des différences observées pour le risque potentiel d’invagination dans les divers pays n’étant pas claires, un certain nombre d’hypothèses ont été avancées, dont : des variations dans l’âge de vaccination, des différences d’efficacité du vaccin (une plus faible efficacité pouvant, par exemple, être associée à un risque plus réduit d’invagination), l’usage concurrent du vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) ou du vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) (l’usage concurrent du VPO, par exemple, peut réduire à la fois l’efficacité du vaccin antirotavirus et le risque d’invagination intestinale); et l’hypothèse de l’effet déclencheur (selon laquelle la vaccination pourrait déclencher l’invagination chez un individu susceptible qui aurait pu présenter une invagination ultérieurement en l’absence de vaccination). L’ONU a suggéré que les futures études de suivi continuent d’évaluer ces variables[30].

En conclusion, même si les risques sont très faibles, le débat est loin d’être clos. En attendant, « les gastroentérites restent la première cause de mortalité infantile (en dehors de la période périnatale) dans le monde. Allemagne, Grande-Bretagne, Norvège… 15 pays européens et une centaine dans le monde recommandent la vaccination contre les rotavirus.[31] ». Les sociétés européennes d’infectiologie et de gastro-entérologie pédiatrique en ont fait autant, en recommandant de vacciner l’ensemble des nourrissons contre les rotavirus.

  • Vaccins contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole (ROR) et autisme ?

En 1998, une étude publiées dans la revue scientifique the Lancet suggérait un lien entre le vaccin ROR et des pathologies digestives et de l’autisme. Andrew Wakefield et ses co-auteurs, se basait sur le cas de 12 enfants ayant développé de l’autisme après avoir reçu le vaccin ROR. Rapidement, des centaines de parents inquiets ont refusé de laisser vacciner leur enfant. Pourtant, la rougeole, inscrite dans notre mémoire collective comme étant une maladie enfantine (donc bénigne), peut avoir des complications graves (environ une personne sur 6), telles que les pneumonies et les encéphalites (inflammation du cerveau), voire des séquelles neurologiques graves ou mortelles. De plus, cette maladie grave provoque une sorte d’amnésie du système immunitaire. Ce dernier ne peut plus reconnaître des maladies déjà reçues et donc, ne peut plus lutter contre celles-ci. Cette maladie est toujours bien présente en Europe. En Suisse, à cause de l’absence de vaccination dans certaines familles antivax, la rougeole provoquerait chaque année 40 à 70 encéphalites, et 15 à 40 décès[32].

Le travail d’Andrew Wakefield a été pourtant largement discrédité depuis. Il avait examiné un groupe d’enfants qui avait déjà contracté l’autisme et qui étaient tous vaccinés, sans savoir – ou en refusant de savoir – que les premiers signes d’autisme apparaissent plus ou moins à l’âge de la vaccination. Médecin gastro-entérologue, il ne rencontrait que des enfants avec autisme se plaignant de leurs intestins (on sait que les problèmes intestinaux sont plus fréquents chez les enfants avec un autisme)[33].

Une étude de grande ampleur publiée dans la revue Annals of Internal Medicine a tordu le cou (à cette manipulation – NDLA) et confirmé que le ROR ne déclenche pas l’autisme. Les auteurs, quatre universitaires danois, ont passé en revue les dossiers médicaux de 650.000 enfants nés au Danemark entre 1999 et 2010. Au cours de cette période, 6500 enfants ont développé des troubles du spectre autistique. Les chercheurs ont alors comparé le nombre d’enfants autistes parmi les vaccinés et les non-vaccinés (au Danemark, la vaccination n’est pas obligatoire) et n’ont trouvé aucune différence[34].

