Sur les pavés, l’égalité – Campagne d’Infor-Jeunes Laeken

Sur les pavés, l’égalité – Campagne d’Infor-Jeunes Laeken

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Tu as entre 15 et 30 ans et tu partages le constat que l’égalité hommes-femmes dans l’espace public reste à construire…Il est en effet primordial que les filles et garçons puissent jouir de l’espace public en toute tranquillité. Femmes et hommes doivent pouvoir se balader, draguer ou encore s’installer à la terrasse d’un café s’ils en ont envie. Rien ne justifiera jamais le harcèlement de rue dont trop de femmes sont victimes. Pour lutter contre cette inégalité, Infor Jeunes Laeken a mis sur pied la campagne « Sur les pavés, l’égalité ! ». Symboliquement, nous t’offrons, pour circuler en toute liberté dans l’espace public, un passeport illustré par Cécile Bertrand et César. Tu y trouveras de nombreuses scènes de la vie quotidienne, un quizz ainsi qu’un coupon détachable. Inscris-y ou dessines-y ta contribution en faveur de l’égalité hommes-femmes et gagne ainsi une place. En effet, du 08 février 2017 au 08 mars 2017, différentes salles de spectacles partenaires de la campagne proposeront des entrées gratuites à des pièces de théâtres, des séances de cinéma et des concerts. N’oublie pas de te munir de ton coupon lors de la représentation à laquelle tu assisteras ! Dans le passeport, ainsi que sur notre page facebook, tu trouveras également toute les infos nécessaires concernant la programmation des spectacles, les modalités de réservation et les coordonnées de différentes organisations qui pourront t’aider si tu as des questions !

Voici le lien de la page facebook : https://www.facebook.com/surlespaveslegalite/
Tu peux venir chercher ton passeport à Infor jeunes Laeken
Boulevard Emile Bockstael 360/D 1020 Bruxelles

« La vie est à nous,
La ville est à nous,
La rue est à nous »

L’équipe d’Infor Jeunes Laeken

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Le CCJE en aide aux migrants

Le CCJE en aide aux migrants

Nehama Uzan, est directrice des programmes du Centre Communautaire Juif Européen depuis 11 ans avec son mari Avi Tawil. Le but du centre est de renforcer l’identité juive et de promouvoir la culture juive au sein des institutions européennes.

Les activités du centre s’organisent en regard avec l’actualité. « On vit dans un monde qui est ultra-informé mais ultra-ignorant ». Son credo : c’est par l’éducation qu’on enseigne/transmet la tolérance. Si bien que l’été passé, les Tawil ont décidé qu’il fallait agir en faveur des migrants occupant le parc Maximilien. Ils ont rapidement lancé une campagne de récolte de fonds envers leurs membres, fonctionnaires européennes, et ont amassé une petite somme qui a servi à acheter des fournitures scolaires dont avaient besoin les enfants, non-scolarisés. Le jour-même ils se sont rendus au parc accompagnés de leurs enfants et une vingtaine de personnes des institutions européennes.

En tant que juive, Nehama se sent encore plus le devoir d’aller à la rencontre de ces personnes qui vivent dans la misère car « on a tous un oncle, une tante, une grand-mère qui a été réfugié un jour, on est des enfants de réfugiés, le peuple juif  a été créé en réfugié, il y a 3500 ans on est sorti d’Egypte on était les premiers réfugiés. Et quelle que soit la couleur de peau ou les vues politiques des gens qui sont réfugiés, maintenant qu’ils sont à nos portes, dans nos parcs, on se doit d’aller à leur rencontre ».

Dans le judaïsme il y a le concept de « tsedakka » que l’on traduit souvent par erreur par charité. Or, dans le judaïsme il n’y a pas de bons et de miséreux, il y a la Justice. En effet, quand on donne à quelqu’un qui est dans le besoin, on rétablit la justice. Certains sont nés avec beaucoup, d’autres avec peu et c’est à chacun de rétablir la justice en donnant à ceux qui ont moins. Ce concept implique que l’on donne d’abord aux gens qui sont le plus proche de nous: « si tu as le choix, tu dois d’abord choisir une personne de ta famille avant de choisir un « étranger », puis une personne de ton village avant de choisir une personne de ta ville, une personne de ta ville avant de choisir une personne de ton pays, une personne de ton pays avant de choisir une personne de l’extérieur ». C’est d’autant plus important que les réfugiés sont en Belgique.

