VIH/SIDA : Si le 1er décembre c’était tous les jours ?

VIH/SIDA : Si le 1er décembre c’était tous les jours ?

Le 1er décembre de chaque année, c’est toujours la même chose : on se rappelle qu’il y a une journée mondiale de lutte contre le SIDA.

Cette semaine encore, un de nos bénévoles s’est rendu dans une école pour rencontrer un groupe de jeunes et parler des identités de genre et des orientations sexuelles. A sa surprise (ou peut-être pas…), les jeunes de moins de 15 ans ont donné des informations complètement faussées. D’abord, le SIDA s’attraperait par la salive… Ensuite est venue la question : comment peut-on voir si nous avons le VIH ou le SIDA ? Et d’ailleurs, quelle est la différence entre SIDA et VIH ?

Très vite, notre bénévole est revenu sur d’autres termes : syphilis, chlamydia, HPV, cancer du col de l’utérus, … Les jeunes n’avaient pas de mots et ne pouvaient pas expliquer la signification de ces mots. Pourtant, et c’est là que nous voyons –malheureusement – les limites de l’EVRAS (Education à la Vie Affective et Sexuelle), ces jeunes se sont rendus au planning familial près de leur école. Stupéfiant ! Extrêmement gênante était cette situation pour notre intervenant qui s’est transformé – en un instant – en médecin, psychologue, assistant social, enseignant, éducateur, parent, …

Le SIDA se propage plus chez les Homos, monsieur ? Oui, les chiffres sont alarmants ; les raisons scientifiques sont là. Appelons un chat un chat : la transmission est, selon certaines études, plus fréquente lors de lésions. Or les pratiques sexuelles d’homme à homme sont plus risquées. C’est pourquoi il y a eu, ces dernières années, un travail important de prévention et sensibilisation vers les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Par ailleurs, la récente campagne de prévention du VIH en France, qui mettait à l’affiche un couple d’hommes, a fait beaucoup parler d’elle… Ces attaques montrent, une nouvelle fois, que la discrimination envers les homosexuel.le.s est un vrai problème. Pourtant les chiffres parlent et les réalités sont alarmantes.

Cette question a directement fait réagir les filles : elles ont rapidement compris que elles aussi, en ayant des relations sexuelles avec un homme, pourraient être confrontées à un facteur à risque. Les jeunes sont, en effet, bien conscients que la seule façon de se protéger est d’avoir des relations sexuelles saines. Mais c’est quoi une relation sexuelle saine : être fidèle, avoir un préservatif à chaque relation, éviter certaines pratiques sexuelles ?

La rencontre à l’école a, une fois de plus, servi à ces jeunes : elle a permis le débat, la discussion, l’écoute de préoccupations qui les touchent. Le VIH fait peur, il n’a pas bonne presse chez les jeunes. Cela rappelle combien les mots sont importants, même lorsque l’on parle de traitement post-exposition (TPE par exemple), qui n’est pas la solution à l’élimination de l’épidémie.

Pendant ces animations qui n’étaient pas en lien direct avec le VIH-SIDA, les jeunes ont déposé des paroles, témoigné de leurs inquiétudes, de leurs questions et de leur rapport à la sexualité. Quelque chose de très intime.

Aujourd’hui, la Ligue des Droits de l’Enfant et sa commission LGBT (Lesbienne, Gay, Bi, Trans) rappellent que les enfants et les jeunes ont droit à une éducation et une information correcte sur le SIDA, IST, MST. Aujourd’hui, nous soutenons la Plate-forme SIDA qui a pour objectif d’amplifier les dépistages, la prise en charge des enfants et jeunes séropositifs. Aujourd’hui aussi, nous faisons un rêve d’espoir, celui qu’un jour, un 1er décembre, nous fêterons la fin d’un combat, parce que nous aurons réussi à stopper l’épidémie.