Les nombreuses études disponibles n’établissent aucun lien entre le nombre de vaccinations reçues dans la petite enfance ou entre la vaccination ROR et le risque d’autisme[35]. The Lancet a partiellement rétracté l’article en 2004, puis totalement en 2010, après plusieurs révélations : plusieurs enquêtes du journaliste Brian Deer ont montré qu’Andrew Wakefield avait reçu de l’argent de plusieurs parents cités dans l’étude, qui cherchaient des preuves en vue d’une plainte contre les fabricants de vaccins, que des données de l’étude avaient été manipulées, et qu’il avait tenté de déposer un brevet pour un vaccin concurrent. Andrew Wakefield a été radié par l’ordre des médecins britannique[36].

  • Vaccins contre la dengue

La dengue est la plus fréquente et la plus répandue des arboviroses (maladies virales dues à des arbovirus) ou infections virales transmises par des arthropodes (moustique, moucheron piqueur, tique). Elle est due aux virus de la dengue, transmis à l’être humain par l’intermédiaire d’un moustique diurne. Selon l’OMS, en 2018, 3,9 milliards de personnes dans 138 pays sont exposées au risque d’infection de dengue. Chaque année il y aurait environ 390 millions d’infections dans le monde, dont 96 millions de malades, un demi-million d’hospitalisés (dengue sévère), et 20 000 morts dont une très forte proportion d’enfants[37]. La dengue est une maladie qui progresse partout dans le monde.

Sanofi avait lancé le premier vaccin contre le virus, le Dengvaxia en 2016, mais l’année suivante, le fabricant avait prévenu que le vaccin Dengvaxia pouvait dans certains cas aggraver la maladie. Une analyse à long terme montre qu’il existe des «écarts de performance» entre les personnes déjà infectées par le virus et celles qui ne l’ont jamais contracté. Le vaccin protège effectivement les premières contre la dengue et les manifestations sévères qu’elle peut entraîner. En revanche, chez les personnes vaccinées qui n’ont aucun antécédent de dengue on constate «davantage de cas sévères de dengue» lorsqu’elles sont exposées au virus[38].

Au lieu de les immuniser, le vaccin aggravait l’infection. L’OMS, notamment, en déduit que « le risque d’hospitalisations et de formes sévères de dengue augmente significativement parmi les personnes vaccinées qui étaient séronégatives à la dengue au moment de la première vaccination [39]».

En Europe, le vaccin reste autorisé, mais uniquement pour les personnes de 9 à 45 ans ayant déjà contracté la maladie et vivant dans des régions où elle est endémique. L’OMS conseille de pratiquer un test de dépistage avant la vaccination[40].

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Le Robert 2021 – adjuvant : médicament, produit ajouté à un autre pour renforcer ou compléter son action.

[2] Vaccination-info.be https://www.vaccination-info.be/faq/3-pourquoi-y-a-t-il-de-laluminium-dans-les-vaccins/

[3] Wikipedia : La myofasciite à macrophages (MFM) est une entité tissulaire caractérisée par des lésions musculaires infiltrées par des macrophages (Les macrophages sont des cellules appartenant aux globules blancs, qui infiltrent les tissus.). La MFM est responsable d’un syndrome pseudo-grippal : douleurs musculaires et articulaires, une fatigue et une légère fièvre. Bien qu’il ne soit pas établi que cette entité histologique soit associée à un quelconque syndrome clinique, certains lui associent des symptômes variables.

[4] France TV Info, 22/12/2020 : Quels vaccins ont été soupçonnés d’effets secondaires graves avant ceux contre le Covid-19 (et qu’en est-il vraiment) ?

[5] Les lipides sont les éléments que nous appelons généralement « graisses ».

[6] Organisation Mondiale de la santé, adjuvants à base de squalène dans les vaccins https://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/adjuvants/squalene/questions_and_answers/fr/

[7] Annick Guimezanes, immunologiste et auteur de Vaccination: agression ou protection, citée par Le Figaro Santé, 26/06/2017, Treize questions autour des vaccins.

[8] Cliniques Universitaires St-Luc, Bruxelles https://www.saintluc.be/actualites/newsletters/038/index.php

[9] Le Figaro Santé, ibid.

[10] France TV info, ibid.

