Les polluants chimiques environnementaux

Le point de non-retour est probablement dépassé. Notre planète est inondée de polluants chimiques qui vont empoisonner les générations futures durant des milliers d’années, fabriqués en masse et répandus à travers toute la planète pour le seul bénéfice d’une petite poignée de générations d’actionnaires et de militants de la mondialisation. En moins d’un siècle, les (ir)responsables d’entreprises et leurs actionnaires, mais aussi les (ir)responsables politiques qui les soutiennent contre l’intérêt supérieur de l’Humanité et des générations futures, auront réussi à rendre la vie sur Terre plus dangereuse qu’elle ne l’a jamais été.

Les enfants d’aujourd’hui, ont toutes les malchances de vivre une vie sinon plus courte, en tous cas de moindre qualité que celle de leurs parents et grands-parents. Lors de leur naissance, les bébés ont des centaines de produits chimiques dans le sang de leurs cordons ombilicaux[1]. « Nous savons que ces produits passent la barrière placentaire et se retrouvent dans le liquide amniotique. Les enfants sont donc contaminés pendant tout le début de leur vie intra-utérine. La période de développement dans le ventre de la mère est très importante parce que c’est là où le cerveau se forme, c’est là où tous les organes se forment et se mettent en place.  Beaucoup de maladies que l’on va avoir, que l’on soit adolescent, adulte ou vieux, ont pour origine cette vie fœtale qui détermine toute notre santé d’adulte.[2] »

Un grand nombre de ces polluants chimiques sont des composés persistants qui, aujourd’hui, se retrouvent partout dans l’environnement et sur l’ensemble de la planète. Ils ont conquis tous les écosystèmes et tous les organismes vivants qui les peuplent. La plupart sont des POP (polluants organiques persistants) dont la durée de vie est extrêmement longue et dont certaines ont la propriété de pouvoir se déplacer sur de longues distances. L’une des propriétés importantes des POP est leur semi-volatilité. Cette propriété leur confère un degré de mobilité suffisant leur permettant d’atteindre des concentrations relativement grandes dans l’atmosphère et d’être transportés sur de longues distances[3]. Elles se diffusent par le ruissellement, depuis les lieux les plus reculés que sont les nappes aquifères, jusqu’aux mers et océans. De plus, lorsqu’ils sont appliqués sur des cultures, 75% de ces produits s’échappent dans l’atmosphère et ont ainsi la possibilité de passer d’un continent à l’autre, voire à faire plusieurs fois le tour de la terre, portés par les courants-jets polaires ou subtropicaux (aussi appelés « jet stream »)[4]. Une fois posées, ils se mêlent à la poussière. Lorsque le soleil revient, emportés par le vent, ils refont le tour de la Terre pour polluer un environnement qui ne l’aurait pas été suffisamment.

Ces substances se retrouvent donc inévitablement dans l’air que nous respirons, dans les aliments que nous mangeons, dans l’eau que nous buvons, dans les boissons sucrées qui mettent en danger la santé de nos enfants, dans le sol de nos potagers. Bref, partout où l’air passe, on retrouve des polluants chimiques environnementaux que cette industrie chimique cherche tant à nous faire ingérer à son seul profit.

Une des caractéristiques des POP est qu’ils sont bioaccumulables, autrement dit, il s’accumulent dans notre corps sans pouvoir être éliminés. Ils sont lipophiles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent de préférence dans les graisses et dans les lipides, plutôt que dans l’eau. Les lipides servent à la fois au stockage de notre énergie, mais ils constituent aussi notre masse graisseuse, et sont les constituants majeurs de nos membranes cellulaires (dont les cellules de notre peau) ainsi que des cellules de notre système nerveux. En résumé, une fois stockés, ces polluants organiques persistants, ne nous quittent plus. Notre corps ne produit pas d’enzymes capables de casser leur structure moléculaire et donc de nous permettre de les métaboliser et de les éliminer. Pire, ils se transmettent de la mère à l’enfant durant la vie ultra-utérine et, ensuite, par le lait maternel. C’est probablement tout l’avenir de l’humanité qui est menacé, puisque ces polluants persistants continueront à être transmis de génération en génération pendant sans doute des centaines, voire des milliers d’années.