La commission LGBT de la Ligue des Droits de l’Enfant souhaite une très belle Pride !

La commission LGBT de la Ligue des Droits de l’Enfant souhaite une très belle Pride !

« Je décide », c’est le slogan de la Pride 2016. Ces mots sont forts. Ils portent en eux l’idéal de liberté dont rêve chaque individu pour vivre son orientation sexuelle et son droit d’être accepté dans sa diversité parmi toutes les diversités.  Cette année, le focus a été mis sur les personnes transgenres et la révision complète de la Loi de 2007.

Genres Pluriels, les trois coupoles associatives lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexuées (LGBTI) du pays, Arc-en-Ciel Wallonie, Çavaria et la RainbowHouse Brussels, ainsi qu’Amnesty International et la Ligue des Droits de l’Homme réclament dans un communiqué de presse commun :

  • la dissociation intégrale de la reconnaissance du genre à l’état civil et dans tout document officiel, ainsi que de tout parcours psychiatrique et médical, quel qu’il soit ;
  • que la Belgique se dote d’une politique claire de dépsychiatrisation et de dépathologisation des personnes trans ;
  • la liberté d’accès aux soins ainsi que les droits du patient, notamment en ce qui concerne le libre choix des praticiens ;
  • la garantie d’un traitement conforme à la Convention internationale des droits de l’Enfant pour les personnes trans mineures[1].

La Ligue des Droits de l’Enfant soutient toutes les démarches inclusives qui visent à l’intégration des enfants et jeunes trans. Nous appelons à une approche inclusive, respectueuse de leur identité, dans tous les lieux où se trouvent les enfants. Nous souhaitons que les familles, les écoles, les mouvements de jeunesse, les clubs sportifs et de loisirs puissent intégrer cette diversité au quotidien.

Des enfants transgenres dans mon école, c’est possible ?

La recherche de l’orientation sexuelle commence dès le plus jeune âge. On estime qu’1% des enfants sont concernés par la transidentité. Notre rôle est de veiller à garantir que le cadre légal et les conventions internationales soient appliqués et protègent les jeunes.  Aujourd’hui le débat concerne tous les secteurs qui touchent à la jeunesse. Nous revendiquons que tous les soutiens scolaires (CPMS, enseignants, éducateurs, directions, …) puissent être formés à accueillir la différence au sein des  établissements. Les moyens mis en œuvre, tant budgétaires qu’en termes de collaboration avec les associations LGBT, doivent être une priorité. Le politique ne peut plus rester sourd.

La Ligue des Droits de l’Enfant veille et continue à garantir que chaque enfant bénéficie des mêmes droits qu’il soit hétérosexuel ou LesBiGayTrans.

La Ligue soutien l’adoption des couples homoparentaux

Depuis 2006, les familles homoparentales ont le droit d’adopter des enfants. C’est le résultat d’un long combat auquel la Ligue des Droits de l’Enfant a participé avec de nombreuses associations. Pour nous, un enfant a le droit de vivre avec des parents qui lui apportent de l’amour et tout ce dont il a besoin pour se construire. Les couples homosexuels sont d’aussi bons parents que les couples hétérosexuels.

Nous appelons à ce que les revendications des parents qui éprouvent des difficultés à adopter soient entendues et que des solutions soient mises en œuvre, ceci dans l’intérêt des enfants.

[1](Communiqué de presse complet : http://www.genrespluriels.be/Communique-de-presse-de-6-associations-pour-le-Belgian-Pride-2016)

 

Que voulons-nous comme école? Colloque 9 mai 2015

Que voulons-nous comme école? Colloque 9 mai 2015

L’Ecole, ainsi que tous les milieux d’accueil de l’enfance, sont des endroits où les paroles, les actes et les discours homophobes et hétérosexistes sont encore trop fréquents. Des familles, des enfants en souffrent.

