Les insectes disparaissent.

L’Homme a entamé l’épisode le plus massif d’extinction depuis la disparition des dinosaures. Si nous ne faisons rien, plus de 40 % des espèces en déclin vont disparaître d’ici 2100, et 31 % sont menacées de déclin.

Les responsables sont connus : L’agriculture intensive, l’utilisation de produits chimiques, mais aussi l’urbanisation. Il y a de moins en moins d’espace naturel disponible. L’introduction d’espèces exotiques et le changement climatique aggravent encore la menace.

Notre environnement ne peut se passer des insectes. Ils jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes, tant pour la dégradation de la matière organique que pour la pollinisation des plantes. Ils  sont indispensables à la production de notre nourriture : en agriculture, 75 à 80 % des plantes cultivées dépendent de ces indispensables auxiliaires. Ils sont la nourriture de nombreux animaux (oiseaux, chauve-souris, batraciens, reptiles, … et autres insectes tels la libellule ou la guêpe). Sans eux, c’est tout l’écosystème qui est menacé et par là-même, la survie de nos enfants et petits-enfants !

Que pouvons-nous faire individuellement ?

Il faut absolument changer de modèle agricole, dans l’intérêt de nos enfants. Si nous ne sommes pas agriculteurs[1], nous sommes néanmoins consommateurs. Nous pouvons donc forcer les distributeurs et par là-même les producteurs, à fournir à nos enfants des aliments sans le moindre biocide[2]. Simplement, en n’achetant plus de légumes, de viande ou de produits transformés non biologiques.

Sur le plan politique, faire de bons choix politiques. Il y a des partis qui priorisent la santé des citoyens et de l’environnement[3]. Il en est d’autres qui défendent les intérêts des industriels et non ceux des citoyens et encore moins des enfants (la théorie du ruissellement est une fumisterie pour gogos). Voter, c’est faire un choix pour sa santé et celle de ses enfants et petits-enfants.

Montrer l’exemple à nos enfants

1.Consommons bio et conscientisons nos enfants à ce geste qui sauve.  

Magasin bio

2.N’utilisons pas d’insecticides dans notre environnement.

Il existe des produits naturels pour chasser les mouches :

  • Avoir une maison propre et non humide, poubelle fermée,  ;
  • Ne jamais laisser traîner d’aliments ou de restes d’aliments (récipient pour compost fermé) papier tue-mouche bio ou fait maison – voir sur Internet) ;
  • Utiliser des répulsifs maison : clous de girofle, citronnelle, plantes répulsives , huiles essentielles (attention à ne pas en mettre sur la peau), …
  • Tapettes à mouches,

ou les moustiques :

  • Moustiquaires devant les portes et les fenêtres, éventuellement au-dessus des lits,
  • Infusion de feuilles d’eucalyptus,
  • Clous de girofles,
  • Ventilateurs (les moustiques n’aiment pas l’air pulsé)

3.Attirons les pollinisateurs sur la terrasse ou dans le jardin

En choisissant des plantes qui les attirent, comme L’eupatoire le romarin, le fenouil, le thym, la primevère, le dahlia simple, le pissenlit, la lavande, la glycine, l’hellébore, le lierre, la bourrache, la mauve, le chèvrefeuille, le cosmos, l’agastache, le zinnia ou encore la reine des prés, appelée aussi « herbe aux abeilles ». Et en plantant des arbres et des arbustes indigènes (!).

4.Installons un ou plusieurs hôtels à insectes

Ils se vendent dans les jardineries à des prix prohibitifs. Rien ne vaut de les faire avec les enfants, en utilisant des matériaux récoltés dans la nature, au cours de promenades durant l’hiver : paille ou bois, bambous, pots de fleurs retournés et remplis d’herbes sèches, planchettes, blocs de bois percés de trous de largeurs différentes, fagots de tiges à moelle, briques creuses, …

Maison à insectes « maison »

[1] Pour les agriculteurs, la chose est plus facile. Ils peuvent faire le choix du bio et, éventuellement, changer leurs pratiques : changer de modes de culture et d’élevage. Il existe des associations qui peuvent les accompagner dans cette transition. Penser que c’est impossible est, ni plus, ni moins que de la déficience intellectuelle.

[2] Selon la Commission européenne, les produits biocides incluent les désinfectants, les raticides, les insectifuges, les aérosols et peintures anti-moisissures, les comprimés de purification de l’eau et de nombreux autres produits.

[3] L’extrême-droite n’est pas fréquentable ni dans ce dossier, ni dans un autre, quoi qu’ils essaient de nous faire croire. Ils sont les porte-lance des gros industriels et, sous prétexte de défendre les citoyens, votent dans l’intérêt… des entreprises.

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