« On a de quoi donner et il n’y a pas lieu de réfléchir si ces gens ont les mêmes idées politiques que nous . Quand quelqu’un est en train de se noyer, on ne se demande pas si on l’aime si c’est notre ami, on va l’aider et on s’en fiche si c’est une mauvaise personne, l’idée c’est de lui sauver la vie! ».

« La vie passe toujours avant quoi que ce soit. Mais une fois les besoins urgents passés, bien entendu, nous nous devons de prendre nos responsabilités et d’assurer la protection de tous. Nous assurer que ces personnes reçoivent une éducation adéquate afin de pouvoir s’épanouir, vivre de leur travail, et surtout adhérer aux idées de liberté et de démocratie. »

« Le judaïsme m’a appris que je dois aider les étrangers de ma ville. Dans la Torah il est écrit: « toi, tu as été étranger sur une terre étrangère, rappelle-toi ». Nous sommes tous des étrangers sur des terres étrangères même si on est là depuis des centaines d’années ».

Nehama a tenu a emmener ses enfants au parc pour « leur montrer ce qu’est la pauvreté, la difficulté car ils sont toujours en train de se plaindre de tout! ». Elle leur a aussi demandé d’aider comme les autres volontaires. Puis, elle leur a proposé d’aller vers les enfants réfugiés et de leur donner le matériel de dessin et scolaire. ils ne parlaient pas la même langue mais parvenaient tout de même à se comprendre par quelques mots et gestes.

« Un peuple qui est constamment discriminé se doit de se battre et être au front pour toutes les discriminations; parce que l’on a été discriminé on doit aider les autres lorsqu’ils sont discriminés; parce que l’on veut un monde meilleur, on doit agir dans ce sens. »

Interview réalisée par Emma Scarpa

Infos sur leurs activités: http://ejcc.eu/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mémorandum de la Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire

Ce mémorandum date de 2005. Si des avancées ont été mises en place par les différents gouvernements, celles-ci sont à la marge. La Communauté française privilégiant la politique des petits pas…

Mémorandum

Le rôle de l’école devrait être de rendre accessible à chacun le bagage de connaissances et de compétences nécessaires pour appréhender le monde et pour participer activement à sa transformation vers plus de justice. « Chacun » signifie tous les élèves indépendamment de leur sexe ou de leur origine sociale, religieuse, ethnique ou nationale.

Manifestement, l’école actuelle ne remplit pas ce rôle car elle sélectionne et exclut essentiellement sur base de l’origine sociale. Le stress, l’échec, les conditions matérielles déplorables engendrent dans le chef de certains élèves, et par corollaire de certains enseignants, une souffrance, elle-même à l’origine de brimades et de violences, sources de nouvelles souffrances.

Il y a lieu d’oser un débat sociétal sur la concurrence entre écoles. En effet, la Belgique, et particulièrement la Communauté Française, a la variance entre écoles la plus considérable des pays de l’OCDE. Cette variance, conséquence de la concurrence anarchique entre établissements, est la cause principale des écarts entre élèves.

Relever ce défi implique la mise en place de réformes du système éducatif qui devraient s’articuler comme suit :

I. Volet qualitatif

1. Il faut promouvoir les mécanismes favorisant la responsabilité collective entre établissements (accueil de tous les enfants, lutte contre les inégalités d’accès et de traitement), afin de favoriser une vraie hétérogénéité socio-économique et, parallèlement, accentuer la politique incitative et/ou compensatoire qui a été entamée par le financement différencié (encadrement différencié, primes aux projets d’écoles qui conduisent à la mixité sociale).

2. Faire en sorte que les difficultés d’apprentissage soient anticipées et, le cas échéant, décelées et traitées rapidement, prioritairement au fondamental qui commence dès la première maternelle. L’enseignant devant rester l’intermédiaire entre l’élève et les savoirs.