Les conséquences sur la biodiversité des contaminations par les produits chimiques sont étudiées depuis plus d’un demi-siècle. Dans son ouvrage Silent spring[5](Le printemps silencieux), Rachel Carson a démontré que les organochlorés (dont fait partie le DDT[6], insecticide largement utilisé depuis la fin de la seconde guerre mondiale contre les insectes : fourmis, moustiques et même dans les shampoings anti-poux) ont eu des conséquences importantes sur la faune. Les oiseaux du lac Clear en Californie ont été retrouvés morts suite à trois applications de DDD (un cousin du DDT) pulvérisé pour éradiquer des moustiques un peu trop résistants. Les concentrations de DDD dans le corps des volatiles atteignaient 1600 mg/kg, ce qui représentait des doses mortelles. Pour tuer un moustique l’industrie privilégie toujours la bombe chimique à des systèmes écologiques, quels que soient les risques pour d’autres espèces, qu’elles soient animales ou humaines.

Le fait que ces substances soient lipophiles fait qu’une fois pulvérisées, elles pénètrent le sol sans s’y dégrader et sont consommés par des insectes et des vers de terre, premiers maillons de la chaîne alimentaire. Ceux-ci sont ensuite mangés par de petits oiseaux dont les prédateurs sont les oiseaux de proie, ou par les humains, lorsqu’ils mangent un poulet qui s’est régalé de vers de terre.

Les petits oiseaux peuvent en mourir (la dose létale pour un rouge-gorge est de 11 vers de terre contaminés seulement), mais les effets des perturbateurs endocriniens que sont le DDT et ses cousins ont d’autres conséquences. Les oiseaux ne peuvent plus se reproduire et leurs espèces déclinent rapidement.

Pour les super-prédateurs et donc aussi pour l’Homo Sapiens les effets ne sont pas que mortels. Depuis les années 60 la recherche a démontré les conséquences de ces produits sur la faune sauvage et aquatique. En tant que super-prédateur, l’Homo sapiens est pleinement concerné par les résultats de ces recherches.

Dans les années 60, les visons du Michigan sont devenus stériles car on les avait nourris avec des poissons fortement contaminés par les PCB[7]. Les PCB sont des POP surtout présents dans les produits d’origine animale : viandes, poissons, œufs, produits laitiers. Ils sont classés par le CIRC[8] comme « cancérogènes certains » pour l’Homme[9]. Depuis les années 60, de nombreuses études ont démontré les effets des perturbateurs endocriniens sur la reproduction des animaux. Théo Colborn[10]a collationné une foule d’exemples allant des goélands d’Ontario qui désertaient leurs nids, où 80 % des oisillons étaient morts ou malformés suite à un traitement massif de la zone au DDT, jusqu’aux ourses polaires dont le nombre de femelles gestantes avait diminué de moitié (leur graisse contenant de fortes concentrations de PCB), en passant par les alligators du lac Apopka, situé à 400 m d’une usine de pesticides en Floride, qui étaient devenus incapables de se reproduire car la taille de leur pénis était trop petite[11].

Le rapport Environnement et Santé de l’Agence européenne de l’environnement[12] de 2006 souligne « de nombreuses espèces se situent au sommet de la chaîne alimentaire tout comme des consommateurs humains et sont souvent exposés à des contaminants environnementaux de même type via leur alimentation quotidienne. De nombreuses fonctions physiologiques fondamentales chez les animaux et les humains sont similaires. Si une substance chimique, à une certaine concentration produit certains effets chez les animaux sauvages, cela peut être pris comme une indication d’effets transposables à l’humain. Une substance neurotoxique pour les oiseaux aura vraisemblablement les mêmes effets chez les humains et une substance aux effets oestrogéniques sur des poissons agira à l’identique chez les humains. »

Concernant précisément ces derniers, on constate une transformation sexuelle des poissons de rivière, notamment d’individus mâles devenus femelles. C’est la conclusion d’une étude britannique[13] qui précise que « La diminution du nombre de spermatozoïdes et de la fertilité observée chez l’homme comme les anomalies sexuelles constatées chez les poissons sont les conséquences plus que probables d’une exposition aux perturbateurs endocriniens. Ces substances peuvent être des hormones, des composées mimant leur action ou bien des molécules s’opposant à l’action hormonale. » Et d’établir une liste de suspects possibles : « Beaucoup de produits chimiques d’usage courant sont des anti-androgènes. Il y a des médicaments prescrits contre le cancer de la prostate, des fongicides, des antibactériens, des parabens », énumère Susan Joubling, Principale auteure de l’étude britannique. Elle rappelle que « ces deux derniers groupes chimiques sont omniprésents dans notre vie quotidienne : dans la nourriture, dans certains savons, des détergents, des dentifrices, des désinfectants et des cosmétiques. Il est vraisemblable que les antiandrogènes soient présents dans les rivières sous forme d’un cocktail de ces molécules, avec peut-être d’autres que nous ne connaissons pas encore. La priorité est d’identifier les coupables. »

La convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, qui vise à interdire le DDT ainsi que d’autres polluants organiques persistants, ratifiée le 22 mai 2001 et effective depuis le 17 mai 2004, a est signée par 158 pays. Il aura fallu 50 ans, après que ses effets néfastes pour la nature et pour les humains soient connus, pour que le DDT soit interdit dans la plupart des pays. Le DDT continue cependant à être utilisé dans certains pays tropicaux pour lutter contre le paludisme et le typhus.

Le DDT, de par sa dangerosité a été inscrit sur la « liste des 12 salopards ». Il s’agit de polluants organiques persistants qui s’accumulent dans l’environnement ainsi que dans la chaine alimentaire.

Le 22 mai 2001, la Convention de Stockholm qui bannissait 12 substances de la surface de la planète a été votée. Les 12 salopards (POP) comprennent huit pesticides, dont le DDT, deux produits industriels (le PCB et l’hexachlorobenzène, qui est aussi un pesticide) et deux sous-produits indésirables de la combustion et de la transformation industrielle, les dioxines et les furanes. En 2009, 9 nouvelles substances chimiques ont été ajoutées dont quatre retardateurs de flammes.

Ces 12 polluants chimiques ont prouvé leur toxicité sur la faune, la flore et les organismes humains, de même que leur persistance et haut degré de bioaccumulation dans l’environnement. Les caractéristiques qu’ont les polluants organiques persistants en font des bombes à retardement pour toute la biodiversité et tous les organismes vivants.

Par exemple, le chlordécone qui est un composé synthétique chloré, utilisé dans la fabrication de produits phytosanitaires. Très persistant dans l’environnement, il est classé potentiellement cancérigène pour l’espèce humaine et très toxique pour la diversité aquatique. Largement utilisé de 1972 à 1993 pour sauver la monoculture de la banane aux Antilles menacée par les charançons (alors que sa toxicité est connue depuis les années 60), cet insecticide a contaminé les neuf dixièmes des populations de Martinique et de Guadeloupe[14] et empoisonné le sol, les rivières et la mer pour des siècles. 13 000 personnes[15] absorbent quotidiennement une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence : 0,5 µg/kg/j, en mangeant des légumes qu’ils cultivent dans leur jardin. Cette pollution, cet empoisonnement va reposer sur plus d’une centaine de générations successives futures, la demi-vie[16] du chlordécone dans le sol étant de six siècles.

Décidément, il y a des criminels en liberté !

Douze « salopards », à la liste desquels se sont ajoutés seulement neuf autres. Cela pèse peu à côté des 100 000 substances chimiques qui sont diffusées quotidiennement dans notre environnement ou notre système métabolique. Celles-ci ont été mises sur le marché sans que les industriels et les politiques ne se soient inquiétés de leurs effets à court et long terme sur l’être humain et l’environnement.

En Europe, ce n’est qu’à partir de 1981 que toute nouvelle substance doit être préalablement évaluée concernant son cycle de vie et ses effets sur les cellules vivantes. Les substances existantes n’étaient pas soumises aux mêmes exigences en matière d’informations que les substances nouvelles. Il en résulte un déficit général des connaissances disponibles sur les propriétés de ces substances dites existantes alors qu’elles représentent plus de 99 % du volume total de l’ensemble des substances sur le marché. Par ailleurs, il n’était pas demandé aux utilisateurs en aval de transmettre des informations sur leurs utilisations. Par conséquent, il y a également un manque de données sur les expositions[17].

La règlementation REACH[18] est un règlement européen[19] entré en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. L’objectif était de mieux protéger la santé humaine ainsi que l’environnement contre les risques liés aux substances chimiques, tout en « favorisant la compétitivité de l’industrie chimique de l’Union Européenne ». Après six années d’une longue bataille, les lobbies de l’industrie chimique qui représentent une portion infinitésimale de la population européenne sont parvenus à vider le règlement de sa substance afin d’assurer les bénéfices de leurs richissimes actionnaires, au détriment de la santé de 499,8 millions d’individus.

