Contre le voile et donc

contre son interdiction dans les écoles

Janvier 2004

C’est parce que la liberté s’acquiert par l’éducation que les jeunes filles voilées doivent y avoir accès.

Contre le voile car c’est un signe archaïque de la domination de l’homme sur la femme.

Le voile n’est pas le signe d’une foi mais le signe ostentatoire du religieux le plus archaïque. Il emprisonne la femme car il est la marque de sa soumission. Une société qui a intégré les droits fondamentaux de l’être humain ainsi que les valeurs de liberté, d’égalité entre hommes et femmes et d’humanisme, se doit de combattre les restes archaïques du religieux sous toutes ses formes : voiles, burkinis, excisions et circoncisions, sacrifices, dominations de l’homme sur l’esclave, de l’homme sur la femme, etc…

  • Le combat passe par l’éducation, donc par l’accès à l’école.

L’éducation est le seul moyen donné à l’individu pour construire son autonomie. L’école, en tant qu’institution, a pour mission d’aider l’enfant à construire cette autonomie. C’est à l’école que chaque élève pourra entendre que l’homme et la femme sont des êtres égaux. C’est à l’école qu’ils pourront apprendre à connaître les droits humains qui les feront passer du statut d’objets de droits à celui de sujets de droits. L’école citoyenne se doit de leur faire intégrer la primauté de la loi sur le religieux, et des droits humains sur la soumission et de la domination.

  • Contre l’exclusion du voile de l’école et donc des jeunes filles voilées si – et uniquement si – les enseignants remplissent leur mission d’éducation à la Liberté au quotidien.

Exclure le voile de l’école reviendrait à exclure ces jeunes filles qui, par soumission à une autorité parentale d’un autre âge ou à l’archaïsme culturel, ne peuvent l’enlever, et les jettera dans les bras des fanatiques les plus déjantés. Exclure le voile de l’école reviendrait à refuser l’éducation à ces jeunes filles et donc l’acquisition des outils qui leur permettront d’aller vers l’autonomie. Si ce n’est à l’école, où pourraient-elles découvrir que l’abandon du voile leur permettra de commencer à sortir de la domination et de la soumission. Où apprendront-elles que leurs frères ne sont pas leurs pères, que leurs pères ne sont pas leurs maîtres et que, plus tard, elles auront le droit de choisir elles-mêmes leur mari, quelle que soit ses origines et sa religion (s’il en a une) ?

Il est nécessaire que les enseignants soient, non seulement formés à l’éducation aux droits fondamentaux, mais aient la possibilité de remplir leur mission dans la plus grande sérénité, face aux publics concernés par les discriminations basées sur le genre. Pour cela, il est nécessaire que cette éducation commence dès la maternelle, au sein de pratiques pédagogiques institutionnelles, seules garantes d’un accès de tous et TOUTES à la pleine liberté de penser.

La femme est l’égale ABSOLUE de l’homme, le garçon est l’égal ABSOLU de la fille (et non son maître), et aucun aménagement « raisonnable » n’est acceptable quand il s’agit des droits fondamentaux. 

Parce que l’abandon du voile passe par l’éducation, les jeunes filles portant le voile doivent y avoir librement accès afin de pouvoir revendiquer leur liberté constitutionnelle. L’école se doit donc de les accueillir et de remplir sa mission éducative.

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