[11] Centre fédéral d’expertise des Soins de Santé, Belgique, 2019, Analyse coût-efficacité de la vaccination des garçons contre le virus HPV.

[12] Organisation Mondiale de la Santé 14 juillet 2017, Le point sur l’innocuité des vaccins contre le HPV.

[13] France TV Info, 22/12/2020, Quels vaccins ont été soupçonnés d’effets secondaires graves avant ceux contre le Covid-19 (et qu’en est-il vraiment) ?

[14] Odile Launay est vice-présidente du Comité technique des vaccinations (CTV), en France.

[15] In Le Figaro Santé, ibid.

[16] Wikipedia

[17] LE Figaro Santé, ibid., citant Annick Guimezanes (immunologiste et auteur de Vaccination : agression ou protection ?) et Marion Mathieu (biologiste et coauteure de Vaccination : agression ou protection?)

[18] Organisation Mondiale de la Santé 14 juillet 2017, Le point sur l’innocuité des vaccins contre le HPV.

[19] Fondation contre le cancer, Belgique, Le papillomavirus, qu’est-ce exactement ?

[20] Wikipedia

[21] Vaccination-ifo.be, Gastro-entérite à rotavirus.

[22] La mutuelle générale, 19 octobre 2017, Gastro-entérite : faut-il vacciner les nourrissons contre le rotavirus ?

[23] France TV Info, ibid.

[24] La mutuelle générale, 19 octobre 2017, Gastro-entérite : faut-il vacciner les nourrissons contre le rotavirus ?

[25] InfoVac France, la plateforme d’information sur les vaccinations

[26] La mutuelle générale, ibid.

[27] Wikipédia

[28] OMS, 2018, Le point sur l’innocuité des vaccins contre les rotavirus.

[29] OMS, Ibid.

[30] OMS, Ibid.

[31] La mutuelle générale, ibid.

[32] INFOVAC Suisse, 11 octobre 2020, Rougeole.

[33] https://www.participate-autisme.be/go/fr/comprendre-l-autisme/comprendre-le-diagnostic/les-causes-de-l-autisme/autres-causes-de-l-autisme/le-vaccin-contre-la-rougeole.cfm

[34] Le Figaro santé 06/03/2019, Une vaste étude dément une nouvelle fois le lien entre vaccin et autisme

[35] https://www.infovac.ch/fr/component/gd/?view=listing&did=0&fid=474

[36] France TV Info, ibid.

[37] Wikipédia

[38] Le Figaro Santé, 04/12/2017, Le vaccin contre la dengue est dangereux pour certains malades.

[39] France TV Info, ibid.

[40] France TV Info, ibid.

Controverses sur la vaccination

Controverses sur la vaccination

Celles-ci ne datent pas d’hier. Depuis la découverte de la vaccination, des voix se sont élevées pour s’y opposer. En Angleterre par exemple, pays de Jenner, la loi décrétant l’obligation de la vaccination contre la variole avec menaces d’amendes et d’emprisonnement en cas de désobéissance, déclencha des émeutes qui aboutirent au retrait de la loi au milieu du XIXe siècle.

De même, en Algérie, alors colonie française, la population manifesta son opposition sous prétexte qu’on y pratiquait déjà une variolisation populaire, entre le pouce et l’index. En 1904, à Rio de Janeiro, au Brésil, une révolte  (Revolta da vacina) fit une vingtaine de morts et plusieurs centaines de blessés.

Quel que soit le pays où les résistances se firent vives, la vaccination fut toujours le prétexte du soulèvement. Mais celles-ci prenaient naissances dans les injustices sociales (colonisation, transformations urbaines, résistances à l’administration et à l’Etat, …), les traditions tribales et les croyances religieuses.

Les familles s’opposèrent aussi à l’utilisation de leurs enfants comme réservoirs de la vaccine. Les expériences négatives de la vaccination bras à bras qui transmettait d’autres pathologies furent un motif de refus de se faire vacciner.