Dans le texte original, deux éléments primaient : l’obligation pour les industriels d’évaluer les substances chimiques présentes dans leurs produits, si la quantité dépasse une tonne par an. Et l’inversion de la charge de la preuve : ce ne serait plus aux autorités publiques de prouver qu’un produit est dangereux, mais aux industriels de montrer pourquoi leur produit n’est pas nocif[20]. Les défenseurs de l’écologie ont utilisé tous les moyens pour faire valoir leurs idées mais n’avaient pas le même poids que les lobbies industriels « La bataille était inégale. « Nous avons réussi à sauvegarder le principe de substitution : si un produit moins nocif que celui qu’ils emploient existe, les industriels ont obligation de l’utiliser, rappelle-t-on chez Greenpeace, mais la procédure d’enregistrement des produits chimiques est trop lente et trop bureaucratique. Les premiers listings ne devraient sortir qu’en 2010.[21]« 

En attendant, les dysfonctionnements du système de la reproduction, les cancers ou les troubles du comportement explosent. 30 ans après la déclaration de Wingspread[22] ou est né le concept de perturbateurs endocriniens, rien ou si peu a été fait pour protéger les enfants et leurs futurs descendants. Ce texte fort balisait déjà les dangers qui menacent l’Humanité du fait des polluants chimiques environnementaux. Il était précurseur. Malheureusement, la plupart de nos représentants politiques des 30 dernières années ne l’ont jamais lu :

DECLARATION DE WINGSPREAD

Altérations du développement sexuel induites par les produits chimiques :

le sort commun des animaux et des hommes

« De nombreux composés libérés dans l’environnement par les activités humaines sont capables de dérégler le système endocrinien des animaux, y compris l’homme. Les conséquences de tels dérèglements peuvent être graves, en raison du rôle de premier plan que les hormones jouent dans le développement de l’organisme. (…) » Les signataires déclarent que :

  1. Nous savons avec certitude que :

Un grand nombre de produits chimiques de synthèse libérés dans la nature, ainsi que quelques composés naturels, sont capables de dérégler le système endocrinien des animaux, y  compris  l’homme (…).

De nombreuses populations d’animaux sauvages sont d’ores et déjà affectées par ces composés (…).

Les effets varient selon les espèces et les composés. Toutefois, on peut faire quatre remarques :

a. les composés concernés peuvent avoir des effets très différents sur l’embryon et sur l’adulte ;

b. les effets se manifestent surtout sur la génération suivante, et non chez les parents exposés ;

c. la période d’exposition au cours du développement de l’organisme est cruciale, déterminant l’ampleur et la nature des effets ;

d. la période d’exposition la plus critique correspond à la vie embryonnaire, mais les effets peuvent ne pas se manifester avant l’âge adulte.

Les études en laboratoire confirment les développements sexuels anormaux observés dans la nature et permettent de comprendre les mécanismes biologiques mis en jeu.

Les humains sont également affectés par ces composés. Le distilbène, un médicament de synthèse, et beaucoup de composés cités en note ont des effets oestrogéniques. Les femmes dont les mères ont ingéré du distilbène sont particulièrement touchées par le cancer du vagin, par diverses malformations de l’appareil reproducteur, par des grossesses anormales et des modifications de la réponse immunitaire. Les hommes et les femmes exposés pendant leur vie prénatale présentent des anomalies congénitales de l’appareil reproducteur et une baisse de fertilité. Les effets observés chez les victimes du distilbène sont semblables à ce que l’on observe chez les animaux contaminés, dans la nature et en laboratoire. Cela suggère que les humains partagent les mêmes risques

2. Nous estimons extrêmement probable que :

Certaines   anomalies   du   développement   constatées   aujourd’hui   chez   les   humains concernent des enfants adultes de personnes ayant été exposées à des perturbateurs hormonaux présents dans notre environnement (…).

À moins que la contamination de l’environnement par les perturbateurs hormonaux soit rapidement contrôlée et réduite, des dysfonctionnements généralisés à l’échelle de la population sont possibles (…). 

  • Les modèles actuels prévoient que :

Les mécanismes d’action de ces composés sont variables, mais d’une manière générale :

a. ils imitent les hormones naturelles en se liant à leurs récepteurs ;

b. ils inhibent les hormones en les empêchant de se lier à leurs récepteurs ;

c. ils réagissent directement ou indirectement avec les hormones elles-mêmes,

d. soit en perturbant leur synthèse,

e. soit en modifiant le nombre de récepteurs dans les organes.

Les hormones mâles et femelles peuvent altérer le développement cérébral (…).