  • Objectifs opérationnels :

2.1 Tout en respectant l’autonomie des équipes pédagogiques, il faut veiller à réduire progressivement le nombre d’élèves par classe dans les deux premières années du primaire pour arriver au chiffre optimal de 15 et sans dépasser 20 pour les autres années.

2.2 Mettre en place des dispositifs de remédiations multiples (spécialistes des difficultés d’apprentissage, professionnels présents dans l’école : logopèdes, spécialistes de la dyslexie, dyscalculie, maîtres d’adaptation à la langue, valoriser les innovations pédagogiques des enseignants de terrain et en particulier les travaux d’équipes, …) en évitant toute forme de stigmatisation. Quoiqu’il en soit, l’enseignant doit rester au centre.
1.3 Augmenter l’encadrement logistique (secrétariat, équipements, …) afin de faire en sorte que les directeurs d’école jouent un rôle d’animateur pédagogique.

3. Faire un vrai tronc commun. Dans une première étape jusque 14 ans pour, progressivement, après évaluation, aller jusqu’à 16 ans afin de retarder le plus tard possible la sélection, de laisser les jeunes mûrir leur projet d’avenir et d’éviter les relégations. Nous sommes conscients que cette mesure implique un phasage, néanmoins c’est dès à présent que l’avenir de 800 000 jeunes est en jeu. Il ne faut donc pas les oublier.

  • Objectifs opérationnels :

3.1 Le tronc commun doit comprendre une formation générale, technique, artistique et sportive identique pour tous. Ceci impliquera, entre autre, de repenser le temps scolaire.
3.2 Promouvoir la transition entre les cycles (fondamental/secondaire, secondaire/supérieur).
3.3 Supprimer le redoublement dans le tronc commun. Le redoublement n’apporte pas les effets correcteurs attendus et sera, de toute façon, devenu obsolète grâce aux différentes mesures proposées.

 

4. Assurer l’accès plein et entier de tous à l’enseignement au travers d’une vraie gratuité. En effet, la réclamation de frais entraîne une discrimination entre élèves et familles et compromet la bonne intégration scolaire et la scolarité même.

  • Objectifs opérationnels :

4.1 La gratuité totale de l’enseignement fondamental et secondaire est un objectif à viser : aucun frais ne devrait être réclamé aux familles pour tout ce qui concerne la fréquentation scolaire (livres, fournitures scolaires de base, transport si nécessaire, garderie de midi) et les activités pédagogiques organisées par l’école (piscine, visites, spectacles, séjour à l’extérieur).

4.2 Développer la vigilance de tous afin de réduire ce coût en menant diverses actions (au niveau du Conseil de participation, revoir à la baisse la liste des frais admis par l’article 100 du décret missions, encourager les pratiques d’économies, veiller à ce que les écoles pratiquent effectivement le coût réel, réclamer la transparence des comptes financiers des écoles de tous les réseaux, exiger l’application de la loi qui interdit le marketing et la publicité dans les écoles) ;

4.3 Développer des pratiques de solidarité ;

5. Améliorer la communication entre les écoles et les familles. En effet, les bonnes relations entre familles et école sont essentielles pour la réussite scolaire et particulièrement lorsque les familles sont culturellement éloignées de la culture scolaire.

5.1 Prévoir, dans l’école, des temps, des lieux, des personnes (par exemple des médiateurs scolaires), des moyens pour s’informer, se rencontrer et se parler, en vue d’un véritable partenariat familles-écoles. dans une vraie relation familles/école.

6. L’école ayant pour mission de développer les mêmes apprentissages chez tous les élèves, il y a lieu de renforcer les évaluations du système éducatif afin de mieux le piloter dans un cadre déontologique (sans pour autant augmenter la concurrence entre écoles).

  • Objectifs opérationnels :

6.1 Disposer de données statistiques fiables qui permettent de mieux réguler le système éducatif.

6.2 Mettre à la disposition rapidement des enseignants les outils/manuels/matrices d’évaluation leur permettant de rencontrer les prescrits pédagogiques des décrets.