En Belgique, comme dans les rares pays respectueux des Droits fondamentaux, les familles homoparentales bénéficient des mêmes droits que les familles hétéroparentales. Elles bénéficient donc de l’égalité juridique. C’est en matière d’égalité sociale que le chemin est encore encombré d’innombrables obstacles, notamment dans les lieux d’accueil des enfants. Les familles et les jeunes LGBT se heurtent à la persistance de discriminations et de violences dont l’École n’est pas, loin de là, préservée.

Les enfants des familles homoparentales sont souvent victimes d’homophobie ou d’hétérosexisme . À l’École, l’homosexualité est une réalité mais elle reste encore trop souvent un tabou. Tous les jeunes LGBT fréquentent les établissements scolaires en Communauté française et, depuis 2005, les familles homoparentales existent officiellement à l’École et doivent être accueillies, avec leurs enfants, dans les mêmes conditions de droits et de devoirs que les autres familles.

L’École doit s’adapter à cette nouvelle réalité et se donner les moyens de lutter contre les LGBT-phobies, dont les conséquences peuvent être dramatiques pour les élèves : l’homophobie et la transphobie vécues ou intériorisées conduisent, chaque année, des jeunes garçons et des jeunes filles à des tentatives de suicide, ou au suicide.

9 mai 2015 : Colloque «  Que voulons nous comme école ?  »

Que voulons nous comme école?

Que voulons nous comme école?

Conférence / débat

Une Ecole Pour Tous doit accueillir toutes les différences. Nous parlons d’« Ecoles inclusives ». Chaque enfant, quelles que soient ses différences, doit y avoir sa place et pouvoir s’y construire dans le respect et en valorisant la richesse de ses différences.

Nous sommes encore loin de la coupe aux lèvres. L’Ecole discrimine et oriente les élèves qui n’entrent pas dans un certain schéma pré-formaté. Il est donc important, si l’on veut pouvoir accueillir toutes les différences, que les familles et jeunes concernés puissent s’exprimer sur ce qu’ils vivent et proposer des modifications de fonctionnement

La Ligue des Droits de l’Enfant interroge les usagers afin qu’ils puisent devenir acteurs de l’Ecole en général. Dans le cadre de notre Commission, nous voulons questionner l’ensemble de la Communauté LGBTQI.

Qu’est-ce qui pose problème pour cet accueil ? Quelles sont les difficultés rencontrées par les familles LGBTQI dans la non reconnaissance, voire le non respect de toutes les différences ? Qu’en est-il des jeunes qui vivent au sein de ces familles et quelles sont les difficultés encore rencontrées par les jeunes LGBTQI ? Et quel est ce principe de « Neutralité » invoqués par certains pour faire taire certains profs issus de la communauté ?

Que voulons-nous comme école réunira une série d’acteurs autour de la table et le public en matinée pour faire le point sur la situation scolaire francophone actuelle.

L’après-midi, des ateliers thématiques permettront à chacun de s’exprimer sur les sujets traités en matinée.

Programme

10 :00 Accueil

10 :30 – 12 :30 Panel /Débat
Alter Vision
Le Centre Bruxellois de la Promotion de la Santé
Le Centre Interfédéral Pour l’Egalité des Chances
Les CHEFF asbl
Genres Pluriels
La Ligue des Droits de l’Enfant

12 :30 -13 :00 Lunch

13 :00 – 14 :00 Groupes de travail.

15 :00 -16 :00 Débat et mise en perspectives.

Un projet de la Ligue des Droits de l’Enfant et de la Rainbowhouse Brussels
Avec le soutien de / met de steun van huisvandeMens

Inscriptions obligatoires via ce lien

Homoparentalité

Le débat sur le mariage pour tous a été violent. De nombreux enfants vivant au sein de familles homoparentales ont souffert des manifestations anti mariage pour tous. Tout comme leurs parents, ils ont été stigmatisés ! Le droit à la non-discrimination est un droit de TOUS les enfants !

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