En 1804, deux chercheurs italiens, Gennato Galbiati et Michèle Troia, développèrent une technique qui permettait de cultiver la vaccine sur la peau des génisses. Le recours à la vache comme réservoir de vaccine permit d’abandonner la vaccination bras à bras. Mais cela suscita une nouvelle crainte, celle de l’animalisation et la peur de la transgression de la barrière entre les espèces.

Mais la recherche n’a pas été faite que de réussites et cela aussi explique certainement la méfiance de certains. En 1928, à Lübeck, plus de 70 enfants meurent après une vaccination au BCG. Le procès qui s’en suivit conclura à une « erreur » ; les enfants auraient reçu des bacilles tuberculeux au lieu de la souche atténuée. Depuis certains pays dont les Etats-Unis sont restés méfiants par rapport au BCG.

En 1903, L’Institut Pasteur envoie en mission Emile Roux à Rio de Janeiro afin de faire des expérimentations humaines avec des vaccins contre la fièvre jaune. Trois immigrés européens, un Portugais, un Italien et un Allemand meurent après 8 jours. Le « vaccin » leur a peut-être transmis le microbe de la fièvre jaune.

En 2017, l’arrivée aux Philippines d’un nouveau vaccin contre la Dengue a sauvé la vie de milliers d’enfants et évité 125 000 hospitalisations pour des manifestations sévères de la maladie. Malheureusement, la mort de 19 enfants, due à une infection sévère de Dengue liée au vaccin, a fait chuter la confiance dans la sécurité de TOUS les vaccins. Par peur, beaucoup d’enfants n’ont plus reçu leurs vaccinations de base et il y a eu au moins 477 décès dus à la rougeole.

Quand un vaccin se révèle dangereux en tout ou en partie, ou inefficace, tout l’édifice de la vaccination est malheureusement remis en cause. La médecine n’est pas une science exacte. Même de nos jours il reste de multiples inconnues dans les mécanismes de constitution de l’immunité de l’individu et du groupe social. La pandémie du Covid nous l’a bien démontré.

Plusieurs études ont démontré qu’une partie des Européens n’a pas l’intention de se faire vacciner. Du moins dans un premier temps. Si plus de 80% des personnes interrogées reconnaissent que se faire vacciner permet aussi de protéger les autres et que les vaccins sont rigoureusement testés avant d’être mis sur le marché, près d’un tiers sont persuadés que les vaccins affaiblissent le système immunitaire (31%) ou peuvent provoquer des maladies (38% et près de la moitié (48%) dénoncent un risque d’effets secondaires. Le niveau de connaissances sur les vaccins apparaît comme plus élevé dans les milieux les plus éduqués, les classes supérieures et les urbains[1].

Aujourd’hui le mouvement des antivax (ou « hésitants vaccinaux »[2]) est particulièrement virulent, profitant de la caisse de résonnance que sont les réseaux sociaux où tout et n’importe quoi de diffuse sans avoir pour autant de bases scientifiques. Ils tentent d’influencer les esprits faibles en faisant appel aux théories du complot. Il suffit de voir les événements de janvier 2021 à Washington et un peu partout aux Etats-Unis pour comprendre à quel point ces théories fumeuses touchent les populations peu éduquées. 

Depuis le début de cette étude, nous avons cherché les réponses à vos questions les plus fréquentes sur des sites fiables : sites d’informations sur les vaccinations, médias reconnus pour leur analyse impartiale des faits, … Les liens, en-dessous de toutes les pages, vous permettent de les consulter. En effet, ils sont plus détaillés que les réponses que nous avons voulues succinctes – et qui sont donc forcément incomplètes – afin d’en faciliter la lecture.


[1] Isabelle Marchais, experte associée, Institut Jacques Delors, Paris : Les Européens devant l’hésitation vaccinale, 8/12/2020

[2]RTBF info 08 décembre 2020 : « Ne les appelez plus « antivax » mais « hésitants vaccinaux », nourris par les réseaux sociaux »

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