Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
Les points principaux du Plan Autisme
8. L’accompagnement des enfants et adolescents
Etablir dans le cadre de tous les services, y compris les non spécialisés, des protocoles d’intervention pour chaque jeune, ainsi qu’un projet individualisé qui doit être régulièrement évalué et revu.
Augmenter la capacité et/ou le nombre des services d’accompagnement dans un maillage territorial satisfaisant pour répondre aux besoins identifiés.
Impliquer dans ce processus d’accompagnement les CRA qui devraient pouvoir pleinement assurer le suivi global du jeune dès son diagnostic et tout au long de la vie.
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
Les points principaux du Plan Autisme
10. L’accompagnement et le suivi des adultes
Etablir dans le cadre de tous les services d’accompagnement pour adultes des protocoles d’intervention spécifiques ainsi qu’un programme individualisé qui doit être régulièrement évalué et revu.
Coordonner les interventions auprès des adultes en collaboration avec leurs responsables légaux.
Augmenter la capacité et/ou le nombre des services d’accompagnement dans un maillage territorial satisfaisant pour répondre aux besoins identifiés. Prévoir des aides alternatives lorsque la personne souhaite rester à domicile : services d’aide à domicile et aides familiales, titres-services, mutuelles, Budget d’Assistance Personnelle (BAP).
Sensibiliser à l’autisme et au handicap en général le personnel de ces services et offrir une formation adaptée aux besoins.
Créer des services d’aide à l’emploi pour personnes souffrant de TED sans déficience intellectuelle.
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
La situation en Belgique
L’autisme a été reconnu comme un handicap spécifique en 1994[1] par la Communauté Flamande et en 2004 par la Communauté Française de Belgique[2].
La création par l’INAMI des premiers Centres de Référence pour l’Autisme (CRA) en 2005 a confirmé l’urgence de poser un diagnostic précis dès le plus jeune âge, mais aussi d’orienter les enfants vers des services spécialisés. Hélas, ceux-ci font gravement défaut, plus particulièrement en Région wallonne et à Bruxelles. La Fédération Wallonie-Bruxelles manque aussi cruellement de professionnels formés à l’approche comportementale et aux méthodes d’intervention éducatives spécifiques associées.
En outre, le partage des compétences parmi les différentes entités de l’Etat belge ne facilite pas la cohérence ni la continuité de la prise en compte des personnes avec autisme tout au long de leur vie.
C’est pourquoi les associations de parents et de défense des droits des enfants et des personnes handicapées alarmées par l’écart entre les besoins de la population et la carence des services estiment indispensable d’élaborer un « Plan Autisme » adressé à tous les niveaux de pouvoir.
[1] http://docs.vlaamsparlement.be/docs/stukken/1992-1993/g286-2.pdf en Flamand
[2] http://archive.pfwb.be/1000000000850eb?action=browse&page=56
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Les points principaux du Plan Autisme
7. L’intervention précoce avant l’âge scolaire
Créer des services de stimulation précoce selon les méthodes établies par le cadre référentiel, destinés aux enfants en bas âge et pouvant intervenir dès le diagnostic.
Assurer la formation des professionnels pouvant intervenir à domicile à ces méthodes d’intervention et garantir l’accès à leurs interventions.
Garantir l’accès aux interventions paramédicales sans conditions préalables.
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
Les points principaux du Plan Autisme
13. Les situations de crise et d’urgence
Augmenter la capacité des services d’observation et de traitement des troubles du comportement.
Professionnaliser l’accueil temporaire en situation de crise et d’urgence et créer au moins une structure d’accueil dans chaque province ainsi qu’en Région bruxelloise.
Développer des unités mobiles d’intervention d’urgence afin d’intervenir en cas de troubles graves de comportement, et former le personnel et les familles in situ conformément aux bonnes pratiques recommandées.
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Juin 10, 2013 | Ecole - Education - Inclusion
Objectifs
Reconnaître l’autisme comme un handicap selon la définition de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.
S’inscrire dans le cadre de cette Convention, signée par la Belgique en 2009[1], et donc garantir une vision inclusive de la personne avec autisme, à tous les niveaux de la société. Ce, dans une perspective globale et transversale, du début de la vie au vieillissement, tenant compte de son parcours de vie propre.
Etre élaboré en collaboration avec les usagers et leurs représentants.
Etablir le cadre de référence des interventions dans celui des recommandations de bonnes pratiques fondées sur les preuves et validées au niveau scientifique. Ce cadre doit pouvoir évoluer en fonction des résultats de la recherche.
Recenser les personnes concernées et analyser leurs besoins ainsi que ceux de leurs familles.
Planifier et programmer l’ouverture de services spécialisés et transformer les services existants, selon les priorités mises en évidence par l’analyse des besoins.
Assurer une cohérence entre les politiques fédérales, communautaires et régionales du handicap afin d’éviter les doubles emplois ou les lacunes, et veiller ainsi à une utilisation optimale des ressources.
Etre évalué régulièrement selon les procédures à définir par les différents partenaires (pouvoirs publics, professionnels, familles et usagers).
[1] http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413
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