Août 11, 2015 | Environnement - Santé - Alimentation
Le cancer des enfants augmente de 1 à 3 % par an
Depuis les années 70, le cancer des enfants et des adolescents est en constante augmentation. On constate même une accélération de cette tendance. La croissance du nombre de cancers chez l’enfant ainsi que de nombreuses études viennent renforcer les hypothèses que la plupart de ces cancers sont d’origine environnementale et pourraient être aisément évités.
Aucune politique de prévention des cancers des enfants n’est prise par les pouvoirs publics nationaux ou européens. Entre 30 000 et 50 000 produits chimiques sont toujours utilisés en Europe, dans les foyers et dans l’industrie. Pour une grande majorité, les effets sur la santé humaine et sur l’environnement ne sont pas connus, mais nombre d’entre eux sont suspectés d’être à l’origine de maladies graves, dont le cancer. Pire, on ne connaît pas encore l’effet cocktail qu’auront toutes ces substances mélangées dans les organismes de nos enfants.
La plupart de ces cancers sont évitables !
Nous demandons une politique de prévention efficace dans la lutte contre le cancer des enfants.
Une véritable politique de prévention consisterait à éviter la maladie en supprimant les facteurs de risque qui sont à l’origine des cancers et autres maladies environnementales. Il est donc urgent de bannir de l’environnement toutes les substances chimiques potentiellement dangereuses pour l’enfant : pesticides, PCBs, additifs alimentaires et perturbateurs endocriniens. Nous doutons, cependant, de la volonté politique de protéger les enfants des risques liés aux substances chimiques.
En attendant que de réelles mesures de prévention soient prises, nous demandons qu’une campagne de sensibilisation aux risques environnementaux de cancers infantiles soit diffusée largement auprès de la population, à l’intention des futurs parents. Une meilleure sensibilisation des familles, et principalement de la maman, permettrait d’éviter la majorité de ces cancers, notamment,
– en évitant les polluants intérieurs et les cosmétiques non naturels ;
– et en s’alimentant exclusivement en aliments biologiques.
Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion, Environnement - Santé - Alimentation
Les points principaux du Plan Autisme
14. La vie affective et sexuelle
Constituer au niveau fédéral un comité de référence éthique à ce sujet.
Garantir que la vie affective et sexuelle des personnes handicapées soit inscrite dans leur projet de vie et dans le projet pédagogique des services qui les accueillent.
Assurer une formation ciblée à tous les intervenants.
Garantir la mise en œuvre des cours d’éducation à la vie affective et sexuelle dans toutes les écoles, y compris dans l’enseignement spécialisé.
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion, Environnement - Santé - Alimentation
Les points principaux du Plan Autisme
2. Le cadre de référence des interventions
Publier au niveau fédéral un référentiel de bonnes pratiques en matière d’intervention auprès des personnes avec autisme.
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Sep 21, 2009 | Environnement - Santé - Alimentation
Interdiction des sodas à l’école
Une réponse trop courte à une question urgente
Communiqué de presse septembre 2009
La Ministre de l’enseignement en Communauté française a décidé d’interdire les aliments sucrés à l’école. Il s’agit, à notre sens, d’un trop petit pas dans une problématique beaucoup plus vaste. La lutte contre la mauvaise alimentation chez les jeunes est, effectivement, un problème de santé publique mais doit être abordée dans sa globalité.
Objectif insuffisant
Supprimer les distributeurs de soda et d’aliments sucrés dans les écoles est un premier pas. Il est cependant loin d’être suffisant. Sans l’éducation, cette mesure risque d’être contre-productive. La diabolisation du tabac, par exemple, n’a fait que renforcer son pouvoir d’attrait chez les jeunes. Il y a donc lieu de mettre, au sein de l’école, une véritable éducation aux bonnes habitudes alimentaires.
L’obésité : la pointe de l’iceberg
En ne visant que les distributeurs de sodas et aliments sucrés ainsi que les cantines scolaires, la ministre de l’enseignement voit le problème par le mauvais côté de la lorgnette. En effet, l’obésité n’est qu’un symptôme de la mauvaise alimentation, en quelque sorte la pointe émergée de l’iceberg. Le problème est plus profond. Il faut y ajouter les manques d’activités physique (l’école n’est pas un exemple en la matière), les problèmes de marginalisation sociale et de pauvreté. En somme la question est mal posée. Il ne s’agit pas de savoir comment mangent les jeunes mais comment vivent-ils ? La problématique est sociétale et doit donc recevoir une réponse globale. La lutte contre l’obésité passe par l’égalité sociale.
Le problème de la publicité à l’école
Transformer les distributeurs de sodas en distributeurs d’aliments sains ne modifiera pas le problème. Encore faut-il donner aux jeunes l’envie de les acheter. Remplacer Coca-Cola par Danone ne changera rien à la mauvaise alimentation des jeunes (qui est une question d’éducation). Par contre, cela continuera à marchandiser l’école. Nous ne pouvons pas admettre que les enfants, au sein des établissements scolaires, soient vendus aux marques. Depuis 1959, la publicité – et donc les marques – est interdite au sein des établissements scolaires. La loi doit, tout simplement, être respectée.
Le rôle des enseignants
Interdire les aliments sucrés à l’école primaire est impossible sans transformer les instituteurs en surveillant. Que feront-ils en cas d’introduction illicite d’aliments sucrés ? Des sanctions seront-elles appliquées ? Sur base de quel droit ? » Nul ne peut être sanctionné pour un acte qui ne porte atteinte qu’à lui-même. » Selon ce principe élémentaire du Droit et indiscutable dans une démocratie, un enfant qui mangerait un aliment sucré, alors même que cela serait interdit dans un cadre de santé publique, ne peut en aucun cas être sanctionné. L’éducation à la santé passe par des enseignants correctement formés et à qui on a fourni les outils nécessaires à leur mission. La mission des instituteurs est pédagogique et doit le rester.