Toute fermeture se fait toujours sur le dos des familles

 

ArceloMittal jette des milliers d’enfants dans la précarité sans le moindre état d’âme. La Ligue des Droits de l’Enfant rappelle que toute fermeture d’entreprise se fait toujours sur le dos des familles. En supprimant plus de 3 000 emplois directs et indirects, ce ne sont pas moins de 12 000 personnes qui se trouvent précarisées, dont la moitié d’enfants
et de jeunes.

Toucher à un emploi c’est toucher à une famille, à son bien-être, à sa dignité, à sa capacité de survie. Toucher à un emploi, c’est pénaliser des enfants et fragiliser leur avenir. Toucher à un emploi, c’est nier les droits fondamentaux de ces enfants :

– Droit à l’éducation : on sait que l’école discrimine prioritairement les enfants précarisés. En outre, les frais scolaires deviennent souvent trop élevés pour ces familles ;

– Droit aux loisirs : les familles sans emploi ne peuvent payer des loisirs à leurs enfants. Les vacances vont devenir de plus en plus rares ;

– Droit à la santé : les familles économiquement fragilisées ne peuvent plus assumer les soins de santé de leurs enfants, doivent les postposer ou, si elles les assurent, ce sont les parents qui ne peuvent se soigner ;

– En outre, la paupérisation prive les enfants d’accès à la culture et d’un niveau de vie décent.

Il n’est pas tolérable qu’un groupe financier qui fait des bénéfices importants1 se permette de paupériser une région toute entière pour les seuls intérêts de ses trop riches actionnaires.

La Ligue des Droits de l’Enfant est solidaire de toutes les familles jetées sur le pavé et toutes celles qui vont voir leur pouvoir d’achat s’éroder. Nous appelons toute la société mondiale à changer de paradigme : l’économique doit être au service de l’Homme et non l’inverse !

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