7. Formation initiale et continuée

7.1 La formation continuée est nécessaire mais n’est pas suffisante si elle ne s’appuie pas sur un travail en équipe pédagogique qui nécessite des temps et des lieux de concertation.

7.2 Vu la complexité accrue du métier, il y a lieu de renforcer la formation initiale et de la faire passer à l’enseignement supérieur de type long en vue de créer un pôle d’excellence.

7.3 L’accompagnement des jeunes enseignants est essentiel. Aussi il y a lieu de le professionnaliser.

II. Volet quantitatif

L’ensemble de nos propositions nécessite un investissement financier important. Même s’il faut tenir compte du fait que la suppression du redoublement entraînera une économie non négligeable, il ne fait pas de doute qu’au total un réinvestissement s’impose, d’autant plus que le salaire des enseignants n’a plus été augmenté depuis plus de dix ans et qu’il faudra bien en tenir compte si on veut lutter contre la pénurie.

Au début des années 80, notre pays consacrait encore 7 % de son PIB à l’enseignement. Aujourd’hui, nous ne dépassons pas 5 %. Pourtant, la situation de crise sociale s’est aggravée, rendant la tâche de l’école à la fois plus importante et plus difficile. Un retour à cette situation (7 % du PIB) nous semble donc indispensable.

6e Journée du refus de l’échec scolaire : L’échec scolaire est une maltraitance

6e Journée du refus de l’échec scolaire : L’échec scolaire est une maltraitance

Communiqué de presse 23 septembre 2013

Chaque année, l’institution scolaire maltraite plus de 100 000 élèves

60 000 enfants sont poussés au redoublement ;

17 000 élèves subissent une orientation contrainte ;

20 000 jeunes décrochent et quittent l’école sans diplômes ;

2 600 à 3000 élèves sont exclus ou subissent un refus d’inscription ;

Un millier d’enfants socialement défavorisés sont orientés vers l’enseignement spécialisé.

 

L’éducation est un Droit pour tous les enfants et doit s’exercer sur base de l’égalité des chances[1]. A ce titre, chaque enfant a le droit d’accéder aux mêmes savoirs que les autres élèves et à recevoir une formation citoyenne de la même qualité sans échec, redoublement ou orientation précoce (au moins avant 16 ans). L’Ecole a pour mission d’assurer l’accès à ce droit fondamental pour TOUS les enfants, quelles que soient leurs origines sociales ou économique, leurs difficultés d’apprentissage, leurs qualités scolaires, etc.

L’échec scolaire doit être considéré comme un mauvais traitement. Il engendre des effets psychologiques graves qui relèvent de la brutalité mentale[2]. En reproduisant, voire amplifiant les inégalités sociales, il est une entrave importante à l’épanouissement personnel[3] des jeunes et, en ne mettant pas en place les pratiques pédagogiques indispensables à la réussite de tous, les écoles sont responsables de négligence.

Il a été largement démontré que TOUS les élèves sont capables d’apprendre[4]. Mais toutes les écoles ne sont pas capables d’enseigner à tous les élèves. Choisir d’enseigner de manière frontale, en mettant les élèves en compétition et pratiquant la sélection, est un choix politique et idéologique que font ces « fabriques d’échecs ». Il s’agit de maintenir un système social qui ne profite qu’aux classes sociales les plus nanties.

Il est tout-à-fait possible d’atteinte la « réussite » de tous[5] les élèves. Il faut, pour cela, changer de paradigme et passer aux pédagogies actives qui favorisent la coopération plutôt que la compétition. Dans un système scolaire efficace, càd à pédagogie active, l’échec scolaire est rare.

 

[1] Article 28 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant traitant de l’éducation.

[2] Est maltraitance « Toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalité physique ou mentale, d’abandon, de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle. » Article 19 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant

[3] Est maltraitant tout comportement et/ou attitude qui ne tient pas compte de la satisfaction des besoins d’un enfant et constitue par le fait même une entrave importante à son épanouissement L’aide aux enfants victimes de maltraitance – guide à l’usage des intervenants auprès des enfants et des adolescents – Communauté française 2002. http://www.yapaka.be/files/ta_guide.pdf

[4] Piaget, Bloom, les systèmes à tronc commun ont démontré que tous les élèves étaient capables d’apprendre.

