Notre actualité
La maison, un lieu de scolarisation « secondaire »
Les devoirs relèvent du « paradoxe de la clôture scolaire[1] ». Alors que l’école a pour mission de décharger les familles de la tâche d’instruction, elle la leur renvoie à travers les devoirs à la maison. De ce fait, l’école brouille la distinction entre « chargés d’instruction » (les professionnels de l’enseignement) et « chargés d’éducation[2] » (les familles).
Les parents en sont convaincus : les devoirs participent à la réussite de leurs enfants.
Toutes les études concordent. De manière générale, les familles ne remettent pas en cause devoirs et leçons à faire à la maison. Elles estiment que cela participe à la réussite de leurs enfants. La plupart des parents apprécient les devoirs[1], mais c’est sans compter sur l’avis de leurs enfants qui affirment ne faire leurs devoirs que pour faire plaisir aux adultes (parents ou professeurs), ou encore pour leur prouver qu’ils ont bien écouté en classe. Les élèves ne comprennent pas l’utilité des devoirs dans leurs apprentissages ou pour l’acquisition d’une autonomie. Pour eux, les devoirs ne sont pas utiles pour développer leur autonomie ou de « bonnes » habitudes de « travail »[2].
QUELS TYPES DE DEVOIRS DEMANDE-T-ON RÉELLEMENT DANS LES ÉCOLES ?
Pour répondre à cette question, l’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la jeunesse a consulté les règlements d’études, projets d’établissement et règlements d’ordre intérieur d’une vingtaine d’écoles primaires[1]. Ils ont agi par coup de sonde. L’échantillonnage n’est donc pas représentatif de toutes les écoles mais donne une idée de la manière dont les écoles considèrent les devoirs en Fédération Wallonie-Bruxelles (et sans aucun doute ailleurs aussi). Les écoles sont référencées en fonction de leur indice socioéconomique[2].
POURQUOI DONNE-T-ON DES DEVOIRS ?
La question mérite d’être posée car les professeurs, dans leur immense majorité, ne savent rien des devoirs à la maison[1]. En cela, ils ignorent complètement une partie du processus des apprentissages qu’ils donnent en classe, ce qui est un comble pour des professionnels. Il s’agit d’un « trou noir » dont ils ne se soucient guère, alors qu’il dit beaucoup sur la manière dont les apprentissages sont faits à la maison. De même que sur le temps passé aux activités exigées, ainsi que sur les difficultés résultantes des explications qu’ils ont données durant leurs cours.
Les devoirs à la maison
La première chose que les élèves apprennent quand ils entrent à l’école (parfois même en maternelle), c’est qu’après l’école, c’est encore l’école. Si la première est inscrite dans le temps, la seconde ne l’est pas et peut investir les dernières heures de la journée d’un enfant, que ce soit déjà en primaire, mais tout au long de la scolarité. Au point qu’une fois devenu adulte, le parent va trouver normal que son enfant soit investi de travail supplémentaire après une journée déjà bien chargée, qui l’a fatigué à l’extrême. Non content de cela, si le maître ne donne pas assez de devoirs à faire à la maison, il s’insurgera, en réclamera et si ses désirs d’adulte gâté ne sont pas rencontrés, conclura et fera savoir à qui veut l’entendre sur le trottoir de l’école que tel professeur est incompétent.
Colloque Une école ambitieuse pour tous ! En construction ?
Le colloque que nous vous proposons se place dans la perspective du Pacte pour un Enseignement d’excellence se traduisant par des orientations politiques et organisationnelles qui vont toucher tous les partenaires de cette école, jusqu’en 2030 et sans doute au-delà !
Forum : Homosexualités & transidentités : Où en est mon école ? Ou comment devenir une Ecole Pour Tou·te·s.
Le 21 novembre, nous appelions toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles à s’impliquer plus activement dans l’accueil des jeunes et des familles LGBT et à combattre l’homophobie à la fois par l’éducation, l’accueil de tous les jeunes et de toutes les familles, quelles que soient leurs identités de genres et leurs orientations sexuelles et en luttant contre toutes les discriminations. Autrement dit, à devenir des « Ecoles Pour Tou·te·s ».
Homosexualités & transidentités : Où en est mon école ?
Programme du colloque :13.00 – 13.30 : Accueil avec sandwich et boisson.13.45 : Introduction : Jean-Pierre Coenen, Président de la Ligue des Droits de l’Enfant.14.00 : Table-ronde 1 : Témoignages de jeunes et de familles qui ont souffert et/ou rencontré de bonnes pratiques durant leur parcours scolaire. Ils·elles nous feront part de leur vécu, que ce soit de manière positive ou négative, de ce qu’ils·elles auraient souhaité qu’on fasse pour eux.elles ou leurs enfants. 14.40 : Débat avec le public 15.00 : Table-ronde 2 : Nous donnerons parole à des directions, des enseignant·e·s, des associations qui font de la formation et luttent contre les LGBTQI-phobies dans leurs/les écoles, Il·elles nous feront part de ce qui marche, des freins et des réactions positives qu’elles·ils ont rencontrés, de leur vision de l’école LGBTQI+-inclusive. 15.40 : Débat avec le public .16.00 : Conclusion : Jean-Pierre Coenen, Président de la Ligue des Droits de l’Enfant.16.15 : Verre de l’amitié et discussions informelles avec les intervenant·e·s. Lieu : Bruxelles Laïque, avenue de Stalingrad, 18/20 – 1000 Bruxelles
Nous demandons une politique de prévention efficace dans la lutte contre le cancer des enfants.
Nous demandon la mise en place rapide d’une véritable politique de prévention efficace dans la lutte contre le cancer des enfants (et le cancer en général) qui, par l’information des parents et des citoyens, leur permettra d’agir en connaissance de cause et de prendre en main la protection de la santé de leurs familles.

















