Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
Les points principaux du Plan Autisme
9. La scolarisation des enfants et des adolescents
Former tous les Services d’Aide Précoces (SAP), les Services d’Aide à l’Intégration (SAI) et les Services d’Accompagnement (SA) aux pratiques recommandées.
Assurer l’inclusion dans le circuit scolaire ordinaire doit être un objectif prioritaire.
Interdire l’exclusion d’élèves porteurs de handicaps et respecter le droit constitutionnel de tout enfant à l’éducation.
Recenser les enfants non scolarisés à charge des familles et leur offrir en priorité une scolarisation et un accompagnement adaptés.
Rendre obligatoire la formation initiale et continue aux interventions éducatives recommandées pour les professionnels de l’éducation en contact avec des jeunes avec autisme. Les représentants des usagers doivent être associés aux réflexions sur la formation.
Créer au sein des écoles des postes de Référent Coordinateur Autisme.
Ajuster le nombre de classes à « pédagogie adaptée » aux besoins. Instaurer des classes à pédagogie adaptée dans des écoles de l’enseignement ordinaire, avec passerelle vers les autres classes et activités de l’école selon le PIA (Plan Individuel d’Apprentissage) de l’élève.
Développer des classes inclusives avec binômes d’enseignants[1].
Organiser dans les écoles des garderies pour les jeunes avec autisme afin que leurs responsables légaux bénéficient des mêmes droits que les autres familles. Les élèves inscrits dans l’enseignement spécialisé ou intégré doivent pouvoir accéder aux activités extrascolaires offertes aux élèves de l’enseignement ordinaire. L’encadrement comprendra au moins un adulte formé qui sensibilisera le reste de l’équipe.
Maintenir les familles au cœur des décisions : orientation, PIA, PIT (Plan Individuel de Transition)[2]… Une information/formation des responsables légaux, claire et efficace, sur la scolarité doit être mise en place. Le partenariat entre l’école et la famille doit être réel et efficient, avec élaboration commune du Projet de Vie.
Adapter le transport scolaire à la spécificité de chaque enfant et dans le cadre du PIA. En interdire l’exclusion pour troubles du comportement et former les accompagnants à la gestion de ces troubles.
[1] Sur le modèle du dispositif des classes issues de l’expérience de Philippe Tremblay :
http://theses.ulb.ac.be/ETD-db/collection/available/ULBetd-03132010-104350/unrestricted/doctorat tremblay.pdf
[2] Une remise bisannuelle de ces documents aux responsables légaux doit être assurée
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion, Environnement - Santé - Alimentation
Les points principaux du Plan Autisme
14. La vie affective et sexuelle
Constituer au niveau fédéral un comité de référence éthique à ce sujet.
Garantir que la vie affective et sexuelle des personnes handicapées soit inscrite dans leur projet de vie et dans le projet pédagogique des services qui les accueillent.
Assurer une formation ciblée à tous les intervenants.
Garantir la mise en œuvre des cours d’éducation à la vie affective et sexuelle dans toutes les écoles, y compris dans l’enseignement spécialisé.
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
Les points principaux du Plan Autisme
Puisque l’autisme touche au moins 1 enfant sur 100, assurer l’information des familles dès la naissance par un ajout au carnet de santé et une brochure spécifique.
Recenser les personnes concernées dans un objectif statistique, afin d’inventorier leurs besoins.
Assurer et coordonner l’information des familles concernées au sujet des aides existantes à tous les niveaux de compétences de l’Etat.
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion, Environnement - Santé - Alimentation
Les points principaux du Plan Autisme
2. Le cadre de référence des interventions
Publier au niveau fédéral un référentiel de bonnes pratiques en matière d’intervention auprès des personnes avec autisme.
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Fév 28, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
Article paru dans LE SOIR du 28 février 2013
Instaurer un décret pour réguler les inscriptions en première primaire, à l’instar de ce qui existe déjà pour la première secondaire ? C’est l’idée lancée par le président de la Ligue des droits de l’enfant, Jean-Pierre Coenen, en marge d’une conférence de presse organisée par Infor Jeunes Laeken sur le manque de transparence dans la procédure des inscriptions.
Elle faisait suite à une action de sensibilisation organisée la semaine dernière à l’Institut Saint-André (Ixelles) en compagnie de comédiens, dans le cadre de la campagne marguerite, dont l’objectif est de garantir l’accès à tous aux meilleures conditions d’études. « Des écoles continuent à discriminer, notamment via le colloque singulier, rapporte Jean-Pierre Coenen.
A cette occasion, une pression peut s’exercer sur les parents. On met des freins de manière sournoise. Or, tous les parents doivent avoir la même information ; ce qui peut se faire lors d’une journée dite, précisément, d’information. C’est plus clair et cela fait gagner beaucoup de temps aux directions. »
Le président de la Ligue des droits de l’enfant ne réclame pas seulement la bonne application du décret, mais aussi son extension à d’autres échelons : « On estime qu’il faudrait réguler à d’autres niveaux qu’en première secondaire puisque les discriminations se reportent ailleurs
: au début de l’école primaire et en troisième secondaire.
En fait, c’est tout au long du parcours scolaire qu’il faudrait réguler. Quelle direction d’école primaire peut garantir qu’elle essaie de mélanger les publics et que chacun est sur pied d’égalité lors de l’inscription ? »
Jean-Pierre Coenen sait que la partie politique est loin d’être gagnée. « Je ne rêve pas, dit-il. Je sais que cela ne bougera plus lors de cette législature. Mais cette discussion est à l’agenda au sein de la plate-forme de lutte contre l’échec scolaire en vue des prochaines élections. Pour le mois de janvier, nous aurons une position claire à proposer au politique pour 2014.
■ FABRICE VOOGT