Toute perturbation du système endocrinien d’un organisme en formation peut altérer son développement : ces effets sont habituellement irréversibles (…).

Les effets constatés sur la reproduction des animaux sauvages devraient préoccuper les humains qui exploitent les mêmes sources de nourriture, le poisson contaminé par exemple. Le poisson est une source majeure de contamination chez les oiseaux. Les mécanismes de dérèglement hormonal par les organochlorés chez les oiseaux sont les mieux connus à ce jour. Ils nous aident à comprendre comment l’homme pourrait partager le sort des animaux, car le développement du système endocrinien des oiseaux est très semblable à celui des mammifères. (…)

Texte complet et la liste des signataires à lire sur le site du Sénat français, repris en référence.

Prochain dossier de la série « Alertez les parents, sauvons les enfants »

2. Les perturbateurs endocriniens.


[1] Noemie Naguet de Saint-Vulfran, France Culture 26/10/2018 – Le sang des bébés est pollué : les dangers de l’effet cocktail.

[2] Barbara Demeneix, biologiste et professeure de physiologie au Muséum National d’Histoire Naturelle, dans l’article repris ci-dessus.

[3] L. Ritter, K.R. Solomon, J. Forget et M. Stemeroff et C. O’Leary, LES POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS, Rapport d’évaluation DDT-aldrine-dieldrine-endrine-chlordane, Heptachlore-hexachlorobenzène, Mirex-toxaphène, Biphényles polychlorés, Dioxines et furanes

[4] Les courants-jets polaires sont situés entre 7 et 12 km de hauteur, tandis que les courants-jets tropicaux sont situés entre 10 et 16 km au-dessus du niveau des mers. La vitesse de ces vents varie se situe généralement au-dessus de 92 km/h mais elle peut atteindre près de 400 km/h.

[5] (CBS 1963): Columbia Broadcasting System, C.B.S. Reports: The Silent Spring of Rachel Carson, April 3,

1963, In: Lerner KL, and Lerner BW (eds), Environmental issues: essential primary sources, Detroit:

Thomson Gale 2006.

[6] Dichlorodiphényltrichloroéthane synthétisé en 1874. Insecticide ménager et agricole le plus utilisé à partir de la Seconde Guerre mondiale.

[7] PCB = Polychlorobiphényles.

[8] Centre international de recherche sur le cancer

[9] https://www.cancer-environnement.fr/90-Polychlorobiphenyles-PCB.ce.aspx

[10] T. Colborn, D. Dumanoski, J.P. Myers, L’homme en voie de disparition ?, Mens, Editions Terre Vivante, 1997

[11] Cité par Anne-Corine Zimmer, 2009 – Polluants chimiques, enfants en danger, Les Editions de l’Atelier.

[12] European Environment Agency, « Environment and Health », EEA report, N°10/2005, cité par Anne-Corine Zimmer, Ibid.

[13] Publié le 20 janvier 2009 – De nouveaux suspects dans la « féminisation » des poissons – citant l’étude mise en ligne le 7 janvier 2009 sur le site de la revue Environmental Health Pespectives.

[14]France info, 01/03/2021 – Scandale du chlordécone : on vous explique pourquoi la Martinique et la Guadeloupe se mobilisent contre « l’impunité » https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/scandale-du-chlordecone-on-vous-explique-pourquoi-la-martinique-et-la-guadeloupe-se-mobilisent-contre-l-impunite_4315511.html

[15] ASEF (Association Santé Environnement France), 15 février 2018 – Les Polluants Organiques Persistants – la synthèse de l’ASEF, disponible sur www.asef-asso.fr/

[16] Une demi-vie désigne le temps nécessaire à une substance contenue dans un environnement pour qu’elle soit diminuée de la moitié de sa valeur initiale. Une molécule perd ses effets après cinq à sept demi-vies. Dans le cas du chlordécone, cela reviendrait à ne plus influencer l’environnement dans une fourchette située entre 3000 et 4200 ans. 

[17] https://www.prc.cnrs.fr/reach/fr/substances.html

[18] Acronyme, en anglais, d’Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques.

[19] règlement n°1907/2006

[20] Adeline Haverland et Thomas Bronnec, L’Express 06/06/2009 – Comment les lobbys ont façonné la directive REACH

[21] Adeline Haverland et Thomas Bronnec, L’Express 06/06/2009, ibid.

[22] A lire sur https://www.senat.fr/rap/r10-765/r10-76514.html

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