[5] Par le terme de « réussite », il ne faut pas entendre « avoir les points », mais « avoir acquis tous les savoirs ».

Fermeture d’ArcelorMittal : des milliers d’enfants touchés !

Fermeture d’ArcelorMittal : des milliers d’enfants touchés !

Toute fermeture se fait toujours sur le dos des familles

 

ArceloMittal jette des milliers d’enfants dans la précarité sans le moindre état d’âme. La Ligue des Droits de l’Enfant rappelle que toute fermeture d’entreprise se fait toujours sur le dos des familles. En supprimant plus de 3 000 emplois directs et indirects, ce ne sont pas moins de 12 000 personnes qui se trouvent précarisées, dont la moitié d’enfants
et de jeunes.

Toucher à un emploi c’est toucher à une famille, à son bien-être, à sa dignité, à sa capacité de survie. Toucher à un emploi, c’est pénaliser des enfants et fragiliser leur avenir. Toucher à un emploi, c’est nier les droits fondamentaux de ces enfants :

– Droit à l’éducation : on sait que l’école discrimine prioritairement les enfants précarisés. En outre, les frais scolaires deviennent souvent trop élevés pour ces familles ;

– Droit aux loisirs : les familles sans emploi ne peuvent payer des loisirs à leurs enfants. Les vacances vont devenir de plus en plus rares ;

– Droit à la santé : les familles économiquement fragilisées ne peuvent plus assumer les soins de santé de leurs enfants, doivent les postposer ou, si elles les assurent, ce sont les parents qui ne peuvent se soigner ;

– En outre, la paupérisation prive les enfants d’accès à la culture et d’un niveau de vie décent.

Il n’est pas tolérable qu’un groupe financier qui fait des bénéfices importants1 se permette de paupériser une région toute entière pour les seuls intérêts de ses trop riches actionnaires.

La Ligue des Droits de l’Enfant est solidaire de toutes les familles jetées sur le pavé et toutes celles qui vont voir leur pouvoir d’achat s’éroder. Nous appelons toute la société mondiale à changer de paradigme : l’économique doit être au service de l’Homme et non l’inverse !

La suppression du redoublement

La suppression du redoublement

Communiqué de presse 1 septembre 2011

Le Ministre-Président, Monsieur Rudy Demotte, pose enfin la question du redoublement, de son efficacité et de son coût. C’est une démarche que nous soutenons pleinement.

Nous rappelons que l’Education est un Droit de tous les enfants. La Convention internationale donne aux Etats – et donc à leurs systèmes scolaires – une obligation de réussite. Pratiquer le redoublement est, dès lors, un déni de droits ainsi que de la maltraitance institutionnelle.

De nombreuses études nationales et internationales ont démontré définitivement l’inefficacité du redoublement. Non seulement il n’a aucun effet correcteur, mais il est contreproductif. Il est, en outre, précurseur d’autres redoublements, d’orientations précoces et est l’élément déclencheur du décrochage scolaire.

Les seuls effets positifs du redoublement ne sont que pour l’institution scolaire. En effet, il satisfait à des fonctions essentielles que sont la gestion de l’hétérogénéité et le tri des élèves au sein des établissements, permet à l’école de se positionner stratégiquement par rapport aux établissements environnant et aux enseignants de réguler la discipline au sein de la classe.

Les études ainsi que les pratiques pédagogiques mises en place dans les systèmes scolaires efficaces ont montré que seules la remédiation immédiate et la pratique de l’évaluation formative permettaient de lutter contre cette « coutume » antisociale et inhumaine.

L’Ecole en CF utilise l’évaluation dans le seul but de mettre les élèves en concurrence et de pratiquer la sélection. Nous proposons, qu’elle change de paradigme et, plutôt que de pratiquer l’échec, vise la réussite de tous. La pédagogie de maîtrise, par exemple, permet à des enseignants peu formés en pédagogies actives, de mettre en place des pratiques qui visent la réussite du plus grand nombre.

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