1. La lutte contre l’échec scolaire

ongletechecscolaireLa Ligue des Droits de l’Enfant a initié et coordonne la plateforme associative de lutte contre l’échec scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2003. Cette plateforme regroupe les associations citoyennes de seconde ligne et des chercheurs issus des diverses universités de la Communauté française ainsi que les syndicats de l’enseignement.

 

2. L’intégration scolaire

En outre, depuis 2002, nous avons initié et coordonnons une seconde plateforme associative pour l’intégration scolaire. Cette plateforme regroupe plus de 40 associations, personnalités académiques, centres de formation pédagogiques. Depuis 2006, la Convention ONU des Droits de la Personne handicapée impose aux Etats signataires, en son article 24, la création d’Ecoles inclusives. L’intégration dans des écoles inclusives est un de nos combats les plus difficiles.

3. La défense des enfants malades et/ou du handicapés

Les enfants atteints de maladies graves et/ou de handicaps n’ont pas encore droit à être intégrés dans une société inclusive. L’accueil de la différence et de la souffrance a encore bien du chemin à parcourir. Le lieu le plus discriminant reste l’Ecole qui se débarrasse de ces enfants sur des structures médicales (hôpitaux et écoles à l’hôpital) ou spécialisées (Centres d’hébergement ou enseignement spécialisé), voire sur le dos des parents (enfants déscolarisés). La défense de tous ces enfants est une de nos priorités.

4. L’Ecole de Tous

ongletecolepourtousConscients que l’avenir de l’Ecole en CF/RWB passe par l’intégration scolaire et, dès lors, la transformation de la structure de l’enseignement – et des écoles – vers un enseignement pleinement inclusif, nous sommes à l’origine du projet ECOLE DE TOUS. Une école qui accueille toutes les différences – pas que physiques et/ou mentales, mais également sociales, culturelles, de genre, … – dans une école qui ne pratiquera plus l’échec et la sélection néolibérale mais qui adhèrera à une méthode de pédagogie active, validée et éprouvée, dont le seul objectif sera la réussite de tous au mieux de ses possibilités.

5. La parole aux enfants

Par deux fois, nous avons donné la Parole aux enfants face aux politiques. En 2008 et 2010, à l’occasion de la journée des droits de l’enfant, ceux-ci ont pu exprimer leur vécu et être entendus par les députés de la Communauté française. Des enfants malades, porteurs de handicaps, en échec scolaire ou déscolarisés, vivant dans la pauvreté, réfugiés, vivant des discriminations diverses comme celles basées sur le sexe ou les préférences sexuelles ont pu être entendus et trouver un soutien auprès du monde politique.

Nous avons également donné la parole aux enfants vivant dans la pauvreté ainsi qu’à des enfants Rom vivant en Belgique, via des clips vidéo et un dossier pédagogique.

6. Colloques, soirées-débats, newsletter, journal des Droits de l’Enfant, vidéos,…

Depuis plus de 20 années, la Ligue a pu guider de nombreuses familles victimes d’atteintes à leurs droits, elle à également mis en place de nombreuses soirées débats avec des professionnels du secteur et des citoyens sur des thèmes très variés (l’échec scolaire, le décrochage scolaire, les MENA, la discrimination en tout genre,…), des colloques ont également vu le jour sous la direction de la ligue qui ont permis d’avancer sur un Décret concernant l’Intégration scolaire, un journal trimestriel est également disponible, une newsletter mensuelle, un site internet. La ligue est aussi très active sur les réseaux sociaux, nous essayons de sensibiliser le grand public via des communiqués de presse et dossiers pédagogiques.

7. Il n’est pas de thématique qui ne concerne les enfants

Il n’est pas une thématique qui ne concerne les enfants de près ou de loin, hormis – et ceci n’est valable que dans les pays les plus démocratiques au monde (hors USA) l’engagement d’enfants dans un corps d’armée :

  • La pauvreté touche plus d’un enfant sur 4,
  • le travail des enfants est une vraie réalité que tout le monde cache car il est souvent intrafamilial (petits commerces, exploitations agricoles,…),
  • la faim n’est pas éradiquée dans tous les pans de la société,
  • le droit aux loisirs que refusent de nombreuses institutions scolaires qui assomment les élèves de travaux inutiles,
  • le non accès aux soins de santé toujours plus onéreux,
  • les pertes d’emploi des parents qui privent les enfants de jeux, de vacances et de bien-être,
  • les violences de toutes natures,
  • l’ouverture de nouvelles prisons qui, non seulement, accueilleront un peu plus de pères ou de mères privant par là-même les familles d’un revenu, mais à termes aussi, tous les cassés de notre système scolaire,
  • le handicap qui n’est décidément pas fait pour les enfants,
  • la maladie, injuste et incompréhensible,
  • la diminution de l’allocation de rentrée,
  • la faillite des banques ou des entreprises et les délocalisations,
  • le manque d’éducation ou l’éducation à l’intégrisme, au communautarisme, à la différence de genre,
  • les familles monoparentales, homoparentales, coparentales, l’abandon, le décès des parents, l’adoption,
    – …

La liste est longue encore. Il n’est pas de thématique que la Ligue n’aborde, avec ses moyens humains qui sont bien trop pauvres pour tous ces chantiers.

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